DEMETER-FB transforme la connaissance en capacité : comprendre, mesurer, modéliser, dimensionner, construire, utiliser, améliorer et adapter les systèmes pour développer compétences, autonomie et résilience.

LE VÉRITABLE OBJECTIF : PASSER DE LA CONNAISSANCE À LA CAPACITÉ

Une base de connaissances classique cherche souvent à répondre à une question simple :

« Qu’est-ce que c’est ? »

C’est le premier niveau.

Il est indispensable.

Mais il ne suffit pas.

Car connaître le nom d’une technologie, d’une plante, d’un phénomène physique, d’un équipement ou d’une méthode ne signifie pas nécessairement être capable de l’utiliser.

On peut connaître le fonctionnement général d’une pompe sans savoir dimensionner un réseau.

On peut connaître les principes de l’irrigation sans savoir déterminer les besoins hydriques réels d’une culture.

On peut savoir ce qu’est un capteur sans savoir choisir sa technologie, installer son instrumentation, vérifier sa précision ou interpréter ses données.

On peut comprendre ce qu’est l’intelligence artificielle sans savoir l’intégrer dans un processus réel.

On peut connaître les principes de la résilience sans savoir concevoir un système capable de résister à une rupture d’approvisionnement, à une sécheresse, à une panne ou à une évolution technologique.

La véritable question devient donc :

Que doit savoir une personne pour être capable de comprendre, d’évaluer, de décider, d’agir et de faire évoluer un système ?

C’est ici que DEMETER-FB peut changer de dimension.


1. DE L’INFORMATION À LA CAPACITÉ

Il existe une différence fondamentale entre :

avoir accès à une information

et

être capable d’en faire quelque chose.

L’information peut être stockée.

La connaissance peut être comprise.

La compétence peut être exercée.

La capacité permet d’agir dans des situations réelles.

On peut représenter cette progression ainsi :

INFORMATION

↓

CONNAISSANCE

↓

COMPRÉHENSION

↓

COMPÉTENCE

↓

EXPÉRIENCE

↓

JUGEMENT

↓

CAPACITÉ D’ACTION

La finalité d’une base de connaissance ambitieuse n’est donc pas seulement de remplir la première partie de cette chaîne.

Elle doit permettre au lecteur de progresser vers les niveaux suivants.


2. « QU’EST-CE QUE C’EST ? » : LE PREMIER NIVEAU

La première fonction de DEMETER-FB consiste naturellement à expliquer.

Qu’est-ce qu’une pompe ?

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

Qu’est-ce qu’un capteur de pression ?

Qu’est-ce qu’un sol vivant ?

Qu’est-ce que l’évapotranspiration ?

Qu’est-ce qu’une mycorhize ?

Qu’est-ce qu’un jumeau numérique ?

Qu’est-ce que l’IoT ?

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

Qu’est-ce qu’une noue ?

Qu’est-ce qu’une autonomie hydrique ?

Qu’est-ce que la résilience ?

Ces questions sont fondamentales.

Elles permettent au lecteur d’acquérir le vocabulaire nécessaire.

Mais elles ne constituent que le commencement.


3. « POURQUOI ? » : COMPRENDRE LE MÉCANISME

Après avoir défini un objet ou un phénomène, il faut comprendre pourquoi il existe et pourquoi il fonctionne.

Pourquoi une pompe consomme-t-elle de l’énergie ?

Pourquoi une perte de charge augmente-t-elle avec le débit ?

Pourquoi un sol riche en matière organique peut-il mieux retenir l’eau ?

Pourquoi une haie peut-elle modifier un microclimat ?

Pourquoi certains arbres résistent-ils mieux à la sécheresse ?

Pourquoi un bâtiment surchauffe-t-il ?

Pourquoi une régulation mal conçue peut-elle augmenter la consommation ?

Pourquoi un système très optimisé peut-il devenir fragile ?

Pourquoi une donnée de capteur peut-elle être trompeuse ?

Le « pourquoi » transforme une définition en compréhension.

Et la compréhension permet déjà de faire quelque chose d’essentiel :

raisonner.


4. « COMMENT ? » : PASSER DE LA COMPRÉHENSION À LA PRATIQUE

La troisième question est :

« Comment cela fonctionne-t-il concrètement ? »

C’est le passage vers la méthode.

Comment installer ?

Comment calculer ?

Comment mesurer ?

