
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
Mesurer le vivant : faune, flore, champignons, mycorhizes, pollinisateurs, prédateurs et chaînes alimentaires
Dans la méthode Omakëya™, le diagnostic biologique constitue le prolongement naturel du diagnostic climatique, hydrologique et pédologique.
Après avoir étudié :
- le climat ;
- l’eau ;
- le relief ;
- le sol ;
il faut maintenant répondre à une question fondamentale :
Qui vit réellement sur le site ?
Un écosystème ne se résume pas à une liste d’espèces.
Il est constitué de populations, communautés, réseaux trophiques, interactions et flux de matière et d’énergie.
Deux parcelles possédant le même nombre d’espèces peuvent ainsi avoir des fonctionnements écologiques radicalement différents.
L’objectif du diagnostic biologique Omakëya™ est donc double :
identifier le vivant et comprendre ce qu’il fait.
I. PASSER DE L’INVENTAIRE À L’ÉCOLOGIE FONCTIONNELLE
Un inventaire classique répond à :
Quelles espèces sont présentes ?
L’approche Omakëya™ ajoute :
Où sont-elles ?
Quand sont-elles présentes ?
De quoi dépendent-elles ?
Que consomment-elles ?
Qui les consomme ?
Quels services écologiques assurent-elles ?
Comment réagissent-elles au climat ?
On passe ainsi de :
liste d’espèces
à :
réseau écologique fonctionnel.
II. LA CARTOGRAPHIE DU VIVANT
Avant de commencer les inventaires détaillés, le site peut être découpé en habitats.
Par exemple :
┌──────────────────────────────────────────┐│ BOSQUET ││ oiseaux / insectes / champignons ││ ││ ┌───────────────┐ ││ │ MARE │ ││ │ amphibiens │ ││ │ libellules │ ││ └───────────────┘ ││ ││ HAIE PRAIRIE ││ oiseaux pollinisateurs ││ petits mammifères plantes ││ ││ POTAGER ││ cultures / auxiliaires │└──────────────────────────────────────────┘
Le diagnostic biologique doit donc être spatial.
Une haie, une mare, une prairie, un arbre mort et une zone cultivée ne constituent pas les mêmes habitats.
III. DIAGNOSTIC DE LA FLORE
1. Inventorier les plantes
Le premier niveau consiste à identifier :
- arbres ;
- arbustes ;
- herbacées ;
- graminées ;
- plantes aquatiques ;
- plantes rudérales ;
- plantes cultivées ;
- plantes spontanées.
Pour chaque espèce, on peut renseigner :
| Paramètre | Information |
|---|---|
| Espèce | nom scientifique |
| Famille | classification |
| Statut | spontanée / cultivée |
| Abondance | rare → dominante |
| Habitat | prairie / haie / mare… |
| Floraison | période |
| Fructification | période |
| Besoin hydrique | faible → élevé |
| Tolérance climatique | à caractériser |
| Fonction | nectar / fruit / refuge… |
IV. NE PAS ÉRADIQUER AUTOMATIQUEMENT LES « MAUVAISES HERBES »
Une plante spontanée peut être :
- une ressource pour les pollinisateurs ;
- une plante-hôte ;
- une source de graines ;
- une couverture du sol ;
- une plante pionnière ;
- un indicateur pédologique ;
- une composante de la succession écologique.
Le diagnostic doit donc précéder l’intervention.
Une plante peut être indésirable dans une zone donnée sans être inutile dans l’écosystème.
V. PHÉNOLOGIE : LE CALENDRIER DU VIVANT
L’inventaire doit également intégrer le temps.
On peut suivre :
- débourrement ;
- floraison ;
- fructification ;
- chute des feuilles ;
- dormance ;
- migration ;
- émergence des insectes ;
- reproduction des amphibiens.
On obtient alors un calendrier biologique.
JAN ── dormanceFÉV ── premières activitésMAR ── floraisons précocesAVR ── pollinisateurs ↑MAI ── croissance ↑JUN ── reproductionJUL ── fructificationAOÛ ── stress hydrique possibleSEP ── graines / fruitsOCT ── migrationNOV ── ralentissementDÉC ── dormance
Ce calendrier doit être adapté au site et aux espèces réellement observées.
