AGROCLIMATOLOGIE : Ralentir, infiltrer, stocker, redistribuer, restituer : concevoir des réseaux hydrauliques vivants

L’HYDRAULIQUE NATURELLE

Ralentir, infiltrer, stocker, redistribuer, restituer : concevoir des réseaux hydrauliques vivants

L’hydraulique classique cherche souvent à collecter, canaliser, transporter et évacuer l’eau avec efficacité.

L’hydraulique naturelle poursuit un objectif différent.

Elle cherche à conserver l’eau le plus longtemps possible dans le système écologique, tout en respectant les contraintes hydrologiques, géologiques, sanitaires et de sécurité.

Son principe fondamental peut être résumé en cinq verbes : RALENTIR→INFILTRER→STOCKER→REDISTRIBUER→RESTITUER​

Cette succession constitue l’une des bases opérationnelles de l’hydrologie régénérative Omakëya™.


1. Changer de paradigme

Dans une approche conventionnelle, on peut représenter le système ainsi :

PLUIE  ↓TOITURE  ↓GOUTTIÈRE  ↓CANALISATION  ↓RÉSEAU  ↓EXUTOIRE  ↓RIVIÈRE

L’eau est rapidement évacuée.

Dans une approche d’hydraulique naturelle :

                         PLUIE                           ↓                      INTERCEPTION                           ↓                    RALENTISSEMENT                           ↓                  ┌────────┴────────┐                  ↓                 ↓             INFILTRATION       STOCKAGE                  ↓                 ↓                SOL              MARE                  ↓                 ↓                NAPPE         VÉGÉTATION                  └────────┬────────┘                           ↓                     REDISTRIBUTION                           ↓                       RESTITUTION                           ↓                        RIVIÈRE

Le réseau hydraulique devient alors distribué dans le paysage.


2. Ralentir l’eau

Le premier principe est presque paradoxal :

Une bonne hydraulique naturelle ne cherche pas nécessairement à faire circuler l’eau plus vite.

Elle cherche souvent à réduire :

  • vitesse ;
  • énergie cinétique ;
  • érosion ;
  • concentration des écoulements ;
  • débit de pointe.

3. Pourquoi ralentir ?

Une eau qui se déplace rapidement possède davantage de capacité à :

  • éroder ;
  • transporter des sédiments ;
  • arracher du sol ;
  • déstabiliser les berges ;
  • provoquer des dégâts en aval.

Une eau ralentie dispose de davantage de temps pour :

  • s’infiltrer ;
  • être stockée ;
  • être utilisée par la végétation ;
  • alimenter une zone humide.

4. Le temps comme outil hydraulique

L’ingénierie traditionnelle travaille beaucoup avec :

  • section ;
  • pente ;
  • débit ;
  • vitesse.

L’hydraulique naturelle ajoute une variable essentielle :

le temps de séjour de l’eau dans le paysage.

On cherche à augmenter le temps entre : entreˊe de l’eau

et sortie du systeˋme.


5. Les ouvrages de ralentissement

Plusieurs dispositifs peuvent être utilisés :

  • noues ;
  • fossés végétalisés ;
  • seuils ;
  • banquettes ;
  • terrasses ;
  • mares en cascade ;
  • zones humides ;
  • haies sur courbes de niveau ;
  • fascines ;
  • petits ouvrages dissipateurs.

Ils doivent cependant être conçus en fonction :

  • des pentes ;
  • des sols ;
  • des débits ;
  • des pluies extrêmes ;
  • des risques d’érosion ;
  • des contraintes foncières.

6. Les noues

Une noue est une dépression linéaire permettant de :

  • recevoir ;
  • ralentir ;
  • stocker temporairement ;
  • infiltrer ;
  • transporter l’eau de manière contrôlée.

Schéma simplifié :

          pluie            ↓       ┌─────────┐       │ végétaux│───────┘         └───────          \     /           \___/          NOUE        ↙       ↘   infiltration  écoulement

Une noue n’est donc pas simplement un fossé décoratif.