Comment régler ?

Comment planter ?

Comment stocker ?

Comment automatiser ?

Comment maintenir ?

Comment diagnostiquer ?

Comment concevoir ?

Le lecteur commence alors à transformer sa connaissance théorique en procédure.

Mais même cette étape ne suffit pas.

Car une méthode appliquée à une situation réelle doit être adaptée au contexte.


5. « DANS QUELLES CONDITIONS ? »

Une compétence réelle commence également par la compréhension des conditions d’application.

Une solution peut être excellente dans un contexte et mauvaise dans un autre.

Une pompe peut être adaptée à un débit mais pas à une pression donnée.

Une plante peut être parfaitement adaptée à un climat mais inadaptée à un sol particulier.

Un capteur peut être excellent dans une installation industrielle mais peu pertinent dans un environnement extérieur très humide.

Une stratégie énergétique peut fonctionner dans un bâtiment mais être inutile dans un autre.

Il faut donc apprendre à poser une question supplémentaire :

« Dans quelles conditions cette solution est-elle pertinente ? »

Cette question introduit la notion de contexte.

Et le contexte est indispensable à toute véritable compétence.


6. « COMMENT LE MESURER ? » : PASSER DU DISCOURS AU RÉEL

Une connaissance qui ne peut jamais être confrontée au réel reste limitée.

C’est pourquoi la mesure occupe une place centrale dans l’architecture DEMETER-FB.

Mesurer permet de savoir :

  • ce qui se passe réellement ;
  • si une hypothèse est correcte ;
  • si une solution fonctionne ;
  • si une performance est atteinte ;
  • si un système dérive ;
  • si une amélioration produit réellement un gain.

Prenons un exemple.

On affirme :

« Cette stratégie permet de réduire la consommation d’eau. »

La question suivante est :

« De combien ? »

Puis :

« Mesuré comment ? »

Puis :

« Sur quelle période ? »

Puis :

« Dans quelles conditions météorologiques ? »

Puis :

« Comparé à quelle situation de référence ? »

On passe alors de l’affirmation à la métrologie.


7. « COMMENT LE MODÉLISER ? »

Lorsque le système devient complexe, la mesure seule ne suffit plus toujours.

Il devient nécessaire de représenter le système.

On peut utiliser :

  • un modèle physique ;
  • un modèle mathématique ;
  • une simulation ;
  • un SIG ;
  • un modèle hydraulique ;
  • un bilan énergétique ;
  • un modèle agroclimatique ;
  • un modèle économique ;
  • un jumeau numérique.

Modéliser signifie créer une représentation permettant de poser des questions au système.

Que se passe-t-il si la température augmente ?

Que se passe-t-il si la pluie diminue ?

Que se passe-t-il si la demande augmente ?

Que se passe-t-il si une pompe tombe en panne ?

Que se passe-t-il si le stockage est insuffisant ?

Que se passe-t-il si une culture est déplacée ?

Que se passe-t-il si le prix de l’énergie évolue ?

La modélisation transforme la connaissance en capacité d’exploration.


8. « COMMENT LE DIMENSIONNER ? »

C’est ici que la connaissance commence à devenir véritablement technique.

Comprendre le principe d’un équipement ne signifie pas savoir le dimensionner.

Dimensionner implique de déterminer :

  • les besoins ;
  • les contraintes ;
  • les conditions de fonctionnement ;
  • les marges ;
  • les performances attendues ;
  • les scénarios ;
  • les conditions extrêmes ;
  • les interfaces avec les autres systèmes.

Pour une installation hydraulique :

débit + pression + pertes de charge + régime de fonctionnement + fluide + température + sécurité + maintenance.

Pour un système énergétique :

besoin + puissance + énergie + profil de charge + stockage + rendement + conditions climatiques + stratégie de fonctionnement.

Pour un jardin résilient :

climat + sol + eau + exposition + végétation + profondeur racinaire + microclimat + biodiversité + usages.

Le dimensionnement transforme la compréhension en architecture quantitative.


9. « COMMENT LE CONSTRUIRE ? »

Une conception n’est pas encore une réalité.

Il faut ensuite construire.

Cette étape introduit :

  • matériaux ;
  • composants ;
  • équipements ;
  • interfaces ;
  • assemblages ;
  • installation ;
  • mise en service ;
  • réglage ;
  • contrôle.