VI. DIAGNOSTIC DE LA FAUNE
La faune peut être organisée par grands groupes :
Invertébrés
- insectes ;
- arachnides ;
- mollusques ;
- crustacés terrestres ;
- myriapodes.
Vertébrés
- oiseaux ;
- mammifères ;
- reptiles ;
- amphibiens.
Chaque groupe occupe des niches différentes.
VII. LES INSECTES : UN INDICATEUR MAJEUR
Un diagnostic complet peut rechercher :
- abeilles sauvages ;
- bourdons ;
- syrphes ;
- papillons ;
- coléoptères ;
- carabes ;
- chrysopes ;
- coccinelles ;
- libellules ;
- orthoptères.
Mais il faut éviter de réduire les insectes aux seuls pollinisateurs.
Ils interviennent également dans :
- prédation ;
- décomposition ;
- herbivorie ;
- recyclage de la matière ;
- alimentation des oiseaux ;
- alimentation des amphibiens.
VIII. LES POLLINISATEURS
Les pollinisateurs constituent une composante essentielle de nombreux écosystèmes terrestres.
Le diagnostic doit chercher à déterminer :
- quelles espèces sont présentes ;
- quelles fleurs utilisent-elles ;
- à quelles périodes ;
- quelles ressources manquent ;
- quels habitats leur servent de refuge.
On peut construire une matrice :
| Période | Ressources florales | Pollinisateurs observés |
|---|---|---|
| Février–mars | floraisons précoces | abeilles précoces |
| Avril | arbres fruitiers / fleurs | abeilles, syrphes |
| Mai–juin | prairies | forte diversité |
| Juillet–août | espèces estivales | diversité variable |
| Septembre–octobre | floraisons tardives | espèces tardives |
L’objectif n’est pas simplement d’avoir beaucoup de fleurs, mais d’assurer une continuité des ressources.
IX. LES PRÉDATEURS : LES AUXILIAIRES DE L’ÉCOSYSTÈME
Un écosystème productif a besoin de consommateurs et de prédateurs.
Exemples :
- coccinelles → pucerons ;
- chrysopes → petits arthropodes ;
- syrphes → pucerons au stade larvaire ;
- araignées → nombreux insectes ;
- carabes → invertébrés du sol ;
- oiseaux insectivores → insectes ;
- chauves-souris → insectes volants.
Le principe est fondamental :
la biodiversité peut contribuer à réguler naturellement certaines populations.
Mais cette régulation n’est jamais automatique ni garantie.
X. LES CHAMPIGNONS
Les champignons constituent une composante fondamentale mais souvent invisible.
Ils interviennent notamment dans :
- décomposition ;
- recyclage des nutriments ;
- formation de la structure du sol ;
- symbioses ;
- relations avec les plantes.
On peut distinguer :
Champignons décomposeurs
Ils dégradent la matière organique morte.
Champignons pathogènes
Ils peuvent provoquer des maladies.
Champignons symbiotiques
Ils peuvent établir des associations mutualistes avec les racines.
XI. LES MYCORHIZES
La mycorhization correspond à une association entre des champignons et les racines des plantes.
Schématiquement :
PLANTE │ RACINE │ ┌───────┴───────┐ │ │ CARBONE NUTRIMENTS ↓ ↑ │ │ └── CHAMPIGNON ─┘ │ HYPHES ────┬──┬──── │ │ ↓ ↓ SOL / MICROPORES
La plante fournit notamment des composés carbonés au champignon.
Le réseau fongique peut, selon les associations et les conditions, améliorer l’accès à certaines ressources minérales et hydriques.
Il ne faut cependant pas présenter la mycorhization comme une « pompe à eau » universelle : son fonctionnement dépend fortement de l’espèce végétale, du champignon, du sol et du contexte environnemental.
