
PENSER EN SYSTÈME
Concevoir un écosystème, ce n’est pas assembler des éléments : c’est organiser un système capable de fonctionner, de résister et d’évoluer
Après avoir appris à observer puis à comprendre les interactions, une troisième étape devient indispensable :
penser en système.
Un jardin, une ferme, un parc, un campus, une entreprise ou un territoire ne fonctionne jamais comme une simple somme d’éléments indépendants.
Il fonctionne comme un système complexe, soumis à des flux, des perturbations, des rétroactions et des évolutions permanentes.
La question n’est donc plus seulement :
« Que devons-nous planter ? »
mais :
« Quel système voulons-nous construire, comment doit-il fonctionner, comment réagira-t-il aux perturbations et comment pourra-t-il évoluer ? »
C’est le passage fondamental entre le paysage aménagé et l’ingénierie des écosystèmes.
1. Qu’est-ce qu’un système ?
Un système est un ensemble d’éléments :
- reliés entre eux ;
- soumis à des flux ;
- produisant des interactions ;
- évoluant dans le temps ;
- répondant à des perturbations.
Un jardin Omakëya™ peut ainsi être représenté comme :
CLIMAT
↓
┌─────────────┐
│ ÉCOSYSTÈME │
└─────────────┘
↙ ↓ ↘
EAU SOL AIR
↘ ↓ ↙
VÉGÉTATION
↓
BIODIVERSITÉ
↓
PRODUCTION
↓
HUMAIN
↓
GESTION DU SITE
↺
Chaque élément influence les autres.
Le système possède donc des propriétés qui ne sont pas nécessairement visibles lorsque l’on étudie séparément chaque composant.
2. L’écosystème comme système dynamique
Un écosystème n’est jamais totalement statique.
Même un jardin apparemment stable évolue :
- les arbres grandissent ;
- les sols se transforment ;
- les espèces apparaissent et disparaissent ;
- les réserves d’eau varient ;
- les températures changent ;
- les usages humains évoluent ;
- les perturbations surviennent.
On peut donc considérer l’état du système comme une fonction du temps : X=X(t)
Mais dans un véritable modèle spatial : X=X(x,y,z,t)
Le système devient alors spatio-temporel.
3. Les frontières du système
Pour penser correctement, il faut d’abord définir les limites du système étudié.
Un jardin de 500 m² ne peut pas être compris uniquement à l’intérieur de ses clôtures.
Il dépend potentiellement :
- du bassin versant ;
- de la nappe ;
- des vents ;
- des espèces environnantes ;
- des réseaux ;
- du quartier ;
- des activités humaines voisines.
Il faut donc distinguer :
Système étudié
La parcelle ou le projet.
Système environnant
Le quartier, la ferme, la forêt, la ville.
Système supérieur
Le bassin versant, le territoire, le climat régional.
Cette approche évite une erreur fréquente :
optimiser localement un système au détriment de son environnement.
4. Les entrées et les sorties
Comme un système d’ingénierie classique, un écosystème possède des entrées et des sorties.
Entrées
- rayonnement solaire ;
- pluie ;
- eau d’irrigation ;
- vent ;
- matière organique ;
- nutriments ;
- énergie ;
- travail humain ;
- données.
Sorties
- chaleur ;
- évapotranspiration ;
- ruissellement ;
- drainage ;
- biomasse récoltée ;
- déchets ;
- carbone exporté ;
- énergie consommée.
Le concepteur cherche à comprendre :
quels flux entrent, lesquels sortent et lesquels peuvent être stockés ou recyclés ?
5. Les stocks
Entre les entrées et les sorties se trouvent les stocks.
Un écosystème peut stocker :
- eau ;
- carbone ;
- matière organique ;
- biomasse ;
- nutriments ;
- chaleur ;
- énergie potentielle.
Exemple :
PLUIE
↓
INFILTRATION
↓
EAU DU SOL
↓
RACINES
↓
BIOMASSE
↓
LITIÈRE
↓
MATIÈRE ORGANIQUE
↓
STOCKAGE CARBONE
Une bonne conception cherche souvent à augmenter les stocks utiles tout en réduisant les pertes inutiles.
6. Les boucles de rétroaction
Les systèmes écologiques sont particulièrement intéressants parce qu’ils contiennent de nombreuses boucles de rétroaction.