C’est aussi le moment où la théorie rencontre les contraintes du réel.

Les fournisseurs existent.

Les tolérances existent.

Les défauts existent.

Les contraintes de chantier existent.

Les erreurs humaines existent.

Les conditions météorologiques existent.

La maintenance future doit être prise en compte.

Construire est donc également une forme d’apprentissage.


10. « COMMENT L’UTILISER ? »

Un système correctement construit peut encore être mal utilisé.

Une installation performante peut perdre son efficacité si elle est mal réglée.

Un équipement peut être sous-utilisé.

Une machine peut être utilisée hors de son domaine prévu.

Un système d’irrigation peut être programmé sans tenir compte de la météo.

Un bâtiment peut être exploité sans comprendre son inertie thermique.

Un outil d’IA peut être utilisé sans comprendre ses limites.

La capacité ne s’arrête donc pas à la construction.

Il faut également apprendre à utiliser.


11. « COMMENT LE MAINTENIR ? »

Tout système réel évolue.

Il s’use.

Il se dérègle.

Il vieillit.

Son environnement change.

Ses utilisateurs changent.

Ses besoins changent.

La maintenance devient donc une composante de la compétence.

Il faut savoir :

  • inspecter ;
  • mesurer ;
  • diagnostiquer ;
  • nettoyer ;
  • régler ;
  • remplacer ;
  • réparer ;
  • anticiper ;
  • documenter.

Une solution qui fonctionne uniquement lorsqu’elle est neuve n’est pas nécessairement une bonne solution.

La véritable performance se mesure dans la durée.


12. « COMMENT L’AMÉLIORER ? »

Après la mise en œuvre vient une autre question fondamentale :

« Peut-on faire mieux ? »

Cette question ouvre le domaine de l’amélioration continue.

Mesurer.

Analyser.

Comparer.

Corriger.

Tester.

Mesurer à nouveau.

Le cycle devient :

OBSERVATION → MESURE → ANALYSE → ACTION → MESURE → APPRENTISSAGE

C’est le principe d’un système apprenant.


13. « COMMENT L’ADAPTER AU FUTUR ? »

C’est probablement le niveau le plus élevé.

Un système peut fonctionner parfaitement aujourd’hui et devenir inadapté demain.

Pourquoi ?

Parce que le monde change.

Le climat change.

Les technologies changent.

Les coûts changent.

Les réglementations changent.

Les usages changent.

Les compétences disponibles changent.

Les chaînes d’approvisionnement changent.

Les besoins énergétiques changent.

Les attentes des utilisateurs changent.

La question devient donc :

« Comment concevoir aujourd’hui un système capable d’évoluer demain ? »

C’est le cœur de la résilience et de l’ingénierie évolutive.


14. DE LA BIBLIOTHÈQUE AU SYSTÈME D’ACQUISITION DE COMPÉTENCES

À ce stade, la différence devient claire.

Une bibliothèque peut répondre :

« Voici l’information. »

Une base de connaissance structurée peut répondre :

« Voici l’information, voici pourquoi elle est importante, voici comment elle fonctionne, voici comment la mesurer, voici comment la modéliser, voici comment l’appliquer, voici comment l’évaluer et voici comment l’adapter. »

On ne transmet plus uniquement du contenu.

On construit progressivement une capacité.


15. UNE COMPÉTENCE EST CONTEXTUELLE

Il faut toutefois éviter une confusion.

Lire dix articles ne transforme pas automatiquement quelqu’un en expert.

Une compétence réelle implique généralement :

  • des connaissances ;
  • de la compréhension ;
  • de la pratique ;
  • du contexte ;
  • de l’expérience ;
  • du retour d’erreur ;
  • du jugement.

C’est pourquoi DEMETER-FB doit être pensé comme une infrastructure permettant de préparer et soutenir l’acquisition de compétences.

La base de connaissance ne remplace pas systématiquement :

  • le terrain ;
  • le laboratoire ;
  • l’atelier ;
  • le chantier ;
  • l’installation réelle ;
  • le formateur ;
  • l’ingénieur ;
  • l’expérience.

Elle les complète.


16. L’ARTICLE DEVIENT UNE UNITÉ PÉDAGOGIQUE

Dans cette architecture, un article n’est plus seulement une page destinée au référencement.

Il devient potentiellement une unité pédagogique.