XII. OBSERVER LES MYCORHIZES
Le diagnostic peut utiliser :
- observation des racines ;
- prélèvements ;
- coloration et microscopie ;
- analyses moléculaires ;
- métabarcoding ;
- analyses spécialisées des communautés fongiques.
Pour un projet courant, l’analyse génétique exhaustive n’est généralement pas nécessaire.
L’approche doit être proportionnée à l’objectif.
XIII. LES CHAÎNES ALIMENTAIRES
L’écosystème fonctionne grâce à des transferts de matière et d’énergie.
Exemple :
SOLEIL ↓PLANTE ↓PUCERON ↓COCCINELLE ↓OISEAU ↓PRÉDATEUR SUPÉRIEUR
Mais la réalité est beaucoup plus complexe.
Il faut parler de :
réseau trophique
plutôt que d’une simple chaîne alimentaire.
XIV. LE RÉSEAU TROPHIQUE OMAKËYA™
RAPACES ↗ ↖ OISEAUX PETITS MAMMIFÈRES ↑ ↖ ↗ │ INSECTES │ ↑ │ │ FRUITS FLEURS ↖ ↗ PLANTES ↑ SOL VIVANT
À cela s’ajoutent :
- champignons ;
- bactéries ;
- décomposeurs ;
- détritivores.
Le réseau trophique est donc intimement lié au fonctionnement du sol.
XV. PRODUCTEURS, CONSOMMATEURS ET DÉCOMPOSEURS
Une simplification utile consiste à distinguer :
Producteurs
Principalement les organismes photosynthétiques :
- plantes ;
- algues ;
- certaines bactéries.
Consommateurs
- herbivores ;
- omnivores ;
- carnivores.
Décomposeurs
- champignons ;
- bactéries ;
- organismes détritivores.
Le fonctionnement global peut être représenté ainsi :
SOLEIL ↓ PRODUCTEURS ↓ CONSOMMATEURS ↓ DÉTRITUS / MORT ↓ DÉCOMPOSEURS ↓ ÉLÉMENTS MINÉRAUX ↓ PRODUCTEURS
C’est une boucle.
XVI. DIAGNOSTIQUER LES HABITATS
Le diagnostic biologique doit identifier les infrastructures écologiques existantes :
- haies ;
- arbres isolés ;
- bosquets ;
- lisières ;
- mares ;
- fossés ;
- cours d’eau ;
- zones humides ;
- prairies ;
- vieux arbres ;
- bois mort ;
- sols nus ;
- cavités ;
- murs ;
- toitures végétalisées.
Ces structures peuvent avoir une importance disproportionnée par rapport à leur surface.
XVII. LE BOIS MORT
Le bois mort est souvent considéré comme un déchet.
Écologiquement, il peut constituer un habitat majeur.
Il accueille notamment :
- champignons ;
- bactéries ;
- insectes saproxyliques ;
- araignées ;
- oiseaux ;
- petits mammifères.
Dans certains espaces, une partie du bois mort peut donc être conservée, sous réserve des contraintes de sécurité.
XVIII. LES CORRIDORS ÉCOLOGIQUES
Une population ne doit pas nécessairement vivre sur une grande zone continue.
Les habitats peuvent être reliés par :
- haies ;
- bandes végétalisées ;
- fossés ;
- ripisylves ;
- alignements d’arbres ;
- jardins ;
- prairies.
[ BOSQUET ] │ │ corridor ↓[ HAIE ] ───────── [ PRAIRIE ] │ │ │ │ ↓ ↓ [ MARE ] ─────── [ FORÊT ]
Le diagnostic doit donc dépasser les limites cadastrales.
XIX. LA CONNECTIVITÉ ÉCOLOGIQUE
On peut distinguer :
Connectivité structurelle
Les habitats sont physiquement reliés.
Connectivité fonctionnelle
Les organismes peuvent effectivement se déplacer entre les habitats.
Un corridor parfaitement visible sur une carte peut être inutilisable pour certaines espèces.
La connectivité doit donc être étudiée par groupe biologique, voire par espèce.
