
LE STOCKAGE DE L’EAU DANS LE SOL
Réserve utile, humus, argiles, matière organique, biopores et agrégats : comment un sol vivant devient un réservoir hydrologique
L’infiltration n’est que la première étape.
Faire pénétrer l’eau dans le sol ne garantit pas qu’elle y restera suffisamment longtemps pour être utile aux plantes. Une partie peut rapidement rejoindre les horizons profonds, une autre rester fortement retenue par les particules, tandis qu’une fraction intermédiaire constitue une véritable réserve hydrique exploitable par les racines.
La question fondamentale devient donc :
Comment transformer le sol en un réservoir capable de recevoir l’eau, de la conserver, de la redistribuer et de la rendre progressivement disponible au vivant ?
C’est ici que se rejoignent la pédologie, la physique des sols, la biologie, l’hydrologie et l’agroclimatologie.
1. Le sol comme réservoir vivant
Un sol peut être représenté comme un réservoir complexe :
PLUIE ↓ ┌────────────┐ │ SURFACE │ └─────┬──────┘ ↓ INFILTRATION ↓ ┌────────────────────────────────┐ │ SOL VIVANT │ │ │ │ macropores → circulation │ │ mésopores → stockage utile │ │ micropores → eau fortement │ │ retenue │ │ │ │ racines │ │ champignons │ │ lombrics │ │ matière organique │ │ agrégats │ └────────────────┬───────────────┘ ↓ DRAINAGE PROFOND
Le sol n’est donc pas un simple matériau poreux.
C’est une architecture dynamique dont les pores sont continuellement créés, détruits, agrandis, colmatés et reconnectés par les processus physiques et biologiques.
2. Les différents compartiments de stockage
L’eau peut être stockée dans plusieurs structures :
- pores entre les grains ;
- pores à l’intérieur des agrégats ;
- micropores associés aux argiles ;
- espaces associés à la matière organique ;
- galeries de lombrics ;
- anciens canaux racinaires ;
- réseaux de fissures ;
- interfaces entre particules minérales et matière organique.
Cette diversité est essentielle.
La capacité de stockage ne dépend donc pas uniquement de la quantité de matière présente, mais de l’architecture tridimensionnelle du sol.
3. La réserve utile
La réserve utile (RU) correspond à une estimation de l’eau située entre :
- la capacité au champ ;
- le point de flétrissement permanent.
On peut l’exprimer en hauteur d’eau : RU=(θCC−θPFP)Z
où :
- θCC = teneur en eau à la capacité au champ ;
- θPFP = teneur en eau au point de flétrissement permanent ;
- Z = profondeur considérée.
4. Exemple
Supposons un horizon de : Z=0,50 m
avec : θCC=0,32
et : θPFP=0,16
Alors : RU=(0,32−0,16)×0,50 RU=0,08 m
soit : 80 mm
Comme : 1 mm=1 L/m2
cela correspond à : 80 L/m2
sur cet horizon.
5. La réserve utile n’est pas le stockage total
C’est une distinction fondamentale.
Un sol peut contenir : 150 L/m2
d’eau totale, mais seule une partie peut être facilement mobilisée par les plantes.
On peut schématiser :
EAU TOTALE██████████████████████████████Eau gravitaire█████Eau disponible██████████████Eau fortement retenue███████
L’objectif agronomique n’est donc pas simplement d’augmenter l’eau totale.
Il faut augmenter la fraction fonctionnellement disponible.
6. Le rôle des argiles
Les argiles jouent un rôle majeur dans la rétention de l’eau.
Leur très petite taille et leur grande surface spécifique permettent de retenir de l’eau autour des particules.
Mais toutes les argiles ne se comportent pas de la même manière.
Il faut notamment distinguer :
- kaolinite ;
- illite ;
- smectites ;
- vermiculites.
Leur capacité de rétention et leur comportement structural diffèrent fortement.