7. Les fossés végétalisés

La végétation augmente la rugosité hydraulique.

Cela peut :

  • réduire la vitesse ;
  • favoriser la dissipation de l’énergie ;
  • retenir les sédiments ;
  • stabiliser les sols.

Mais une végétation trop dense ou un entretien insuffisant peuvent également réduire la capacité hydraulique lors d’événements extrêmes.

Le dimensionnement doit donc considérer plusieurs régimes de fonctionnement.


8. Infiltrer

Après avoir ralenti l’eau, le deuxième objectif est de favoriser son entrée dans le sol lorsque les conditions le permettent.

Le processus dépend notamment de :

  • texture ;
  • structure ;
  • porosité ;
  • humidité initiale ;
  • compaction ;
  • pente ;
  • couverture végétale ;
  • conductivité hydraulique.

9. L’infiltration n’est pas infinie

Un sol possède une capacité d’infiltration variable dans le temps.

Lors d’une pluie : f(t)

peut diminuer progressivement à mesure que le sol se sature.

Il faut donc éviter de dimensionner un ouvrage uniquement sur une valeur théorique maximale.


10. Le sol vivant comme infrastructure hydraulique

Dans l’approche Omakëya™, le sol n’est pas un simple support.

Il constitue un ouvrage hydraulique naturel distribué.

Il possède :

  • macropores ;
  • micropores ;
  • agrégats ;
  • galeries ;
  • racines ;
  • matière organique.

Il peut donc :

recevoir → stocker → redistribuer → restituer l’eau.


11. Les biopores

Les racines et certains organismes du sol créent des voies préférentielles.

On trouve notamment :

  • anciennes galeries racinaires ;
  • galeries de lombrics ;
  • fissures biologiquement entretenues.

Ces structures peuvent augmenter localement l’infiltration.


12. Le rôle de la matière organique

La matière organique contribue à la formation et à la stabilité des agrégats.

Un sol bien structuré peut présenter :

  • meilleure infiltration ;
  • meilleure capacité de stockage ;
  • meilleure aération ;
  • meilleure activité biologique.

La matière organique devient donc indirectement un composant de l’infrastructure hydraulique.


13. Stocker

Le troisième principe est :

stocker l’eau là où elle est utile.

Il existe plusieurs formes de stockage.

Stockage superficiel

  • mares ;
  • bassins ;
  • étangs ;
  • zones humides.

Stockage dans le sol

  • réserve utile ;
  • matière organique ;
  • agrégats.

Stockage souterrain

  • nappes ;
  • aquifères.

Stockage biologique

  • végétation ;
  • bois ;
  • biomasse.

14. Le stockage distribué

Une grande retenue unique n’est pas toujours la meilleure solution.

On peut répartir les volumes :

        PLUIE          ↓       NOUE          ↓       MARE 1          ↓       SOL          ↓       MARE 2          ↓       NAPPE          ↓      SOURCE

Chaque élément devient un petit réservoir.


15. Pourquoi plusieurs petits stockages ?

La multiplication des points de stockage peut permettre :

  • une meilleure répartition spatiale ;
  • une réduction des débits de pointe ;
  • une meilleure proximité avec les zones de consommation ;
  • une meilleure résilience en cas de défaillance locale.

Mais elle augmente également :

  • les besoins d’entretien ;
  • la complexité du réseau ;
  • les risques de mauvais dimensionnement.

Il faut donc rechercher un compromis.


16. Redistribuer

L’eau stockée ne doit pas nécessairement rester immobile.

Elle peut être redistribuée :

  • latéralement ;
  • verticalement ;
  • par capillarité ;
  • par les racines ;
  • par les nappes ;
  • par les écoulements de surface.

Le système devient alors un réseau de transfert.


17. Redistribution gravitaire

La solution la plus simple est souvent la gravité.

On peut utiliser :

  • pente naturelle ;
  • courbes de niveau ;
  • terrasses ;
  • noues ;
  • canaux végétalisés.