XX. ESPÈCES INVASIVES ET ESPÈCES EXOTIQUES
Le diagnostic doit également rechercher les espèces :
- introduites ;
- naturalisées ;
- envahissantes ;
- potentiellement problématiques.
Il faut cependant distinguer :
espèce exotique
de
espèce exotique envahissante.
Toutes les espèces introduites ne sont pas nécessairement invasives.
XXI. MALADIES ET PARASITES
Le diagnostic sanitaire doit rechercher :
- symptômes ;
- dépérissements ;
- attaques d’insectes ;
- champignons pathogènes ;
- virus ou bactéries lorsqu’ils sont pertinents ;
- mortalité inhabituelle.
L’objectif n’est pas d’éliminer immédiatement tout organisme pathogène.
Il faut d’abord comprendre :
hôte + agent + environnement.
Le fameux triangle de la maladie peut être représenté :
HÔTE / \ / \ / \ AGENT ───── ENVIRONNEMENT
Le climat joue donc directement sur les risques sanitaires.
XXII. BIODIVERSITÉ : COMPTER NE SUFFIT PAS
Une grande diversité spécifique n’est pas le seul indicateur pertinent.
Il faut également examiner :
- abondance ;
- richesse spécifique ;
- équitabilité ;
- diversité fonctionnelle ;
- diversité génétique ;
- connectivité ;
- présence d’espèces clés ;
- présence d’espèces patrimoniales ;
- redondance fonctionnelle.
XXIII. DIVERSITÉ FONCTIONNELLE
Deux espèces différentes peuvent remplir pratiquement la même fonction.
Inversement, une seule espèce peut jouer plusieurs rôles.
La diversité fonctionnelle permet donc d’évaluer :
combien de fonctions écologiques différentes sont réellement présentes ?
Exemples :
| Fonction | Organismes possibles |
|---|---|
| Pollinisation | abeilles, bourdons, syrphes |
| Prédation | araignées, carabes, oiseaux |
| Décomposition | champignons, bactéries |
| Dispersion des graines | oiseaux, mammifères |
| Aération du sol | vers de terre |
| Contrôle des ravageurs | auxiliaires |
| Production primaire | plantes |
| Recyclage des nutriments | microbiote du sol |
XXIV. REDONDANCE FONCTIONNELLE
C’est un concept essentiel pour la résilience.
Supposons qu’une fonction écologique dépende d’une seule espèce.
ESPÈCE A ↓POLLINISATION
Si l’espèce disparaît, la fonction peut fortement diminuer.
Avec plusieurs espèces :
ESPÈCE A ─┐ESPÈCE B ─┼→ POLLINISATIONESPÈCE C ─┘
le système possède une certaine redondance fonctionnelle.
Cette redondance peut contribuer à sa robustesse face aux perturbations, sans garantir son fonctionnement dans tous les scénarios.
XXV. LES INDICATEURS BIOLOGIQUES OMAKËYA™
On peut créer un tableau de bord biologique :
| Indicateur | Mesure |
|---|---|
| Richesse végétale | nombre d’espèces |
| Diversité pollinisateurs | espèces / abondance |
| Oiseaux | espèces / fréquence |
| Papillons | espèces / observations |
| Arthropodes du sol | abondance / diversité |
| Vers de terre | individus / surface |
| Champignons | diversité / biomasse selon méthode |
| Couverture végétale | % |
| Bois mort | volume / surface |
| Habitats | nombre / surface |
| Espèces invasives | présence / abondance |
| Connectivité | indicateur spatial |
| Ressources florales | continuité saisonnière |
| Sites de reproduction | nombre / qualité |
XXVI. LE PROTOCOLE DE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE OMAKËYA™
Étape 1 — Cartographier les habitats
Identifier toutes les unités écologiques.
Étape 2 — Inventorier la flore
Arbres, arbustes, herbacées et plantes aquatiques.
Étape 3 — Inventorier la faune
Oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens et invertébrés.
Étape 4 — Rechercher les champignons
Décomposeurs, symbiotes et pathogènes.