Une rétroaction signifie qu’une modification du système revient influencer le processus initial.
6.1 Rétroaction positive régénérative
Par exemple :
VÉGÉTATION
↓
MATIÈRE ORGANIQUE
↓
ACTIVITÉ BIOLOGIQUE
↓
STRUCTURE DU SOL
↓
INFILTRATION
↓
DISPONIBILITÉ EN EAU
↓
CROISSANCE
↓
VÉGÉTATION
Dans certaines conditions, cette boucle peut renforcer progressivement le fonctionnement écologique.
6.2 Rétroaction négative dégradante
À l’inverse :
SOL NU
↓
ÉCHAUFFEMENT
↓
ÉVAPORATION
↓
DESSÈCHEMENT
↓
STRESS VÉGÉTAL
↓
PERTE DE COUVERT
↓
SOL ENCORE PLUS EXPOSÉ
↓
ÉCHAUFFEMENT
Le système peut alors entrer dans une boucle de dégradation.
7. Les boucles de contrôle
L’être humain peut également introduire une boucle de pilotage :
MESURE
↓
ANALYSE
↓
DÉCISION
↓
ACTION
↓
NOUVELLE MESURE
↺
C’est exactement le principe d’un système de régulation.
Par exemple :
humidité du sol → capteur → décision → irrigation → nouvelle mesure.
À terme, cette boucle peut être automatisée.
8. Résilience
La résilience désigne la capacité d’un système à absorber une perturbation et à continuer à fonctionner, éventuellement en se réorganisant.
Les perturbations peuvent être :
- sécheresse ;
- canicule ;
- gel ;
- tempête ;
- incendie ;
- inondation ;
- maladie ;
- ravageur ;
- perte d’une espèce ;
- panne énergétique ;
- rupture d’approvisionnement.
Un système résilient n’est donc pas un système qui ne subit jamais de perturbations.
C’est un système capable de continuer à fonctionner malgré elles.
9. Résilience ≠ absence de changement
Une erreur fréquente consiste à rechercher un état parfaitement stable.
Or un écosystème naturel change constamment.
La résilience peut signifier :
- absorber ;
- ralentir ;
- contourner ;
- remplacer ;
- récupérer ;
- se réorganiser.
Après une sécheresse, par exemple, le système peut ne pas revenir exactement à son état initial.
Il peut évoluer vers un nouvel état fonctionnel.
10. Robustesse
La robustesse est légèrement différente.
Un système robuste conserve ses performances malgré des variations relativement importantes des conditions.
Exemple :
Une plantation qui continue à produire malgré :
- une semaine chaude ;
- une baisse des précipitations ;
- un vent modéré ;
possède une certaine robustesse.
La robustesse concerne donc davantage la stabilité des performances face aux variations.
11. Résilience et robustesse
On peut distinguer :
| Concept | Question |
|---|---|
| Robustesse | Le système continue-t-il à fonctionner ? |
| Résilience | Comment récupère-t-il après une perturbation ? |
| Adaptation | Peut-il changer pour répondre à de nouvelles conditions ? |
| Redondance | Dispose-t-il de solutions alternatives ? |
| Diversité | Possède-t-il plusieurs fonctions et espèces ? |
Ces propriétés sont complémentaires.
12. La redondance
La redondance est un concept fondamental de l’ingénierie.
Un système critique ne dépend idéalement pas d’un seul composant.
Dans un écosystème, la redondance peut être biologique ou fonctionnelle.
Exemple de pollinisation
Plusieurs groupes peuvent contribuer :
- abeilles domestiques ;
- abeilles sauvages ;
- syrphes ;
- papillons ;
- autres insectes pollinisateurs.
Si une population diminue, une partie de la fonction peut subsister.
13. Redondance hydrologique
Une stratégie de gestion de l’eau peut également être redondante :
PLUIE
↓
TOITURES
↓
CITERNES
↓
MARES
↓
NOUES
↓
SOL
↓
NAPPE
On ne dépend plus nécessairement d’un seul réservoir.
La redondance augmente la capacité du système à absorber une défaillance.
14. Redondance énergétique
Un écosystème associé à un bâtiment pourrait disposer de plusieurs leviers :
- ombrage ;
- ventilation naturelle ;
- inertie thermique ;
- évapotranspiration ;
- protections solaires ;
- ventilation mécanique ;
- climatisation.
