AGROCLIMATOLOGIE : Les espèces méditerranéennes

Les espèces méditerranéennes

Lavandes · Romarins · Cistes · Arbousiers · Lentisques · Myrtes

Dans le cadre du TOME 8 — Agroclimatologie : Les Plantes du Climat de Demain, les espèces méditerranéennes occupent une position stratégique.

Elles permettent d’étudier une question qui deviendra probablement centrale dans de nombreuses régions européennes :

Comment des végétaux adaptés depuis des millénaires à la chaleur, à la sécheresse saisonnière, au rayonnement intense et aux sols pauvres peuvent-ils contribuer aux écosystèmes du climat de demain ?

Mais il faut immédiatement éviter un raccourci :

« Le climat se réchauffe → il faut planter méditerranéen. »

Ce raisonnement est insuffisant.

Les plantes méditerranéennes sont adaptées à un ensemble de contraintes simultanées : été chaud, déficit hydrique saisonnier, forte radiation, alternance sécheresse/pluies intenses, sols parfois pauvres, incendies récurrents. Elles ne sont donc pas simplement « résistantes à la chaleur ».

Elles constituent surtout un extraordinaire réservoir de traits fonctionnels adaptés aux climats chauds et saisonnièrement secs.


20.1 — La stratégie méditerranéenne

Le climat méditerranéen impose une contrainte particulière :

la période où la plante reçoit le plus d’énergie est souvent celle où l’eau est la moins disponible.

C’est une situation très différente d’un climat océanique.

Schématiquement :

ÉNERGIE SOLAIRE
      ☀️
      ↓
  très élevée
      │
      │
      ▼
   ÉTÉ SEC
      │
      │
   💧 eau faible

La plante doit donc résoudre simultanément :

capturer suffisamment d’énergie

tout en

perdant le moins d’eau possible.

C’est le cœur de l’écophysiologie méditerranéenne.


20.2 — Les grandes stratégies d’adaptation

Les espèces étudiées dans ce chapitre présentent, à des degrés variables :

  • réduction de la surface foliaire ;
  • feuilles coriaces ;
  • cuticule développée ;
  • stomates protégés ;
  • poils ;
  • composés secondaires ;
  • racines adaptées ;
  • forte capacité de régulation stomatique ;
  • dormance ou ralentissement estival ;
  • récupération après stress hydrique.

Elles constituent donc de véritables modèles biologiques de résistance au déficit hydrique.


20.3 — Lavandes

Les lavandes appartiennent principalement au genre Lavandula, dans la famille des Lamiaceae.

Elles constituent un groupe particulièrement intéressant pour les futurs jardins secs.

Principaux traits

  • feuillage souvent étroit ;
  • surface foliaire limitée ;
  • composés aromatiques ;
  • bonne adaptation au rayonnement ;
  • tolérance à la sécheresse ;
  • préférence fréquente pour des sols bien drainés.

La lavande illustre parfaitement le principe :

réduire les pertes d’eau plutôt que chercher à maintenir une croissance maximale pendant la sécheresse.


20.4 — La lavande comme plante agroclimatique

Elle peut contribuer à :

  • couverture végétale ;
  • biodiversité ;
  • alimentation des pollinisateurs ;
  • production aromatique ;
  • structuration des paysages secs.

Elle est particulièrement intéressante dans :

  • rocailles ;
  • talus ;
  • jardins secs ;
  • bordures ;
  • systèmes méditerranéens.

Mais elle supporte mal les situations où son système racinaire reste constamment saturé.

Cela rappelle un principe essentiel :

résistance à la sécheresse ≠ tolérance à l’eau stagnante.


20.5 — Romarins

Le romarin, Salvia rosmarinus, est également une Lamiaceae méditerranéenne emblématique.

Il possède des caractéristiques très intéressantes pour les futurs climats secs :

  • feuilles étroites ;
  • forte protection cuticulaire ;
  • composés aromatiques ;
  • faible surface foliaire ;
  • bonne résistance au déficit hydrique une fois installé.

