
LES TERRITOIRES OMAKËYA™
Concevoir des territoires résilients à l’échelle des bassins versants, des paysages, des économies et du vivant
Après le balcon, le jardin, le verger, la ferme, l’entreprise, la collectivité et la ville, la méthode Omakëya™ atteint son échelle la plus systémique :
le territoire.
À cette échelle, il devient impossible de séparer artificiellement :
- l’eau ;
- les sols ;
- les forêts ;
- l’agriculture ;
- les villes ;
- l’industrie ;
- le tourisme ;
- la biodiversité ;
- l’énergie ;
- les infrastructures ;
- les populations.
Tout est relié.
Une forêt située en amont influence l’eau disponible en aval.
Une agriculture mal adaptée peut modifier le ruissellement et l’érosion.
Une ville imperméabilisée accélère les écoulements.
Une zone humide peut ralentir et stocker temporairement l’eau.
Une forêt peut modifier localement les flux d’énergie et d’eau.
Une activité touristique peut créer une pression saisonnière importante.
Une infrastructure industrielle peut générer des consommations d’eau et d’énergie.
Le territoire doit donc être pensé comme un système socio-écologique complet.
I. CHANGER D’ÉCHELLE : DU PROJET AU TERRITOIRE
À l’échelle d’un jardin, on peut raisonner en mètres.
À l’échelle d’une ville, en kilomètres.
À l’échelle d’un territoire, il faut raisonner en :
- bassins versants ;
- corridors écologiques ;
- continuités paysagères ;
- réseaux hydrauliques ;
- infrastructures ;
- flux économiques ;
- flux énergétiques ;
- flux alimentaires ;
- flux de population.
Le territoire devient un système de flux.
ATMOSPHÈRE ↓ PLUIE ↓ BASSIN VERSANT ↓ ┌───────────────┼───────────────┐ ↓ ↓ ↓ FORÊTS AGRICULTURE VILLE ↓ ↓ ↓ └─────────── EAU ───────────────┘ ↓ RIVIÈRE ↓ MER
II. LE BASSIN VERSANT COMME UNITÉ FONDAMENTALE
Pour l’eau, les limites administratives sont souvent moins pertinentes que les limites physiques.
Une rivière ne s’arrête pas à une frontière communale.
Le bassin versant constitue donc une unité fondamentale pour :
- l’hydrologie ;
- la gestion des crues ;
- la sécheresse ;
- l’érosion ;
- les nappes ;
- la qualité de l’eau ;
- les zones humides.
La question devient :
Que se passe-t-il de l’amont vers l’aval ?
III. PENSER L’EAU DE L’AMONT À L’AVAL
On peut représenter le territoire :
MASSIF FORESTIER ↓ PRAIRIES ↓ AGRICULTURE ↓ VILLAGES ↓ VILLE ↓ INDUSTRIE ↓ RIVIÈRE ↓ ESTUAIRE
Chaque secteur modifie les flux d’eau.
Il faut donc raisonner sur l’ensemble du système.
IV. LES MASSIFS FORESTIERS
Les forêts jouent de nombreux rôles territoriaux :
- stockage de carbone ;
- habitat ;
- biodiversité ;
- protection des sols ;
- interception des précipitations ;
- évapotranspiration ;
- production de bois ;
- paysage ;
- loisirs.
Mais il faut éviter les simplifications.
Une forêt ne constitue pas automatiquement une « réserve d’eau » et son effet hydrologique dépend fortement :
- du climat ;
- des espèces ;
- des sols ;
- de la structure forestière ;
- de l’âge du peuplement ;
- de l’évapotranspiration ;
- de la géologie.
La gestion forestière doit donc être pensée à partir du fonctionnement réel du bassin versant.
V. LA FORÊT RÉSILIENTE
Face au changement climatique, il faut notamment réfléchir à :
- diversité spécifique ;
- diversité génétique ;
- structure verticale ;
- régénération ;
- disponibilité en eau ;
- risques d’incendie ;
- ravageurs ;
- maladies ;
- tempêtes ;
- sécheresses.
Une forêt homogène peut présenter des vulnérabilités importantes.
La diversité devient donc un mécanisme de résilience.
VI. AGRICULTURE ET TERRITOIRE
L’agriculture constitue l’un des principaux systèmes de transformation des territoires.
Elle influence :
- sols ;
- eau ;
- biodiversité ;
- carbone ;
- paysages ;
- alimentation ;
- économie.
L’agroclimatologie territoriale cherche à adapter les systèmes agricoles aux conditions :
climatiques + pédologiques + hydrologiques + écologiques.