7. Pourquoi une argile peut stocker beaucoup d’eau sans tout rendre disponible ?
C’est l’un des paradoxes fondamentaux des sols.
Une argile peut posséder :
- beaucoup de micropores ;
- une forte surface spécifique ;
- une forte capacité de rétention.
Mais une partie de cette eau est retenue avec une énergie telle qu’elle devient difficilement accessible aux racines.
On obtient donc :
fort stockage ≠ forte disponibilité.
C’est une distinction essentielle pour le dimensionnement agroclimatique.
8. Le type d’argile est déterminant
Une argile à forte activité peut présenter :
- gonflement ;
- retrait ;
- forte rétention ;
- modification importante de la porosité lors des cycles hydriques.
Les smectites sont particulièrement connues pour ces phénomènes.
À l’inverse, d’autres minéraux argileux présentent des comportements beaucoup moins expansifs.
La pédologie détaillée doit donc être intégrée au diagnostic.
9. Le complexe argilo-humique
L’association entre :
- argiles ;
- matière organique humifiée ;
- cations ;
forme des structures particulièrement importantes pour la fertilité et la stabilité des agrégats.
On parle notamment du :
complexe argilo-humique.
Il contribue à :
- retenir certains éléments minéraux ;
- stabiliser la structure ;
- favoriser l’organisation des agrégats ;
- améliorer certaines propriétés hydriques.
10. L’humus
L’humus représente une fraction transformée et relativement stable de la matière organique du sol.
Il possède une capacité importante à interagir avec l’eau.
Il contribue notamment à :
- augmenter la capacité de rétention ;
- stabiliser les agrégats ;
- améliorer la structure ;
- soutenir l’activité biologique.
Mais il faut éviter une simplification fréquente :
« ajouter de l’humus = multiplier automatiquement la réserve utile ».
L’effet dépend du type de matière organique, de son degré de transformation, de la texture, de la structure et du contexte pédologique.
11. Matière organique et stockage hydrique
La matière organique influence l’eau du sol par plusieurs mécanismes :
Effet direct
Certaines fractions organiques retiennent l’eau.
Effet structural
Elles participent à la formation et à la stabilisation des agrégats.
Effet biologique
Elles alimentent les organismes du sol.
Effet indirect
La biologie produit des substances et des structures qui modifient la porosité.
On obtient : Matieˋre organique→structure→porositeˊ→stockage
12. Les agrégats
Un agrégat est un assemblage de particules minérales et organiques maintenues ensemble.
Un sol bien structuré possède généralement une architecture de pores à plusieurs échelles.
AGRÉGAT ┌───────────┐ │ • • • │ │ • • │ │ • • • │ │ • • │ └───────────┘ • = particules espaces = pores
Ces pores ne jouent pas tous le même rôle.
13. Macropores, mésopores et micropores
On peut simplifier :
| Type de pores | Fonction dominante |
|---|---|
| Macropores | circulation rapide de l’eau et de l’air |
| Mésopores | stockage et redistribution |
| Micropores | forte rétention de l’eau |
Le sol idéal possède une combinaison fonctionnelle de ces trois familles.
14. La porosité bimodale ou multimodale
Un sol biologiquement actif peut présenter une architecture très complexe.
Par exemple :
MACROPORES│├── drainage├── air├── racines└── galeriesMÉSOPores│├── stockage├── diffusion└── alimentation racinaireMICROPORES│├── rétention└── eau fortement liée
C’est cette organisation qui permet au sol de fonctionner simultanément comme :
- réservoir ;
- filtre ;
- réseau hydraulique ;
- habitat biologique.
15. Les biopores
Les biopores sont des pores créés ou fortement influencés par les organismes vivants.
Ils proviennent notamment :
- des racines ;
- des racines mortes ;
- des galeries de lombrics ;
- de l’activité de la faune ;
- de certaines structures fongiques.
Ils peuvent constituer des voies préférentielles de circulation de l’eau.