Étape 5 — Identifier les interactions
Pollinisation, prédation, compétition, mutualisme.
Étape 6 — Cartographier les corridors
Identifier les continuités et ruptures écologiques.
Étape 7 — Évaluer les risques
Espèces invasives, maladies, fragmentation.
Étape 8 — Construire le réseau trophique
Producteurs → consommateurs → décomposeurs.
Étape 9 — Évaluer les fonctions
Pollinisation, prédation, décomposition, dispersion, etc.
Étape 10 — Évaluer la résilience
Diversité + connectivité + redondance + qualité des habitats.
XXVII. LE CALENDRIER BIOLOGIQUE
Un diagnostic ponctuel est insuffisant.
Une espèce absente en août peut être présente en avril.
Une mare peut être vide en septembre et essentielle au printemps.
Un champignon peut apparaître après plusieurs jours de pluie.
Les inventaires doivent donc être répétés.
HIVER │ ↓ PRINTEMPS │ ↓ ÉTÉ │ ↓ AUTOMNE │ └────→ HIVER
Le diagnostic devient alors dynamique.
XXVIII. LE JARDIN COMME RÉSEAU TROPHIQUE
Un jardin productif peut être représenté ainsi :
RAPACES ↗ ↖ OISEAUX RENARDS ↑ ↑ │ │ INSECTES RONGEURS ↑ ↑ ↑ ↑ │ │ │ │ FLEURS POTAGER GRAINES ↑ ↑ ↑ └───────┴─────────┘ │ PLANTES │ SOL VIVANT │ BACTÉRIES / CHAMPIGNONS
Le jardin n’est donc pas seulement une usine à légumes.
C’est un écosystème trophique.
XXIX. LE PRINCIPE DES CHAÎNES COURTES ET DES RÉSEAUX COMPLEXES
Un écosystème très simplifié :
Plante → Ravageur → Insecticide
est extrêmement dépendant d’une intervention humaine.
Un écosystème plus complexe :
Plante ↓Ravageur ─→ Araignée ↓ ↓Puceron ─→ Coccinelle ↓ ↓ Oiseau ←──────┘
possède davantage d’interactions.
L’objectif Omakëya™ n’est pas de maximiser artificiellement le nombre d’espèces.
Il consiste à favoriser :
des réseaux écologiques cohérents, fonctionnels et résilients.
XXX. DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE À LA CONCEPTION
Les résultats du diagnostic doivent directement influencer le projet.
| Observation | Réponse possible |
|---|---|
| Faible diversité florale | augmenter la diversité adaptée au site |
| Manque de fleurs précoces | introduire des ressources adaptées |
| Manque de fleurs tardives | prolonger la saison florale |
| Peu de refuges | haies, bosquets, bois mort, abris |
| Faible diversité d’oiseaux | restaurer habitats et ressources |
| Peu de prédateurs | améliorer les habitats auxiliaires |
| Sol biologiquement pauvre | restaurer progressivement le sol |
| Fragmentation | créer des corridors |
| Mare isolée | améliorer la connectivité |
| Espèce invasive | stratégie de gestion adaptée |
| Maladie récurrente | analyser les facteurs prédisposants |
XXXI. LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE COMME « AUDIT DU VIVANT »
La méthode Omakëya™ peut finalement considérer le diagnostic biologique comme un véritable :
audit écologique du site.
Il répond à cinq questions fondamentales :
1. Qui vit ici ?
Inventaire.
2. Où vivent-ils ?
Habitats.
3. De quoi dépendent-ils ?
Ressources et interactions.
4. Que font-ils ?
Fonctions écologiques.
5. Comment le système réagira-t-il aux perturbations ?
Résilience.
XXXII. VERS UN MODÈLE BIOLOGIQUE NUMÉRIQUE
Les données biologiques peuvent ensuite rejoindre le jumeau numérique développé dans les chapitres précédents.