Son architecture compacte lui permet également de constituer une strate arbustive basse intéressante.


20.6 — Romarin et microclimat

Le romarin montre une autre stratégie :

petite plante + feuillage dense + surface foliaire réduite.

Il peut donc être utilisé dans une mosaïque comprenant :

       ARBRES
        🌳
   ───────────
     ARBUSTES
  🌿🌿🌿🌿🌿
   romarin
  lavande
  cistes
   ─────────
   COUVRE-SOL

La diversité des hauteurs permet d’éviter de transformer le paysage en monocouche végétale.


20.7 — Cistes

Les Cistus sont particulièrement intéressants pour comprendre la relation entre :

sécheresse + perturbation + incendie + recolonisation.

Ils occupent souvent des milieux méditerranéens secs et perturbés.

Certaines espèces possèdent :

  • feuilles coriaces ;
  • poils ;
  • composés aromatiques ;
  • forte résistance aux conditions sèches.

Mais leur relation au feu est particulièrement complexe.


20.8 — Cistes et incendies

Certaines espèces méditerranéennes sont adaptées à des régimes de feu.

Mais :

adapté au feu ne signifie pas « sans danger pour le feu ».

Une végétation riche en composés inflammables peut aussi participer à la propagation du feu.

Il faut donc distinguer :

résistance individuelle au feu

et

inflammabilité du peuplement.

C’est un point fondamental pour la conception des jardins résilients.


20.9 — Arbousier

L’arbousier, Arbutus unedo, est un petit arbre ou grand arbuste méditerranéen particulièrement intéressant.

Il présente plusieurs qualités :

  • feuillage persistant ;
  • bonne adaptation aux climats méditerranéens ;
  • fruits ;
  • intérêt pour les pollinisateurs ;
  • valeur paysagère ;
  • capacité à participer aux lisières.

Il peut donc jouer un rôle de strate intermédiaire entre arbustes bas et arbres.


20.10 — Arbousier et résilience

L’arbousier illustre un principe intéressant :

la résistance climatique ne doit pas être évaluée uniquement par la survie.

Il faut également mesurer :

  • capacité de croissance ;
  • reproduction ;
  • fructification ;
  • régénération ;
  • résistance aux pathogènes ;
  • interaction avec les autres espèces.

Un arbre qui survit mais ne se reproduit plus dans le climat futur n’est pas nécessairement une population durable.


20.11 — Lentisques

Le lentisque, Pistacia lentiscus, constitue un excellent exemple d’arbuste méditerranéen persistant.

Il présente :

  • feuillage persistant ;
  • bonne tolérance aux conditions sèches ;
  • adaptation au rayonnement intense ;
  • capacité à vivre dans des sols relativement pauvres ;
  • intérêt écologique.

Il peut constituer une composante importante des maquis et des lisières méditerranéennes.


20.12 — Lentisque et structure écologique

Dans une haie climatique, le lentisque peut contribuer à la strate arbustive :

       🌳
    🌳     🌳
       🌿
   🌿🌿🌿🌿🌿
 ───────────────
      SOL

Il participe à la fermeture progressive du couvert tout en conservant une structure différente de celle des arbres.


20.13 — Myrtes

Le myrte, Myrtus communis, est un arbuste méditerranéen persistant.

Il possède :

  • feuilles coriaces ;
  • composés aromatiques ;
  • adaptation au climat méditerranéen ;
  • intérêt pour la biodiversité ;
  • fruits consommés par certains animaux.

Il constitue donc une excellente espèce pour étudier les arbustes persistants méditerranéens.


20.14 — La stratégie des feuilles persistantes

Lavandes et romarins sont plutôt caractérisés par des feuilles relativement petites et spécialisées.

Lentisques, myrtes et arbousiers conservent quant à eux leur feuillage.

Cela permet une comparaison intéressante.