Un bon article peut contenir :

  • une définition ;
  • les principes ;
  • les mécanismes ;
  • les conditions ;
  • les méthodes ;
  • les erreurs fréquentes ;
  • les mesures ;
  • les calculs ;
  • les exemples ;
  • les applications ;
  • les limites ;
  • les liens vers les sujets connexes ;
  • des exercices ;
  • des études de cas ;
  • des ressources complémentaires.

Plusieurs articles peuvent ensuite former un parcours.


17. DE L’ARTICLE AU PARCOURS D’APPRENTISSAGE

Prenons un sujet :

L’AUTONOMIE HYDRIQUE

Un simple article peut expliquer ce qu’est l’autonomie hydrique.

Mais un parcours complet peut proposer :

Niveau 1

Comprendre le cycle de l’eau.

Niveau 2

Comprendre les besoins en eau.

Niveau 3

Comprendre le climat et la pluviométrie.

Niveau 4

Analyser le sol.

Niveau 5

Mesurer les consommations.

Niveau 6

Dimensionner le stockage.

Niveau 7

Dimensionner l’irrigation.

Niveau 8

Installer les capteurs.

Niveau 9

Automatiser.

Niveau 10

Analyser les données.

Niveau 11

Optimiser.

Niveau 12

Adapter le système au climat futur.

On n’est plus dans une simple collection d’articles.

On est dans une architecture de montée en compétence.


18. LE MÊME PRINCIPE POUR L’INDUSTRIE

Prenons maintenant un système industriel.

Sujet initial :

« Une pompe centrifuge. »

Le parcours peut devenir :

Qu’est-ce qu’une pompe ?

↓

Comment fonctionne-t-elle ?

↓

Quels sont les paramètres importants ?

↓

Comment mesurer débit et pression ?

↓

Comment calculer les pertes de charge ?

↓

Comment établir le point de fonctionnement ?

↓

Comment dimensionner la pompe ?

↓

Comment choisir le moteur ?

↓

Comment réguler le débit ?

↓

Comment instrumenter l’installation ?

↓

Comment surveiller les performances ?

↓

Comment détecter une dérive ?

↓

Comment maintenir la pompe ?

↓

Comment réduire sa consommation énergétique ?

↓

Comment intégrer l’IA dans la maintenance ?

La même architecture pédagogique fonctionne.


19. LE MÊME PRINCIPE POUR OMAKËYA

Prenons :

« Concevoir un jardin résilient face au changement climatique »

Le parcours peut commencer par :

Qu’est-ce qu’un jardin résilient ?

Puis :

Pourquoi le climat futur change-t-il les contraintes ?

Puis :

Comment analyser le microclimat ?

Puis :

Comment analyser le sol ?

Puis :

Comment mesurer l’humidité ?

Puis :

Comment estimer l’évapotranspiration ?

Puis :

Comment gérer l’eau ?

Puis :

Comment choisir les plantes ?

Puis :

Comment créer de l’ombre ?

Puis :

Comment organiser les strates végétales ?

Puis :

Comment intégrer les animaux ?

Puis :

Comment automatiser certaines fonctions ?

Puis :

Comment mesurer les résultats ?

Puis :

Comment faire évoluer le jardin ?

On retrouve exactement la même logique.


20. UNE MÉTHODE TRANSVERSALE

Cette progression permet de construire une méthode applicable à presque tous les domaines :

1. QU’EST-CE QUE C’EST ?

Définir.

2. POURQUOI ?

Comprendre.

3. COMMENT ?

Appliquer.

4. DANS QUELLES CONDITIONS ?

Contextualiser.

5. COMMENT MESURER ?

Objectiver.

6. COMMENT MODÉLISER ?

Explorer.

7. COMMENT DIMENSIONNER ?

Calculer.

8. COMMENT CONSTRUIRE ?

Réaliser.

9. COMMENT UTILISER ?

Exploiter.

10. COMMENT MAINTENIR ?

Pérenniser.

11. COMMENT AMÉLIORER ?

Optimiser.

12. COMMENT ADAPTER ?

Faire évoluer.

Cette structure peut devenir l’une des architectures pédagogiques fondamentales de DEMETER-FB.


21. DE LA COMPÉTENCE À L’AUTONOMIE

Cette progression rejoint directement la notion d’autonomie.