VII. AGRICULTURE ET EAU
Un territoire agricole doit répondre simultanément à :
- disponibilité de l’eau ;
- besoins des cultures ;
- recharge des réserves ;
- sécheresses ;
- ruissellement ;
- érosion.
La stratégie ne consiste pas uniquement à augmenter l’irrigation.
Elle peut également rechercher :
- sols plus infiltrants ;
- couverture permanente ;
- haies ;
- agroforesterie ;
- bandes enherbées ;
- retenues adaptées ;
- restauration de zones humides ;
- amélioration de la matière organique.
L’objectif est de mieux gérer chaque goutte d’eau.
VIII. L’AGROFORESTERIE TERRITORIALE
À l’échelle du territoire, l’agroforesterie peut créer des continuités entre :
forêt
→ haies
→ agriculture
→ prairies
→ ripisylves
→ zones humides.
Le paysage devient progressivement une mosaïque de systèmes complémentaires.
IX. LES HAIES COMME INFRASTRUCTURES TERRITORIALES
Une haie peut assurer plusieurs fonctions :
- brise-vent ;
- habitat ;
- corridor écologique ;
- limitation de l’érosion ;
- interception des eaux ;
- production de biomasse ;
- paysage.
Une haie isolée possède une fonction limitée.
Un réseau de haies constitue une infrastructure écologique beaucoup plus importante.
La maille paysagère devient un outil d’aménagement.
X. LES ZONES HUMIDES
Les zones humides constituent des milieux particulièrement importants.
Elles peuvent participer à :
- biodiversité ;
- stockage temporaire d’eau ;
- filtration de certains polluants ;
- ralentissement des écoulements ;
- stockage de carbone selon les milieux ;
- régulation locale.
Leur conservation doit donc être considérée comme une véritable infrastructure territoriale.
XI. L’EAU COMME COLONNE VERTÉBRALE DU TERRITOIRE
Une stratégie Omakëya™ territoriale peut être construite autour du réseau hydrographique :
SOURCE ↓RUISSEAU ↓RIVIÈRE ↓ZONE HUMIDE ↓LAC / RETENUE ↓VILLE ↓ESTUAIRE ↓MER
À chaque niveau, on analyse :
- débit ;
- qualité ;
- température ;
- usages ;
- biodiversité ;
- risques ;
- prélèvements ;
- stockage.
XII. CRUES ET SÉCHERESSES
Le territoire doit être conçu pour gérer deux situations apparemment opposées :
Trop d’eau
- pluies intenses ;
- ruissellement ;
- crues ;
- inondations ;
- érosion.
Pas assez d’eau
- sécheresse ;
- baisse des nappes ;
- restrictions ;
- mortalité végétale ;
- stress agricole.
Le même territoire doit donc être capable de :
ralentir l’eau lorsqu’elle arrive trop vite et la conserver lorsqu’elle devient rare.
XIII. INDUSTRIE ET RESSOURCES TERRITORIALES
L’industrie doit être intégrée au fonctionnement global.
Il faut analyser :
- prélèvements d’eau ;
- rejets ;
- énergie ;
- chaleur ;
- occupation du sol ;
- transport ;
- émissions ;
- déchets.
Mais il faut également rechercher les synergies.
Une entreprise peut éventuellement valoriser :
- chaleur fatale ;
- eaux traitées ;
- biomasse ;
- déchets organiques ;
- sous-produits.
Le territoire devient alors un système d’échanges.
XIV. L’ÉCOLOGIE INDUSTRIELLE TERRITORIALE
On peut représenter :
ENTREPRISE A ↓ chaleurENTREPRISE BAGRICULTURE ↓ biomasseUNITÉ DE VALORISATIONVILLE ↓ eaux usées traitéesAGRICULTUREINDUSTRIE ↓ chaleur fataleRÉSEAU DE CHALEUR
L’objectif est de réduire les pertes de matière et d’énergie.
Le déchet d’un système peut devenir la ressource d’un autre.
XV. TOURISME ET TERRITOIRE
Le tourisme dépend fortement :
- du climat ;
- du paysage ;
- de l’eau ;
- de la biodiversité ;
- du patrimoine.
Mais il peut également exercer une pression sur :
- eau potable ;
- déchets ;
- mobilité ;
- sols ;
- biodiversité.
Le tourisme résilient doit donc être pensé en fonction de la capacité réelle du territoire.
XVI. LE TOURISME CLIMATIQUE
Le changement climatique modifie déjà les conditions touristiques.
Il faut anticiper :
- canicules ;
- manque de neige ;
- sécheresses ;
- incendies ;
- pluies extrêmes ;
- modification des saisons.
Les territoires touristiques peuvent diversifier leur offre :
été + hiver + intersaison + nature + patrimoine + agriculture + culture.