SITE │ ┌──────────┼──────────┐ ↓ ↓ ↓ CLIMAT SOL EAU │ │ │ └──────────┼──────────┘ ↓ VÉGÉTATION ↓ ┌───────┴───────┐ ↓ ↓ INSECTES CHAMPIGNONS ↓ ↓ OISEAUX MICROFAUNE └───────┬───────┘ ↓ RÉSEAU TROPHIQUE ↓ FONCTIONS ÉCOLOGIQUES ↓ RÉSILIENCE
À terme, on peut envisager de modéliser :
- probabilité de présence d’espèces ;
- disponibilité des ressources ;
- périodes de floraison ;
- risques sanitaires ;
- connectivité ;
- évolution des habitats ;
- réponse aux sécheresses ;
- réponse aux canicules.
XXXIII. LA GRANDE IDÉE OMAKËYA™
Le diagnostic biologique introduit une rupture importante dans la manière de concevoir un espace.
Un jardin classique demande :
Quelles plantes voulons-nous planter ?
L’approche Omakëya™ demande d’abord :
Quel écosystème voulons-nous faire fonctionner ?
Puis :
quelles plantes ?
quels champignons ?
quels pollinisateurs ?
quels prédateurs ?
quels décomposeurs ?
quels habitats ?
quels corridors ?
quelles interactions ?
XXXIV. SYNTHÈSE GÉNÉRALE
Le diagnostic biologique complète désormais les autres diagnostics :
DIAGNOSTIC GLOBAL │ ┌───────────────┼────────────────┐ ↓ ↓ ↓ CLIMAT EAU SOL │ │ │ └───────────────┼────────────────┘ ↓ VIVANT │ ┌───────────────┼───────────────┐ ↓ ↓ ↓ FLORE FAUNE CHAMPIGNONS │ │ │ └───────────────┼───────────────┘ ↓ INTERACTIONS ↓ RÉSEAUX TROPHIQUES ↓ FONCTIONS ÉCOLOGIQUES ↓ RÉSILIENCE
Ainsi, climat + eau + sol + vivant deviennent les quatre grandes dimensions du diagnostic écologique Omakëya™.
Et une nouvelle étape devient possible :
concevoir l’écosystème à partir de son fonctionnement réel plutôt qu’à partir d’un simple plan de plantation.
C’est précisément ce qui permettra, dans la suite du Tome 6, de passer du diagnostic à la conception des assemblages végétaux, des habitats, des corridors, des mares, des haies, des bosquets et des infrastructures écologiques adaptés au site et au climat futur.
- TOME « SUPP » AGROCLIMATOLOGIE : pour aller plus loin …
- TOME 15 AGROCLIMATOLOGIE : Le Grand Traité de l’Agroclimatologie
- TOME 14 AGROCLIMATOLOGIE : Économie, Gouvernance et Transition Écologique
- TOME 13 AGROCLIMATOLOGIE ! Les Retours d’Expérience
- TOME 12 AGROCLIMATOLOGIE : Mesurer, Diagnostiquer et Piloter les Écosystèmes
- TOME 11 AGROCLIMATOLOGIE ; Les Territoires Résilients
- TOME 10 AGROCLIMATOLOGIE : Modélisation, Simulation et Intelligence Artificielle
- TOME 9 AGROCLIMATOLOGIE : Concevoir les Jardins, Vergers et Fermes Résilients
- TOME 8 AGROCLIMATOLOGIE : Les Plantes du Climat de Demain
- TOME 7 AGROCLIMATOLOGIE : Les Sols Vivants et l’Hydrologie Régénérative
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 6 – Les applications : mise en œuvre de la méthode Omakëya™ à toutes les échelles, du balcon au territoire.
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 5 – L’Ingénierie des Écosystèmes
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 4 – Les Fondements Scientifiques de l’Agroclimatologie (un peu plus loin !)
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 3 – Les Applications de la Vision Omakëya™
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 2 – L’Ingénierie des Écosystèmes Résilients
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 1 – Les fondements scientifiques (initial)
- AGROCLIMATOLOGIE : De la biologie des sols à l’intelligence artificielle, comprendre, concevoir et faire évoluer les jardins, vergers, fermes et paysages capables de résister au climat du futur.