Caducs

hiver → feuilles réduites
été → feuillage

Persistants

hiver → feuilles
été → feuilles

Le maintien du feuillage a cependant un coût :

maintenance + respiration + pertes hydriques potentielles.

La stratégie persistante n’est donc pas universellement supérieure.


20.15 — Une architecture fonctionnelle méditerranéenne

On peut regrouper ces espèces par strate.

Strate basse

  • lavandes ;
  • romarins.

Strate arbustive intermédiaire

  • cistes ;
  • myrtes ;
  • lentisques.

Strate arbustive haute / petit arbre

  • arbousier.

Cela permet de construire une véritable architecture verticale méditerranéenne.


20.16 — Une communauté plutôt qu’une collection

La conception Omakëya™ ne devrait pas chercher à juxtaposer six espèces.

Elle doit rechercher leurs complémentarités.

Par exemple :

lavande

→ pollinisateurs + couverture basse

romarin

→ couverture + aromatique + sécheresse

ciste

→ colonisation + dynamique post-perturbation

myrte

→ persistance + habitat

lentisque

→ structure arbustive + biodiversité

arbousier

→ transition vers la strate arborée + fruits.

Le système devient beaucoup plus fonctionnel qu’une plantation uniforme.


20.17 — Une question centrale : qui utilise quelle eau ?

Les systèmes racinaires peuvent exploiter des profondeurs différentes.

On peut rechercher :

            ARBUSTE A
             racines
               ↓
───────────────┼────────────
               ↓
         ARBUSTE B
            ↓ ↓
───────────────┼────────────
               ↓
          ARBUSTE C
               ↓
           profondeur

Cette différenciation peut réduire la concurrence.

Mais elle doit être vérifiée expérimentalement : deux espèces ayant des profondeurs racinaires différentes peuvent néanmoins exploiter la même réserve hydrique selon la saison.


20.18 — Le problème de la compétition hydrique

Une plante résistante à la sécheresse peut devenir une forte concurrente pour l’eau.

Une haie méditerranéenne très dense peut donc :

protéger le sol

mais aussi :

extraire beaucoup d’eau.

Il faut donc raisonner en termes de :bilan hydrique du systeˋme\text{bilan hydrique du système}

et non d’espèce isolée.


20.19 — Le rôle du sol

Les espèces méditerranéennes ne sont pas simplement adaptées au climat.

Elles sont également adaptées à certains sols.

Il faut donc examiner :

  • drainage ;
  • texture ;
  • profondeur ;
  • calcaire ;
  • pH ;
  • matière organique ;
  • capacité de stockage de l’eau.

Une lavande dans un sol lourd et hydromorphe peut échouer malgré un climat parfaitement adapté.


20.20 — Sol minéral contre sol vivant

Il serait également dangereux d’interpréter :

« plante méditerranéenne = sol pauvre obligatoire ».

Un sol vivant, riche en matière organique et correctement drainé peut :

  • stocker davantage d’eau ;
  • améliorer la disponibilité hydrique ;
  • favoriser les mycorhizes ;
  • améliorer la structure.

La résilience de la plante dépend donc aussi du système sol–racines–microorganismes.


20.21 — Mycorhizes

Les associations mycorhiziennes peuvent améliorer l’exploration du sol par les racines et modifier la relation de la plante avec :

  • eau ;
  • phosphore ;
  • micronutriments.

Elles doivent donc être intégrées dans l’étude des espèces méditerranéennes.

L’arbuste n’est jamais seul :

racines + champignons + bactéries + sol = système fonctionnel.


20.22 — Résistance à la canicule

Une plante méditerranéenne peut être particulièrement intéressante pour les futures canicules.

Mais il faut distinguer :

résistance thermique

capacité à supporter une température élevée ;

résistance hydrique

capacité à fonctionner avec peu d’eau ;

récupération

capacité à reprendre son activité après le stress.

Ces trois paramètres doivent être mesurés séparément.