La diversification devient une stratégie économique de résilience.
XVII. BIODIVERSITÉ ET CONTINUITÉS ÉCOLOGIQUES
La biodiversité ne doit pas être limitée aux espaces protégés.
Elle doit être connectée.
FORÊT ↓HAIE ↓RIVIÈRE ↓ZONE HUMIDE ↓PRAIRIE ↓BOIS ↓VILLE
Ce réseau constitue une véritable infrastructure écologique territoriale.
XVIII. LES TRAMES VERTES ET BLEUES
Le territoire peut être organisé autour de deux grands réseaux.
Trame verte
- forêts ;
- haies ;
- prairies ;
- bosquets ;
- parcs.
Trame bleue
- rivières ;
- ruisseaux ;
- mares ;
- zones humides ;
- lacs.
Leur croisement produit des zones particulièrement riches.
Vert + bleu = continuité écologique + hydrologique.
XIX. LES SOLS COMME INFRASTRUCTURE TERRITORIALE
Les sols doivent également être cartographiés.
Identifier :
- sols agricoles ;
- sols forestiers ;
- sols urbains ;
- sols hydromorphes ;
- sols érodés ;
- sols compactés ;
- sols riches en matière organique.
Puis déterminer leur capacité à :
- infiltrer ;
- stocker ;
- produire ;
- héberger la biodiversité ;
- stocker du carbone.
XX. LE TERRITOIRE COMME RÉSEAU ÉNERGÉTIQUE
Il faut également cartographier :
- production solaire ;
- éolien ;
- hydraulique ;
- biomasse ;
- géothermie ;
- réseaux électriques ;
- réseaux de chaleur ;
- stockage.
Puis rechercher les complémentarités entre :
production + consommation + stockage + récupération.
XXI. LE SCHÉMA DIRECTEUR OMAKËYA™
Le schéma directeur constitue l’un des outils majeurs de cette approche.
Il peut intégrer simultanément :
1. Climat
- températures ;
- sécheresses ;
- canicules ;
- vents.
2. Eau
- bassins versants ;
- nappes ;
- rivières ;
- zones humides.
3. Sols
- géologie ;
- pédologie ;
- artificialisation.
4. Écologie
- habitats ;
- corridors ;
- biodiversité.
5. Agriculture
- cultures ;
- élevage ;
- agroforesterie.
6. Forêt
- massifs ;
- continuités ;
- risques.
7. Urbanisme
- villes ;
- villages ;
- infrastructures.
8. Économie
- industrie ;
- tourisme ;
- agriculture ;
- commerce.
XXII. LA CARTE SYNTHÉTIQUE DU TERRITOIRE
L’un des objectifs pourrait être de produire une carte unique :
TERRITOIRE │ ┌───────────────┼───────────────┐ ↓ ↓ ↓ CLIMAT EAU SOL ↓ ↓ ↓ FORÊTS AGRICULTURE VILLES ↓ ↓ ↓ └──────── BIODIVERSITÉ ─────────┘ ↓ INDUSTRIE ↓ TOURISME ↓ HABITANTS
Cette carte ne serait pas simplement descriptive.
Elle deviendrait un outil de décision.
XXIII. DIAGNOSTIQUER LES VULNÉRABILITÉS
On peut construire une matrice :
| Risque | Exposition | Sensibilité | Capacité d’adaptation | Priorité |
|---|---|---|---|---|
| Canicule | Forte | Forte | Moyenne | Très haute |
| Sécheresse | Forte | Très forte | Faible | Très haute |
| Inondation | Moyenne | Forte | Moyenne | Haute |
| Incendie | Forte | Forte | Faible | Très haute |
| Érosion | Moyenne | Moyenne | Moyenne | Moyenne |
| Perte de biodiversité | Forte | Forte | Moyenne | Haute |
Cette matrice doit être construite à partir des données spécifiques du territoire.
XXIV. CONSTRUIRE DES SCÉNARIOS 2050–2100
Un territoire ne peut plus être planifié uniquement à partir du climat passé.
Il faut tester plusieurs futurs :
Scénario 1
Climat relativement modéré.
Scénario 2
Réchauffement important.
Scénario 3
Sécheresses répétées.
Scénario 4
Multiplication des événements extrêmes.
Scénario 5
Transformation majeure des usages agricoles.
Puis tester la robustesse du territoire.
XXV. LE JUMEAU NUMÉRIQUE TERRITORIAL
Le niveau territorial permet de réunir les données de :
- satellites ;
- SIG ;
- drones ;
- stations météo ;
- capteurs hydrologiques ;
- inventaires biologiques ;
- agriculture ;
- forêt ;
- urbanisme.