16. Les racines comme ingénieurs hydrauliques
Une racine :
- pénètre le sol ;
- écarte certaines particules ;
- modifie localement la structure ;
- stimule la microbiologie ;
- meurt éventuellement ;
- laisse un canal.
Le cycle devient :
RACINE ↓CANAL ↓BIOPORE ↓INFILTRATION ↓STOCKAGE PROFOND ↓RACINES FUTURES
Cette boucle est particulièrement importante dans les systèmes pérennes.
17. Les racines profondes
Les arbres et certaines plantes vivaces peuvent créer des biopores traversant plusieurs horizons.
Cela peut permettre à l’eau de :
- contourner certaines zones compactées ;
- pénétrer plus profondément ;
- rejoindre des horizons plus humides.
Mais l’effet dépend de la continuité et de la connectivité des pores.
18. Les lombrics
Les lombrics créent également des biopores.
Selon leur écologie, leurs galeries peuvent être :
- superficielles ;
- horizontales ;
- profondes ;
- relativement permanentes.
Ces structures peuvent favoriser :
- infiltration ;
- aération ;
- transfert de matière organique ;
- enracinement.
19. Les champignons
Les réseaux mycéliens constituent une autre architecture biologique.
Les hyphes peuvent :
- relier les particules ;
- contribuer à la formation d’agrégats ;
- modifier les flux microscopiques ;
- créer des interfaces entre racines et sol.
Les mycorhizes ajoutent une dimension supplémentaire :
la plante et le champignon forment alors une interface hydraulique et minérale intégrée.
20. Le stockage de l’eau est donc tridimensionnel
Un modèle simpliste considère :
« le sol contient X litres d’eau par m² ».
Le modèle Omakëya™ doit aller plus loin.
Il faut considérer :
- profondeur ;
- distribution verticale ;
- distribution horizontale ;
- taille des pores ;
- connectivité ;
- zones racinaires ;
- horizons pédologiques.
On peut représenter :
Surface────────────────────────── ↓ ↓ racine racine ↓ ↓─────── A ──────────────── • • • • • • •─────── B ──────────────── ↓ ↓ biopores ↓ ↓─────── C ──────────────── ↓ drainage
21. L’eau stockée n’est jamais immobile
Même lorsque l’eau est considérée comme « stockée », elle peut :
- descendre ;
- remonter par capillarité ;
- se déplacer latéralement ;
- être absorbée par une racine ;
- être transférée entre pores ;
- s’évaporer ;
- être consommée par les microorganismes.
Le sol est donc un réservoir dynamique.
22. Le stockage et la texture
On peut établir une comparaison qualitative :
| Sol | Stockage potentiel | Disponibilité | Drainage |
|---|---|---|---|
| Sable grossier | Faible | Faible à moyenne | Très rapide |
| Sable limoneux | Moyen | Moyenne | Rapide |
| Limon | Élevé | Souvent bonne | Moyenne |
| Limon argileux | Élevé | Variable | Moyenne à lente |
| Argile | Très élevé | Variable à faible | Lent |
| Sol structuré riche en MO | Élevé | Potentiellement élevée | Variable |
Les valeurs réelles doivent être déterminées par mesure ou par données pédologiques adaptées.
23. Le paradoxe du sol argileux
Un sol argileux peut être :
trop humide en hiver et trop sec en été.
Cela semble contradictoire.
Mais il suffit de considérer la dynamique des pores :
hiver
→ saturation
→ faible aération
→ drainage lent.
Puis :
été
→ forte évapotranspiration
→ retrait éventuel
→ eau fortement retenue
→ extraction difficile.
24. Le paradoxe du sol sableux
Le phénomène inverse peut apparaître :
pluie
→ infiltration rapide
→ drainage rapide
→ faible stockage.
Puis :
sécheresse
→ faible réserve
→ dessiccation rapide.
Un sol sableux peut donc nécessiter une gestion particulièrement efficace de :
- couverture ;
- matière organique ;
- irrigation ;
- choix variétal ;
- enracinement.