L’énergie potentielle de l’eau permet alors de réaliser une partie du transport sans pompage.


18. Redistribution par le sol

Le sol peut déplacer l’eau :

  • verticalement ;
  • horizontalement ;
  • par capillarité ;
  • dans les macropores.

On peut donc considérer le sol comme un réseau hydraulique poreux tridimensionnel.


19. Redistribution par les plantes

Les plantes constituent également des éléments hydrauliques biologiques.

Elles prélèvent l’eau : sol→racines→xyleˋme→feuilles→atmospheˋre.

Elles déplacent ainsi de grandes quantités d’eau dans le paysage.


20. Restituer

Le dernier principe consiste à permettre à l’eau de revenir progressivement au système aval.

La restitution peut se faire par :

  • source ;
  • nappe ;
  • drainage ;
  • écoulement ;
  • évapotranspiration ;
  • rivière.

Une restitution lente peut contribuer au maintien des écosystèmes pendant les périodes sèches.


21. Le débit de restitution

Un ouvrage de stockage peut être caractérisé par : Qsortie​(t)

L’objectif n’est pas nécessairement de maximiser ou minimiser ce débit.

Il s’agit de rechercher un régime compatible avec :

  • sécurité ;
  • hydrologie naturelle ;
  • besoins écologiques ;
  • capacité du sol ;
  • fonctionnement du bassin versant.

22. L’hydraulique naturelle comme système en cascade

Un réseau Omakëya™ peut être conçu comme une succession de réservoirs :

      PLUIE        ↓     TOITURE        ↓      CITERNE        ↓       NOUE        ↓      MARE 1        ↓    SOL VIVANT        ↓      MARE 2        ↓      NAPPE        ↓      SOURCE        ↓     RIVIÈRE

Chaque élément amortit une partie du flux.


23. Dimensionnement des volumes

Pour une surface A et une pluie P, le volume théorique reçu peut être approximé par : V=P×A

avec P exprimée en mètres.

Par exemple, pour :

  • A=1000 m2 ;
  • P=50 mm=0,05 m,

on obtient : V=0,05×1000 V=50 m3

avant prise en compte des coefficients de ruissellement, pertes et débordements.


24. Le coefficient de ruissellement

Dans la réalité : Vr​=CPA

avec :

  • C = coefficient de ruissellement.

Il dépend notamment :

  • surface imperméable ;
  • pente ;
  • sol ;
  • végétation ;
  • humidité initiale ;
  • intensité de la pluie.

25. Dimensionner ne signifie pas seulement stocker

Un système correctement dimensionné doit répondre à plusieurs questions :

  1. Que se passe-t-il pendant une petite pluie ?
  2. Pendant une pluie courante ?
  3. Pendant une pluie intense ?
  4. Pendant un événement exceptionnel ?
  5. Que se passe-t-il lorsque le système est déjà plein ?
  6. Où va l’eau en cas de débordement ?

26. Le trop-plein

Tout système de stockage doit disposer d’un chemin de sécurité.

          ARRIVÉE             ↓       ┌───────────┐       │   MARE    │       │           │       └─────┬─────┘             │         trop-plein             ↓        noue aval             ↓          exutoire

Le trop-plein n’est pas un détail.

Il constitue une partie essentielle du dimensionnement.


27. La pluie décennale, centennale et extrême

Le dimensionnement doit distinguer les niveaux de risque.

Selon l’ouvrage et les enjeux, on peut étudier :

  • pluie fréquente ;
  • pluie décennale ;
  • pluie cinquantennale ;
  • pluie centennale ;
  • événements extrêmes.

La période de retour ne signifie pas qu’un événement se produit exactement tous les T ans.

Elle correspond à une fréquence statistique.


28. Le principe de fonctionnement multi-régime

Un bon système doit fonctionner différemment selon l’intensité des événements.

Petite pluie

→ infiltration quasi complète.

Pluie moyenne

→ stockage + infiltration + redistribution.

Forte pluie

→ stockage + débordement contrôlé.