Plus une personne comprend :

  • plus elle peut poser de bonnes questions ;
  • plus elle peut mesurer ;
  • plus elle peut comparer ;
  • plus elle peut dialoguer avec un expert ;
  • plus elle peut choisir ;
  • plus elle peut agir.

L’autonomie n’est donc pas seulement la capacité de tout faire seul.

C’est la capacité de comprendre suffisamment pour rester capable d’agir intelligemment.


22. LA CONNAISSANCE COMME PREMIER NIVEAU DE RÉSILIENCE

Cette logique est également directement liée à la résilience.

Une personne qui ne comprend pas son système dépend fortement de quelqu’un d’autre.

Une entreprise qui ne documente pas ses savoir-faire dépend de quelques individus.

Une exploitation qui ne connaît pas ses ressources et dépendances est plus vulnérable.

Une installation que personne ne sait diagnostiquer est fragile.

Une organisation qui ne sait plus apprendre devient progressivement incapable de s’adapter.

La connaissance est donc une forme de réserve stratégique.


23. LA CAPACITÉ À APPRENDRE DEVIENT ELLE-MÊME UNE COMPÉTENCE

Dans un monde où les technologies évoluent rapidement, une compétence peut devenir obsolète.

Mais une personne qui sait apprendre peut en acquérir une nouvelle.

C’est pourquoi l’objectif ultime n’est peut-être pas seulement :

« Apprendre une compétence. »

Mais :

« Apprendre à acquérir de nouvelles compétences. »

Cela signifie savoir :

  • chercher ;
  • vérifier ;
  • comparer ;
  • expérimenter ;
  • mesurer ;
  • corriger ;
  • demander de l’aide ;
  • utiliser l’IA ;
  • capitaliser l’expérience.

Cette capacité est particulièrement importante pour les décennies à venir.


24. L’IA PEUT ACCÉLÉRER LA MONTÉE EN COMPÉTENCE

L’intelligence artificielle peut jouer un rôle considérable dans cette architecture.

Elle peut devenir :

  • un tuteur ;
  • un explicateur ;
  • un générateur d’exercices ;
  • un simulateur ;
  • un contradicteur ;
  • un assistant de recherche ;
  • un outil de comparaison ;
  • un analyseur de données ;
  • un aide-diagnostic ;
  • un assistant de conception.

Mais la valeur de l’IA dépend fortement de la qualité des connaissances auxquelles elle peut accéder.

Une base structurée, documentée et interconnectée augmente donc le potentiel d’une intelligence augmentée.


25. L’IA NE DOIT PAS SUPPRIMER LE CHEMINEMENT

Il existe toutefois un risque.

Si l’IA fournit immédiatement la réponse finale à chaque question, l’utilisateur peut obtenir une réponse sans développer sa propre compréhension.

Une architecture pédagogique intelligente doit parfois faire l’inverse.

Elle peut demander :

Que savez-vous déjà ?

Qu’avez-vous mesuré ?

Quelle est votre hypothèse ?

Quels paramètres connaissez-vous ?

Quels paramètres manquent ?

Quelles solutions envisagez-vous ?

Quels sont les risques ?

L’IA devient alors un outil d’apprentissage du raisonnement, et pas seulement une machine à produire des réponses.


26. DE LA CONNAISSANCE À LA CONFIANCE

Une personne prend de meilleures décisions lorsqu’elle comprend pourquoi une solution est proposée.

Elle peut alors distinguer :

  • une affirmation ;
  • une hypothèse ;
  • une mesure ;
  • un calcul ;
  • une expérience ;
  • une recommandation.

Cette transparence augmente la confiance.

La confiance ne vient donc pas nécessairement d’une réponse affirmée avec certitude.

Elle peut venir de la capacité à montrer :

comment on est arrivé à cette conclusion.


27. UNE BASE DE CONNAISSANCE DOIT MONTRER LES LIMITES

Une véritable acquisition de compétence implique également de connaître ses limites.

Il faut savoir :

« Je sais. »

Mais également :

« Je ne sais pas encore. »

Et :

« Je dois mesurer. »

Ou :

« Ce problème nécessite une étude spécialisée. »

Ou encore :

« Cette solution dépend fortement du contexte. »

Cette capacité à identifier l’incertitude est une forme avancée de compétence.


28. LE VÉRITABLE PARCOURS : SAVOIR → SAVOIR FAIRE → SAVOIR DÉCIDER

Traditionnellement, on distingue :

SAVOIR

Comprendre les concepts.