L’objectif n’est pas forcément de supprimer la technologie.
Il est de multiplier les mécanismes de régulation.
15. Diversité et résilience
La diversité constitue l’un des grands leviers de résilience écologique.
Une diversité végétale importante peut permettre :
- des réponses différentes à la sécheresse ;
- des périodes de floraison étalées ;
- des systèmes racinaires différents ;
- des hauteurs différentes ;
- des besoins hydriques différents.
Une monoculture possède au contraire une vulnérabilité potentiellement élevée face à une perturbation ciblée.
16. La diversité fonctionnelle
La simple diversité des espèces ne suffit pas.
Il faut également rechercher la diversité fonctionnelle.
Deux espèces différentes ayant exactement le même rôle écologique ne procurent pas nécessairement une grande redondance fonctionnelle.
On cherchera plutôt à combiner :
- arbres ;
- arbustes ;
- herbacées ;
- couvre-sol ;
- plantes fixatrices d’azote ;
- plantes mellifères ;
- plantes productrices de fruits ;
- plantes à racines profondes ;
- plantes à racines superficielles.
Le système possède alors plusieurs mécanismes complémentaires.
17. Les strates comme architecture de résilience
Une organisation multistrate peut être représentée ainsi :
CANOPÉE
ARBRES HAUTS
↓
ARBRES MOYENS
↓
ARBUSTES
↓
HERBACÉES
↓
COUVRE-SOL
↓
LITIÈRE
↓
SOL
↓
RACINES
Chaque niveau participe à différentes fonctions.
Cela crée une architecture verticale du système.
18. Les corridors et la résilience spatiale
La résilience ne dépend pas uniquement de ce qui se passe à l’intérieur d’un site.
Elle dépend aussi de ses connexions.
Un corridor écologique peut permettre :
- déplacement ;
- dispersion ;
- recolonisation ;
- échanges génétiques.
Une mare isolée et une mare reliée à un réseau écologique n’ont pas nécessairement la même résilience.
On passe donc de :
résilience du site
à :
résilience du réseau.
19. La modularité
Un système résilient peut également être organisé en modules.
Par exemple :
┌───────────┐
│ POTAGER │
└───────────┘
┌───────────┐
│ VERGER │
└───────────┘
┌───────────┐
│ MARE │
└───────────┘
┌───────────┐
│ BOSQUET │
└───────────┘
┌───────────┐
│ PRAIRIE │
└───────────┘
Chaque module possède certaines fonctions.
Mais les modules sont interconnectés.
Si un module est temporairement perturbé, l’ensemble du système peut continuer à fonctionner.
20. Adaptation
Le climat futur ne sera pas nécessairement identique au climat actuel.
Un système conçu pour être durable doit donc pouvoir évoluer.
L’adaptation peut concerner :
- espèces ;
- densités ;
- irrigation ;
- ombrage ;
- réserves d’eau ;
- gestion des sols ;
- périodes de plantation ;
- production.
Il faut donc éviter les conceptions totalement figées.
21. Concevoir pour 2050 et 2100
La conception Omakëya™ doit intégrer plusieurs horizons.
Horizon actuel
Fonctionnement immédiat.
2030
Premières évolutions.
2050
Climat significativement différent dans de nombreuses régions.
2100
Scénarios climatiques beaucoup plus contrastés selon les trajectoires d’émissions.
Le projet doit donc être pensé comme : Projet(t)
et non comme : Projet(t0)
22. Le concept d’adaptabilité
Un système adaptable doit permettre des modifications sans reconstruction complète.
Exemples :
- ajouter progressivement des arbres ;
- modifier les densités ;
- convertir certaines zones ;
- augmenter les réserves d’eau ;
- changer les espèces ;
- adapter l’irrigation ;
- déplacer certaines cultures.
La conception doit prévoir des marges d’évolution.
23. Les marges de sécurité écologiques
Comme dans l’ingénierie classique, il faut éviter de concevoir au plus juste.
Une réserve d’eau dimensionnée exactement pour la consommation moyenne n’offre aucune sécurité pendant une sécheresse.
Un nombre minimal d’espèces ne constitue pas nécessairement une grande résilience.
Un système thermique dimensionné uniquement pour les conditions moyennes peut être insuffisant pendant une canicule.