Événement extrême

→ fonctionnement sécurisé avec évacuation des excédents.

C’est une approche beaucoup plus robuste qu’un dimensionnement pour un seul événement.


29. L’eau et la topographie

La topographie constitue une infrastructure naturelle préexistante.

Avant de construire, il faut identifier :

  • points hauts ;
  • points bas ;
  • lignes de niveau ;
  • talwegs ;
  • dépressions ;
  • ruptures de pente.

Une bonne conception utilise autant que possible :

la gravité et la topographie avant les équipements mécaniques.


30. Les courbes de niveau

Les ouvrages implantés suivant les courbes de niveau peuvent ralentir les écoulements descendants.

Exemples :

  • haies ;
  • banquettes ;
  • terrasses ;
  • noues.

Ils transforment une pente continue en succession de petits ralentissements.


31. Les haies hydrauliques

Une haie bien implantée peut agir simultanément comme :

  • brise-vent ;
  • filtre à ruissellement ;
  • piège à sédiments ;
  • corridor biologique ;
  • structure racinaire ;
  • stockage de carbone.

Elle constitue donc un excellent exemple d’infrastructure multifonctionnelle.


32. Les mares en cascade

Plusieurs mares peuvent créer un système de stockage successif :

        pluie          ↓      MARE A        ↓      MARE B        ↓      MARE C        ↓      zone humide        ↓       rivière

Les connexions doivent cependant être conçues pour éviter :

  • érosion ;
  • rupture de digue ;
  • transfert de contaminants ;
  • propagation d’espèces indésirables.

33. Les zones humides

Les zones humides sont particulièrement intéressantes car elles combinent :

  • stockage ;
  • ralentissement ;
  • biodiversité ;
  • filtration ;
  • transformation biologique ;
  • échanges avec la nappe.

Elles constituent des infrastructures naturelles extrêmement complexes.


34. Le rôle des sols argileux

Un sol argileux peut présenter une infiltration faible.

Il n’est donc pas forcément pertinent d’y construire un système destiné à infiltrer rapidement de grands volumes.

Dans certains cas, l’approche sera plutôt :

ralentir → stocker temporairement → restituer progressivement.


35. Le rôle des sols sableux

Les sols sableux peuvent présenter une infiltration importante.

Cela peut favoriser :

  • recharge ;
  • drainage profond ;
  • infiltration rapide.

Mais cela peut également accroître :

  • les pertes d’eau ;
  • le transfert rapide de contaminants.

Il faut donc associer quantité et qualité.


36. L’hydraulique naturelle n’est pas une recette universelle

Une noue efficace dans un sol sableux peut être inefficace dans :

  • une argile compacte ;
  • une zone rocheuse ;
  • une zone avec nappe proche ;
  • une zone fortement polluée.

La première étape reste donc :

diagnostiquer le site.


37. Le diagnostic hydraulique Omakëya™

Avant toute réalisation :

Topographie

  • pente ;
  • altitudes ;
  • talwegs.

Sol

  • texture ;
  • structure ;
  • compaction ;
  • infiltration.

Hydrologie

  • pluies ;
  • ruissellement ;
  • débits ;
  • zones humides.

Hydrogéologie

  • profondeur de nappe ;
  • aquifères ;
  • sources ;
  • zones de recharge.

Risques

  • inondation ;
  • érosion ;
  • pollution ;
  • rupture d’ouvrage.

38. Mesurer avant de dimensionner

Quelques mesures fondamentales :

  • pluviométrie ;
  • humidité du sol ;
  • infiltration ;
  • débit ;
  • niveau de nappe ;
  • température ;
  • conductivité ;
  • pH.

Le diagnostic transforme un projet intuitif en projet d’ingénierie écologique.