25. L’objectif : créer une architecture hydrique équilibrée
La conception Omakëya™ vise donc à favoriser simultanément :
En surface
- interception ;
- ralentissement ;
- protection.
Dans les premiers horizons
- stockage ;
- activité biologique ;
- racines.
En profondeur
- infiltration ;
- stockage profond ;
- enracinement ;
- redistribution.
En excès
- drainage contrôlé ;
- recharge ;
- transfert vers les zones humides ou réserves.
26. Le stockage par horizon
Pour un diagnostic précis, il est utile de découper le profil.
Exemple :
| Horizon | Profondeur | RU estimée | Volume sur 100 m² |
|---|---|---|---|
| A | 0–20 cm | 25 mm | 2,5 m³ |
| B | 20–50 cm | 35 mm | 3,5 m³ |
| C | 50–100 cm | 20 mm | 2,0 m³ |
| Total | 0–100 cm | 80 mm | 8,0 m³ |
Ces chiffres sont illustratifs.
Ils montrent cependant une idée importante :
la profondeur du sol peut transformer radicalement le volume hydrique disponible.
27. Un hectare change complètement l’échelle
Sur : 1 ha=10000 m2
un stockage supplémentaire de seulement : 10 mm
représente : 10×10000=100000 L
soit : 100 m3
Un simple gain de 10 mm de stockage fonctionnel peut donc représenter 100 m³ d’eau par hectare.
28. Le carbone comme infrastructure hydrologique
Une idée majeure du Tome 7 peut être formulée ainsi :
le carbone organique du sol n’est pas seulement un stock de carbone ; il participe à l’architecture physique et biologique qui conditionne le cycle de l’eau.
On retrouve : Carbone→biologie→agreˊgation→porositeˊ→infiltration→stockage
Mais cette relation doit être étudiée quantitativement : l’augmentation du carbone organique ne produit pas partout le même gain hydrique.
29. Le stockage de l’eau et le climat
Le stockage hydrique influence également le microclimat.
Un sol humide peut fournir de l’eau à la végétation.
La végétation peut alors augmenter :
- transpiration ;
- évapotranspiration ;
- humidité de l’air ;
- dissipation d’énergie par chaleur latente.
On obtient une chaîne :
pluie
→ sol
→ réserve hydrique
→ racines
→ feuilles
→ transpiration
→ atmosphère
Le stockage hydrique du sol devient donc indirectement un composant du système climatique local.
30. Le sol comme batterie hydrique
Une analogie utile consiste à comparer le sol à une batterie.
| Batterie | Sol |
|---|---|
| capacité | volume de stockage |
| charge | infiltration |
| décharge | évapotranspiration |
| pertes | drainage/évaporation |
| puissance de sortie | capacité à fournir l’eau rapidement |
| état de charge | humidité actuelle |
| vieillissement | dégradation structurale |
Cette analogie doit rester conceptuelle, mais elle permet de comprendre une différence fondamentale :
un sol peut avoir une grande capacité mais être incapable de fournir rapidement l’eau dont la plante a besoin.
31. Vers un indicateur de « batterie hydrique »
On pourrait définir, dans le cadre des futurs modèles Omakëya™, un état de charge hydrique : SOCh=Smax−SminS−Smin
avec :
- S = stockage actuel ;
- Smin = stockage minimal considéré ;
- Smax = stockage maximal fonctionnel.
On obtient ainsi un indicateur conceptuel compris entre : 0≤SOCh≤1
Il pourrait être utilisé dans un futur tableau de bord agroclimatique.
32. Mesurer plutôt que supposer
Pour caractériser réellement le stockage d’un site, il faudra combiner :
Mesures physiques
- humidité volumique ;
- densité apparente ;
- texture ;
- profondeur ;
- capacité au champ ;
- point de flétrissement.
Mesures biologiques
- biomasse microbienne ;
- activité enzymatique ;
- racines ;
- lombrics ;
- champignons.