SAVOIR-FAIRE

Être capable d’appliquer.

Mais il faut ajouter :

SAVOIR DÉCIDER

Savoir choisir lorsque plusieurs solutions sont possibles.

Puis :

SAVOIR ADAPTER

Savoir modifier la solution lorsque le contexte change.

Et enfin :

SAVOIR APPRENDRE

Savoir acquérir les nouvelles compétences nécessaires.

On obtient :

SAVOIR

↓

SAVOIR COMPRENDRE

↓

SAVOIR FAIRE

↓

SAVOIR MESURER

↓

SAVOIR DÉCIDER

↓

SAVOIR ADAPTER

↓

SAVOIR APPRENDRE

C’est une architecture beaucoup plus proche des besoins réels.


29. DEMETER-FB COMME SYSTÈME DE MONTÉE EN COMPÉTENCE

À terme, DEMETER-FB peut donc proposer plusieurs niveaux simultanément :

NiveauObjectif
DécouverteIdentifier le sujet
CompréhensionComprendre les mécanismes
ApplicationSavoir appliquer les principes
MesureObjectiver la situation
AnalyseInterpréter les résultats
DimensionnementCalculer une solution
ConceptionConstruire une architecture
RéalisationMettre en œuvre
ExploitationUtiliser correctement
MaintenancePréserver les performances
OptimisationAméliorer
AdaptationPréparer le futur
TransmissionEnseigner
InnovationCréer de nouvelles solutions

Une seule base de connaissance peut ainsi accompagner une personne pendant une grande partie de son parcours.


30. LA FRONTIÈRE ENTRE SITE, FORMATION ET INGÉNIERIE S’ESTOMPE

C’est une conséquence logique.

Un article peut conduire à une formation.

Une formation peut conduire à une expérimentation.

Une expérimentation peut révéler un besoin d’ingénierie.

Une étude peut conduire à un équipement.

L’équipement peut produire des données.

Les données peuvent générer une nouvelle connaissance.

On obtient :

CONNAISSANCE

→ FORMATION

→ EXPÉRIENCE

→ INGÉNIERIE

→ SOLUTION

→ MESURE

→ RETOUR D’EXPÉRIENCE

→ CONNAISSANCE

Ce cycle donne une cohérence profonde à l’écosystème DEMETER-FB.


31. UNE BASE DE CONNAISSANCE QUI NE SE CONTENTE PAS D’EXPLIQUER

Le véritable objectif pourrait donc être formulé ainsi :

DEMETER-FB ne doit pas seulement aider à savoir. Il doit aider à devenir capable.

Capable de comprendre.

Capable de questionner.

Capable de mesurer.

Capable de comparer.

Capable de raisonner.

Capable de décider.

Capable d’agir.

Capable d’apprendre.

Capable de s’adapter.

Cette notion de capacité est beaucoup plus puissante que celle de simple connaissance.


32. UNE NOUVELLE DÉFINITION DE LA BASE DE CONNAISSANCE

On pourrait alors définir DEMETER-FB de cette manière :

Une base de connaissance n’est pas seulement un endroit où l’on trouve des réponses. C’est une infrastructure qui permet de transformer progressivement l’information en compréhension, la compréhension en compétence, la compétence en expérience et l’expérience en capacité d’adaptation.

Cette définition change le rôle du site.


33. UNE BASE DE CONNAISSANCE QUI PRÉPARE À L’ACTION

Le lecteur ne doit pas nécessairement sortir de chaque article avec une solution.

Il peut sortir avec quelque chose de plus important :

une meilleure capacité à poser le problème.

Et une bonne formulation du problème est souvent la première étape d’une bonne solution.

Le lecteur peut ainsi savoir :

  • quelles informations rechercher ;
  • quelles mesures réaliser ;
  • quelles questions poser ;
  • quelles compétences mobiliser ;
  • quels risques analyser ;
  • quelles solutions comparer.

34. L’OBJECTIF FINAL : AUGMENTER LA CAPACITÉ D’ACTION

On peut finalement définir la progression ainsi :

INFORMATION

Je sais que cela existe.

CONNAISSANCE

Je sais ce que c’est.

COMPRÉHENSION

Je sais pourquoi cela fonctionne.

COMPÉTENCE

Je sais comment le mettre en œuvre.

EXPÉRIENCE

Je sais comment cela se comporte dans le réel.