39. Les cinq fonctions Omakëya™

On peut résumer l’ensemble du chapitre avec une architecture fonctionnelle :

FonctionObjectifExemples
Ralentirdiminuer les vitessesnoues, haies, terrasses
Infiltrertransférer vers le solsols vivants, zones perméables
Stockerconserver l’eaumares, citernes, nappes
Redistribuerdéplacer l’eau utilementgravité, sol, végétation
Restitueralimenter l’avalsources, rivières, évapotranspiration

40. Une hydraulique multifonctionnelle

Un même élément peut assurer plusieurs fonctions.

Une mare

  • stockage ;
  • biodiversité ;
  • évaporation ;
  • irrigation ;
  • recharge potentielle ;
  • régulation thermique locale.

Une haie

  • ralentissement ;
  • infiltration ;
  • biodiversité ;
  • carbone ;
  • brise-vent.

Un sol vivant

  • infiltration ;
  • stockage ;
  • filtration ;
  • fertilité ;
  • carbone ;
  • habitat biologique.

C’est précisément ce caractère multifonctionnel qui distingue l’infrastructure écologique d’un ouvrage hydraulique purement technique.


41. L’optimisation

Une conception Omakëya™ peut être formulée comme un problème d’optimisation : max(S+I+Rb​+B+C)

tout en minimisant : E+P+Co​

où, selon le modèle :

  • S = stockage ;
  • I = infiltration ;
  • Rb​ = résilience hydrologique ;
  • B = biodiversité ;
  • C = carbone ;
  • E = érosion ;
  • P = pollution ;
  • Co​ = coûts.

Il ne s’agit évidemment pas d’une équation universelle, mais d’une manière de formaliser les objectifs d’un projet.


42. Le réseau hydraulique vivant

L’idée centrale du Tome 7 peut finalement être représentée ainsi :

                         ATMOSPHÈRE                             ↑                       évapotranspiration                             ↑                          PLANTES                             ↑                             │       pluie → RALENTIR → INFILTRER                         ↓                      STOCKER                     ↙       ↘                  SOL        MARE                   ↓          ↓                NAPPE ← REDISTRIBUER                   ↓                SOURCE                   ↓                RIVIÈRE                   ↓                 OCÉAN                   ↓               évaporation                   ↓               ATMOSPHÈRE

43. De l’ouvrage hydraulique au paysage hydraulique

C’est probablement l’un des changements conceptuels les plus importants de l’hydrologie régénérative.

Au lieu de demander :

« Où construire un bassin ? »

on demande :

« Comment organiser l’ensemble du paysage pour que l’eau circule correctement ? »

Le projet ne porte donc plus uniquement sur un ouvrage.

Il porte sur :

la géométrie du terrain + les sols + la végétation + les zones de stockage + les flux souterrains + les exutoires.


44. Vers l’ingénierie des écosystèmes

L’hydraulique naturelle devient alors une véritable discipline d’ingénierie.

Elle doit intégrer :

  • hydrologie ;
  • hydraulique ;
  • pédologie ;
  • hydrogéologie ;
  • écologie ;
  • botanique ;
  • climatologie ;
  • génie civil ;
  • agronomie ;
  • gestion des risques.

Et surtout, elle doit considérer le temps.

Un ouvrage peut être dimensionné pour aujourd’hui, mais son fonctionnement doit être étudié pour :

  • 2030 ;
  • 2050 ;

45. L’hydraulique naturelle Omakëya™ ne consiste pas à opposer technologie et nature.

Elle consiste à utiliser les lois physiques de l’eau, la topographie, les propriétés du sol et les processus biologiques pour concevoir des systèmes hydrauliques plus distribués, multifonctionnels et résilients.

Le principe directeur reste : RALENTIR→INFILTRER→STOCKER→REDISTRIBUER→RESTITUER​

L’eau cesse alors d’être considérée comme un flux qu’il faut simplement évacuer.

Elle devient une ressource dynamique à accompagner à travers le paysage.

Le véritable ouvrage hydraulique Omakëya™ n’est pas nécessairement un bassin, une noue ou un fossé : c’est l’ensemble du paysage organisé pour que chaque goutte d’eau puisse accomplir le maximum de fonctions avant de quitter le système.