Mesures structurales
- stabilité des agrégats ;
- macroporosité ;
- compaction ;
- continuité des biopores.
33. Le protocole scientifique Omakëya™
Pour chaque horizon :
1. Prélever
Échantillon représentatif.
2. Mesurer
- texture ;
- densité ;
- matière organique ;
- humidité.
3. Déterminer
- capacité au champ ;
- point de flétrissement ;
- réserve utile.
4. Observer
- racines ;
- agrégats ;
- galeries ;
- activité biologique.
5. Cartographier
Associer les données au profil pédologique et au SIG.
6. Modéliser
Simuler :
- pluie ;
- stockage ;
- évapotranspiration ;
- drainage ;
- sécheresse.
34. Une nouvelle façon de concevoir les jardins
Dans la méthode Omakëya™, le concepteur ne devrait donc plus seulement demander :
« Combien de litres d’eau dois-je apporter ? »
Il devrait demander :
« Combien de millimètres de pluie mon système peut-il infiltrer, stocker et rendre disponibles aux racines avant de devoir irriguer ? »
Cette question change radicalement la conception.
35. Le principe fondamental
On peut résumer le fonctionnement par : Intercepter→Infiltrer→Stocker→Redistribuer→Utiliser→Restituer
C’est l’un des principes structurants de l’hydrologie régénérative Omakëya™.
36. Transformer le sol en infrastructure vivante
Un sol vivant peut être simultanément :
- un réservoir ;
- un filtre ;
- un réseau hydraulique ;
- un habitat ;
- une réserve de nutriments ;
- un stockage de carbone ;
- un support racinaire ;
- un régulateur thermique.
Les argiles fournissent une capacité de rétention importante.
La matière organique participe à la rétention et surtout à la structuration.
L’humus contribue à l’organisation physico-chimique du système.
Les agrégats créent une architecture de pores.
Les racines et lombrics construisent des biopores.
Les microorganismes participent à la stabilisation de cette architecture.
Ainsi :
le stockage de l’eau n’est pas une propriété statique du sol : c’est le résultat émergent de son architecture minérale, organique et biologique.
Et c’est précisément cette idée qui permet de passer de la pédologie classique à une véritable ingénierie hydrologique du sol vivant.
- TOME « SUPP » AGROCLIMATOLOGIE : pour aller plus loin …
- TOME 15 AGROCLIMATOLOGIE : Le Grand Traité de l’Agroclimatologie
- TOME 14 AGROCLIMATOLOGIE : Économie, Gouvernance et Transition Écologique
- TOME 13 AGROCLIMATOLOGIE ! Les Retours d’Expérience
- TOME 12 AGROCLIMATOLOGIE : Mesurer, Diagnostiquer et Piloter les Écosystèmes
- TOME 11 AGROCLIMATOLOGIE ; Les Territoires Résilients
- TOME 10 AGROCLIMATOLOGIE : Modélisation, Simulation et Intelligence Artificielle
- TOME 9 AGROCLIMATOLOGIE : Concevoir les Jardins, Vergers et Fermes Résilients
- TOME 8 AGROCLIMATOLOGIE : Les Plantes du Climat de Demain
- TOME 7 AGROCLIMATOLOGIE : Les Sols Vivants et l’Hydrologie Régénérative
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 6 – Les applications : mise en œuvre de la méthode Omakëya™ à toutes les échelles, du balcon au territoire.
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 5 – L’Ingénierie des Écosystèmes
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 4 – Les Fondements Scientifiques de l’Agroclimatologie (un peu plus loin !)
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 3 – Les Applications de la Vision Omakëya™
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 2 – L’Ingénierie des Écosystèmes Résilients
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 1 – Les fondements scientifiques (initial)
- AGROCLIMATOLOGIE : De la biologie des sols à l’intelligence artificielle, comprendre, concevoir et faire évoluer les jardins, vergers, fermes et paysages capables de résister au climat du futur.