Il faut donc intégrer :
des marges de sécurité.
24. Penser en scénarios
La conception doit tester plusieurs situations.
Scénario normal
Conditions climatiques habituelles.
Scénario chaud
Canicule.
Scénario sec
Déficit pluviométrique prolongé.
Scénario humide
Pluies importantes.
Scénario extrême
Combinaison de plusieurs contraintes.
Par exemple :
canicule + sécheresse + restriction d’eau.
C’est souvent dans ces situations que la qualité réelle de la conception apparaît.
25. Le test de résistance Omakëya™
Avant de valider un projet, on peut poser une série de questions :
Eau
Que se passe-t-il si les précipitations diminuent de 20 % ?
Chaleur
Que se passe-t-il lors d’une canicule exceptionnelle ?
Biodiversité
Que se passe-t-il si une espèce dominante disparaît ?
Énergie
Que se passe-t-il si l’électricité est indisponible ?
Maintenance
Que se passe-t-il si l’entretien est réduit pendant plusieurs mois ?
Production
Que se passe-t-il si une culture échoue ?
Gestion
Que se passe-t-il si le responsable du site change ?
Cette approche transforme le projet en système testable.
26. Les cinq piliers d’un système Omakëya™ résilient
On peut synthétiser la philosophie ainsi :
RÉSILIENCE
│
┌────────────┼────────────┐
↓ ↓ ↓
DIVERSITÉ REDONDANCE MODULARITÉ
↓ ↓ ↓
└──────── ROBUSTESSE ─────┘
↓
ADAPTATION
Ces propriétés se renforcent mutuellement.
27. Une matrice de conception
| Propriété | Objectif | Exemple |
|---|---|---|
| Diversité | multiplier les réponses | espèces variées |
| Redondance | éviter le point unique de défaillance | plusieurs sources d’eau |
| Robustesse | maintenir la fonction | végétation résistante |
| Résilience | récupérer après choc | régénération |
| Adaptation | évoluer avec le climat | remplacement progressif |
| Modularité | isoler les perturbations | zones indépendantes |
| Connectivité | favoriser les échanges | corridors |
| Marge | absorber les extrêmes | réserve supplémentaire |
28. Un exemple : concevoir un verger résilient
Prenons un verger classique.
Il repose sur :
- quelques espèces ;
- irrigation ;
- entretien ;
- protection phytosanitaire.
La logique systémique chercherait plutôt à intégrer :
arbres fruitiers
arbres auxiliaires
arbustes
couvre-sol
prairie
mares
haies
sol vivant
auxiliaires biologiques
réserve d’eau
suivi climatique.
Le verger devient alors un système multifonctionnel.
29. Exemple : le jardin climatique
Un jardin peut être conçu autour d’une succession de systèmes :
HAIE
↓
RÉDUCTION DU VENT
↓
ARBRES
↓
OMBRE
↓
SOL PLUS FRAIS
↓
VÉGÉTATION
↓
ÉVAPOTRANSPIRATION
↓
MICROCLIMAT
↓
CONFORT HUMAIN
Une mare située en contrebas peut recevoir une partie des eaux :
TOITURE
↓
CITERNE
↓
NOUES
↓
MARE
↓
INFILTRATION
↓
VÉGÉTATION
Plusieurs fonctions sont ainsi connectées.
30. Le système parfait n’existe pas
Un point essentiel doit être rappelé.
Il n’existe pas d’écosystème :
- totalement autonome ;
- totalement stable ;
- totalement prévisible ;
- totalement sans entretien ;
- totalement résistant.
L’objectif réaliste est différent :
réduire les vulnérabilités et augmenter les capacités d’adaptation.
L’ingénierie des écosystèmes est donc une ingénierie de compromis, de probabilités et d’évolution.
31. De l’écosystème statique à l’écosystème adaptatif
La conception traditionnelle peut être représentée :
CONCEPTION
↓
CONSTRUCTION
↓
EXPLOITATION
La méthode Omakëya™ propose :
OBSERVATION
↓
DIAGNOSTIC
↓
CONCEPTION
↓
DIMENSIONNEMENT
↓
CONSTRUCTION
↓
MESURE
↓
ANALYSE
↓
ADAPTATION
↓
NOUVELLE CONCEPTION
↺
Le projet devient une boucle évolutive.