JUGEMENT

Je sais évaluer les différentes possibilités.

CAPACITÉ

Je suis capable d’agir et de m’adapter lorsque les conditions changent.

C’est ce dernier niveau qui donne son sens à toute l’architecture.


35. LA GRANDE BOUCLE DEMETER-FB

La logique complète peut être résumée ainsi :

COMPRENDRE

↓

MESURER

↓

MODÉLISER

↓

DÉCIDER

↓

CONCEVOIR

↓

CONSTRUIRE

↓

UTILISER

↓

MAINTENIR

↓

MESURER

↓

AMÉLIORER

↓

APPRENDRE

↓

S’ADAPTER

↓

ÉVOLUER

↓

TRANSMETTRE

↓

NOUVELLE CONNAISSANCE

Et cette nouvelle connaissance revient alimenter le début du cycle.


NE PLUS SEULEMENT SAVOIR, MAIS ÊTRE CAPABLE

Le véritable objectif d’une base de connaissance ambitieuse n’est donc pas de répondre au plus grand nombre possible de questions.

Il est de permettre à chaque lecteur d’aller progressivement plus loin.

Commencer par :

« Qu’est-ce que c’est ? »

Puis :

« Pourquoi ? »

Puis :

« Comment ? »

Puis :

« Dans quelles conditions ? »

Puis :

« Comment le mesurer ? »

Puis :

« Comment le modéliser ? »

Puis :

« Comment le dimensionner ? »

Puis :

« Comment le construire ? »

Puis :

« Comment l’utiliser ? »

Puis :

« Comment le maintenir ? »

Puis :

« Comment l’améliorer ? »

Puis :

« Comment l’adapter au futur ? »

C’est cette progression qui transforme une simple bibliothèque d’informations en système d’acquisition de compétences.

Et c’est probablement là que se situe la véritable ambition de DEMETER-FB.

Non pas seulement donner accès à davantage de connaissances.

Mais permettre à chacun de transformer progressivement :

l’information en compréhension,

la compréhension en compétence,

la compétence en expérience,

l’expérience en jugement,

le jugement en capacité d’action,

et cette capacité d’action en capacité d’adaptation.

Parce que dans un monde où les technologies, les métiers, le climat, les économies et les systèmes évoluent rapidement, la compétence la plus durable n’est peut-être plus de connaître une réponse.

C’est de savoir :

comment trouver, comprendre, vérifier, mesurer, appliquer, apprendre et faire évoluer la réponse lorsque la situation change.

DEMETER-FB

PLUS QU’UNE BASE DE CONNAISSANCE : UNE INFRASTRUCTURE POUR APPRENDRE À COMPRENDRE, À AGIR ET À ÉVOLUER.

QU’EST-CE QUE C’EST ?

POURQUOI ?

COMMENT ?

COMMENT MESURER ?

COMMENT MODÉLISER ?

COMMENT DIMENSIONNER ?

COMMENT CONSTRUIRE ?

COMMENT UTILISER ?

COMMENT MAINTENIR ?

COMMENT AMÉLIORER ?

COMMENT ADAPTER ?

**DE LA CONNAISSANCE À LA CAPACITÉ.

DE LA CAPACITÉ À L’AUTONOMIE.
DE L’AUTONOMIE À LA RÉSILIENCE.
DE LA RÉSILIENCE À L’ÉVOLUTION.**




Une véritable base de connaissance ne doit pas seulement répondre à « Qu’est-ce que c’est ? ». Elle doit accompagner le lecteur jusqu’à « Comment le mesurer ? », « Comment le dimensionner ? », « Comment le construire ? », « Comment l’améliorer ? » et « Comment l’adapter au futur ? ». DEMETER-FB propose ainsi une vision de la connaissance comme parcours de montée en compétence, de l’information à la capacité d’action et d’adaptation.

OBSERVER → COMPRENDRE → MESURER → MODÉLISER → CONCEVOIR → CONSTRUIRE → AUTOMATISER → EXPÉRIMENTER → APPRENDRE → TRANSMETTRE → ÉVOLUER

Elle a l’avantage d’être parfaitement compréhensible par un particulier, un agriculteur, un ingénieur, un chef d’entreprise, un étudiant ou une collectivité.

De l’autonomie 360° à l’autonomie sphérique : apprendre à relier tous les domaines de sa vie, de son entreprise, de son habitat et de son territoire


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