20.23 — Le risque de mortalité hydraulique

Pendant une sécheresse sévère, les plantes peuvent subir une défaillance du système hydraulique.

Le manque d’eau peut conduire à :

diminution du potentiel hydrique

embolie des conduits

perte de conductivité hydraulique

dessèchement des tissus

mortalité.

Les espèces méditerranéennes ont développé différentes stratégies pour limiter ce risque.


20.24 — Résistance ≠ invulnérabilité

Même une espèce très xérophile peut mourir si plusieurs contraintes se combinent :

canicule + sécheresse + vent + sol peu profond + ravageur.

C’est pourquoi les scénarios climatiques futurs doivent intégrer les stress composés.


20.25 — Les pluies extrêmes

Paradoxalement, les climats méditerranéens peuvent présenter des pluies très intenses.

Le problème devient alors :

beaucoup d’eau rapidement

mais

peu d’eau disponible plusieurs semaines plus tard.

D’où l’intérêt d’associer végétation méditerranéenne et :

  • mares ;
  • noues ;
  • baissières ;
  • terrasses ;
  • sols structurés ;
  • paillage ;
  • infiltration.

20.26 — Le véritable système Omakëya™

On obtient alors :

        🌳 ARBRES
           ↓
     🌿 ARBUSTES
           ↓
   🌱 COUVRE-SOL
           ↓
      SOL VIVANT
           ↓
       MACROPores
           ↓
        💧 EAU
           ↓
      MARE / NOUE

Les plantes méditerranéennes ne sont donc qu’un élément d’un système hydrologique beaucoup plus vaste.


20.27 — Une matrice comparative

EspèceSécheresseChaleurFroidEau stagnanteBiodiversitéFeuFonction
Lavande★★★★★★★★★★★★★★★★★★★⚠️strate basse
Romarin★★★★★★★★★★★★★★★★★⚠️strate basse
Ciste★★★★★★★★★★★★★★★★★⚠️pionnier
Arbousier★★★★★★★★★★★★★★★★★★★variablearbuste haut
Lentisque★★★★★★★★★★★★★★★★★★★variablestructure
Myrte★★★★★★★★★★★★★★★★★variablepersistant

Ces évaluations sont volontairement qualitatives. Pour une application réelle, elles devront être remplacées par des données locales concernant les provenances, les sols, les seuils thermiques et hydriques et le régime des incendies.


20.28 — Classement pour les futurs jardins secs

Dans un jardin méditerranéen ou pré-méditerranéen, on peut considérer comme particulièrement intéressants :

🌱 Très résistants à la sécheresse

  • lavandes ;
  • romarins ;
  • cistes ;
  • lentisques.

🌿 Résistance + structure

  • lentisque ;
  • myrte ;
  • arbousier.

🐝 Biodiversité

Les six groupes peuvent être complémentaires, mais les périodes de floraison et la production de fruits doivent être étudiées pour construire une continuité alimentaire.


20.29 — Attention à l’effet « garrigue »

Un jardin composé exclusivement de plantes méditerranéennes peut devenir extrêmement inflammable si :

  • la végétation est continue ;
  • la biomasse sèche s’accumule ;
  • aucune zone humide n’existe ;
  • les espèces riches en composés volatils dominent ;
  • le jardin est mal entretenu.

La résilience climatique doit donc intégrer la résilience au feu.


20.30 — Concevoir une mosaïque plutôt qu’un maquis continu

Dans les zones à risque incendie, on peut rechercher :

🌳🌳🌳
   │
zone ouverte
   │
🌿🌿
   │
🌱🌱🌱
   │
💧 MARE
   │
🌳

Cette mosaïque peut permettre de conserver les fonctions écologiques tout en limitant certaines continuités de combustible.


20.31 — Les espèces méditerranéennes comme « espèces sentinelles »

Elles peuvent également devenir des indicateurs du changement climatique.