32. Vers le jumeau numérique
Cette pensée systémique prépare directement l’utilisation :
- des capteurs ;
- du SIG ;
- de la télédétection ;
- de l’IA ;
- de la simulation ;
- des modèles climatiques ;
- du jumeau numérique.
Le modèle pourra représenter : Climat+Eau+Sol+Veˊgeˊtation+Biodiversiteˊ+Usages
et tester différents scénarios.
On pourra alors demander :
Que se passe-t-il si la pluviométrie diminue ?
Que se passe-t-il si cinq arbres meurent ?
Que se passe-t-il si la température augmente de 3 °C ?
Que se passe-t-il si l’irrigation est réduite de moitié ?
Le système devient simulable avant d’être modifié dans le monde réel.
33. Le principe fondamental de la pensée systémique Omakëya™
Il peut finalement être résumé par une phrase :
Ne jamais concevoir un élément isolément ; toujours concevoir les interactions, les flux, les dépendances et les capacités d’évolution du système dans lequel il s’insère.
Un arbre n’est pas seulement un arbre.
C’est potentiellement :
ombre + eau + carbone + habitat + biomasse + paysage + régulation thermique.
Une mare n’est pas seulement une réserve d’eau.
C’est potentiellement :
stockage + habitat + biodiversité + régulation hydrologique + paysage + humidité locale.
Une haie n’est pas seulement une limite.
C’est potentiellement :
brise-vent + corridor + habitat + production + interception + protection.
Concevoir des systèmes capables de vivre avec l’incertitude
Penser en système transforme profondément la manière de concevoir.
On ne cherche plus seulement à créer un jardin esthétique.
On cherche à construire un système :
- résilient face aux perturbations ;
- robuste face aux variations ;
- redondant lorsque les fonctions sont critiques ;
- diversifié pour multiplier les réponses ;
- modulaire pour limiter les défaillances ;
- adaptatif pour accompagner l’évolution du climat.
La véritable question n’est donc plus :
« Comment créer le jardin idéal ? »
Mais :
« Comment créer un système vivant capable de rester fonctionnel alors que les conditions changent ? »
C’est là que l’agroclimatologie rejoint pleinement l’ingénierie.
Observer permet de connaître le système.
Comprendre permet d’identifier ses interactions.
Penser en système permet de concevoir ses boucles.
Dimensionner permet de lui donner des marges.
Mesurer permet de vérifier son comportement.
Piloter permet de le corriger.
Adapter permet de le faire évoluer.
Et finalement :
un écosystème Omakëya™ n’est pas conçu pour rester identique.
Il est conçu pour rester vivant, fonctionnel et capable d’évoluer.
- TOME « SUPP » AGROCLIMATOLOGIE : pour aller plus loin …
- TOME 15 AGROCLIMATOLOGIE : Le Grand Traité de l’Agroclimatologie
- TOME 14 AGROCLIMATOLOGIE : Économie, Gouvernance et Transition Écologique
- TOME 13 AGROCLIMATOLOGIE ! Les Retours d’Expérience
- TOME 12 AGROCLIMATOLOGIE : Mesurer, Diagnostiquer et Piloter les Écosystèmes
- TOME 11 AGROCLIMATOLOGIE ; Les Territoires Résilients
- TOME 10 AGROCLIMATOLOGIE : Modélisation, Simulation et Intelligence Artificielle
- TOME 9 AGROCLIMATOLOGIE : Concevoir les Jardins, Vergers et Fermes Résilients
- TOME 8 AGROCLIMATOLOGIE : Les Plantes du Climat de Demain
- TOME 7 AGROCLIMATOLOGIE : Les Sols Vivants et l’Hydrologie Régénérative
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 6 – Les applications : mise en œuvre de la méthode Omakëya™ à toutes les échelles, du balcon au territoire.
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 5 – L’Ingénierie des Écosystèmes
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 4 – Les Fondements Scientifiques de l’Agroclimatologie (un peu plus loin !)
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 3 – Les Applications de la Vision Omakëya™
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 2 – L’Ingénierie des Écosystèmes Résilients
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 1 – Les fondements scientifiques (initial)
- AGROCLIMATOLOGIE : De la biologie des sols à l’intelligence artificielle, comprendre, concevoir et faire évoluer les jardins, vergers, fermes et paysages capables de résister au climat du futur.