Si une espèce méditerranéenne :

  • survit plus au nord ;
  • se reproduit ;
  • se naturalise ;
  • augmente sa croissance ;

cela peut signaler une modification de l’enveloppe climatique.

Mais il faut distinguer :

présence occasionnelle

de

population durablement établie.


20.32 — Vers une migration des flores

Le déplacement naturel des espèces méditerranéennes peut être étudié grâce à :

  • observations botaniques ;
  • herbiers ;
  • télédétection ;
  • inventaires ;
  • phénologie ;
  • génétique des populations.

On peut alors rechercher les déplacements :

Sud → Nord

et

basse altitude → haute altitude.


20.33 — Le rôle des provenances

Deux populations d’une même espèce peuvent avoir des comportements différents.

Pour le Tome 8, il faut donc éviter :

« Le romarin résiste à −X °C. »

et préférer :

« Telle provenance, dans telles conditions, présente telle probabilité de survie. »

La provenance devient une variable essentielle de l’adaptation climatique.


20.34 — Les arbustes méditerranéens dans les haies climatiques

Ils peuvent être intégrés dans des haies multicouches :

       🌳
      🌳🌳
   🌿🌿🌿🌿
  🌿🌿🌿🌿🌿
 🌱🌱🌱🌱🌱🌱
──────────────

avec :

  • arbousier ;
  • lentisque ;
  • myrte ;

dans les strates hautes,

et :

  • cistes ;
  • romarins ;
  • lavandes

dans les strates basses.

Cela permet de construire une haie climatique méditerranéenne fonctionnelle.


20.35 — Une palette Omakëya™ pour 2050–2100

La stratégie ne devrait pas consister à remplacer brutalement les végétations locales.

Elle devrait plutôt rechercher :

aujourd’hui

espèces locales adaptées

demain

espèces méditerranéennes déjà compatibles

après-demain

provenances sélectionnées

expérimentation

espèces subtropicales candidates.

On obtient une transition progressive.


20.36 — La règle d’or

Pour chacune de ces espèces, il faudra finalement répondre à huit questions :

  1. Peut-elle survivre ?
  2. Peut-elle croître ?
  3. Peut-elle se reproduire ?
  4. Peut-elle supporter les extrêmes ?
  5. Peut-elle vivre sans irrigation permanente ?
  6. Peut-elle s’intégrer au réseau écologique ?
  7. Quel est son risque incendie et invasif ?
  8. Peut-elle contribuer à la résilience du système ?

C’est seulement lorsque les huit réponses sont favorables que l’on peut parler véritablement d’espèce du climat futur.


20.37 — Vision Omakëya™

Les lavandes, romarins, cistes, arbousiers, lentisques et myrtes ne doivent donc pas être considérés comme une simple collection de plantes méditerranéennes.

Ils représentent six stratégies végétales différentes face au stress climatique.

Ils permettent d’étudier :

petite feuille

→ limitation des pertes d’eau ;

feuille coriace

→ protection contre le rayonnement ;

composés secondaires

→ défense + interaction écologique ;

racines adaptées

→ exploitation de la ressource hydrique ;

persistance

→ maintien d’une structure végétale permanente ;

recolonisation

→ capacité à reconstruire rapidement un écosystème après perturbation.

Le véritable intérêt des espèces méditerranéennes pour le climat de demain n’est donc pas seulement qu’elles supportent la chaleur.

C’est qu’elles possèdent tout un ensemble de stratégies biologiques permettant de fonctionner dans un monde où chaleur, sécheresse, rayonnement, pluies extrêmes et incendies pourront devenir simultanément plus contraignants.

Chapitre 21 — Les espèces subtropicales et tempérées chaudes

où l’on pourra étudier notamment grenadier, figuier, kaki, jujubier, mûrier, néflier, agrumes rustiques, févier, Sophora, Albizia, Koelreuteria, ainsi que les espèces asiatiques et américaines susceptibles de constituer des réservoirs génétiques et fonctionnels pour les paysages européens de 2050–2100.