Le jumeau numérique peut ensuite simuler :
- eau ;
- climat ;
- végétation ;
- agriculture ;
- urbanisation ;
- biodiversité.
XXVI. L’IA AU SERVICE DE LA PLANIFICATION
L’intelligence artificielle peut être utilisée pour :
- détecter les changements d’occupation du sol ;
- identifier les zones vulnérables ;
- prévoir certains besoins hydriques ;
- analyser des séries climatiques ;
- détecter des dépérissements forestiers ;
- optimiser certaines plantations ;
- simuler des scénarios.
Mais l’IA doit rester un outil d’aide à la décision.
Les décisions territoriales nécessitent toujours :
- expertise ;
- données fiables ;
- validation scientifique ;
- concertation ;
- cadre réglementaire.
XXVII. LES GRANDS CORRIDORS OMAKËYA™
À terme, on peut imaginer un territoire organisé autour de grands corridors :
Corridor forestier
forêt → forêt
Corridor fluvial
source → rivière → zone humide
Corridor agricole
fermes → haies → prairies
Corridor urbain
ville → parc → ville
Corridor touristique
patrimoine → nature → agriculture → villages
Ces réseaux peuvent se superposer.
XXVIII. LE TERRITOIRE MULTIFONCTIONNEL
Une même infrastructure peut assurer plusieurs fonctions.
Une ripisylve peut être :
- habitat ;
- protection de berge ;
- corridor ;
- ombrage ;
- paysage.
Une haie peut être :
- brise-vent ;
- biodiversité ;
- production ;
- paysage ;
- régulation hydrologique.
Une zone humide peut être :
- biodiversité ;
- stockage temporaire ;
- paysage ;
- recherche ;
- tourisme nature.
La multifonctionnalité devient un principe fondamental de l’aménagement territorial.
XXIX. LES KPI TERRITORIAUX
| Domaine | Indicateurs |
|---|---|
| Eau | disponibilité, qualité, stockage |
| Hydrologie | ruissellement, infiltration, crues |
| Forêts | surface, diversité, état sanitaire |
| Agriculture | rendement, consommation d’eau, matière organique |
| Sols | artificialisation, carbone, érosion |
| Biodiversité | habitats, espèces, connectivité |
| Climat | température, exposition, canicules |
| Énergie | production, consommation, autonomie |
| Industrie | eau, énergie, émissions, valorisation |
| Tourisme | fréquentation, saisonnalité, pression |
| Urbanisation | artificialisation, densité, canopée |
| Résilience | capacité d’adaptation globale |
XXX. LE SCHÉMA DIRECTEUR COMME CONTRAT AVEC LE FUTUR
Un schéma directeur territorial ne devrait pas seulement indiquer :
où construire.
Il devrait également préciser :
où conserver, où restaurer, où produire, où infiltrer, où protéger, où reconnecter et où adapter.
Il devient ainsi une véritable stratégie territoriale.
XXXI. PLANIFIER PAR PRIORITÉS
Toutes les zones ne doivent pas être transformées simultanément.
On peut établir :
Priorité 1 — protéger
- nappes ;
- zones humides ;
- forêts remarquables ;
- sols agricoles stratégiques.
Priorité 2 — restaurer
- rivières ;
- haies ;
- sols dégradés ;
- corridors.
Priorité 3 — adapter
- agriculture ;
- villes ;
- infrastructures ;
- tourisme.
Priorité 4 — développer
- nouvelles filières ;
- agroforesterie ;
- tourisme nature ;
- énergie renouvelable.
XXXII. LA GOUVERNANCE TERRITORIALE
Un territoire implique de nombreux acteurs :
- communes ;
- intercommunalités ;
- agriculteurs ;
- forestiers ;
- entreprises ;
- habitants ;
- associations ;
- scientifiques ;
- gestionnaires de l’eau ;
- acteurs touristiques.
La difficulté n’est donc plus seulement technique.
Elle devient également :
organisationnelle et politique.
La réussite dépend de la capacité à partager :
- données ;
- objectifs ;
- diagnostics ;
- scénarios ;
- responsabilités.
XXXIII. LE TERRITOIRE APPRENANT
La méthode Omakëya™ propose finalement un système évolutif :
OBSERVER ↓MESURER ↓COMPRENDRE ↓MODÉLISER ↓DÉCIDER ↓AGIR ↓MESURER ↓ÉVALUER ↓CORRIGER ↓APPRENDRE ↺
Le territoire devient ainsi un système apprenant.
XXXIV. DE L’AMÉNAGEMENT À L’INGÉNIERIE TERRITORIALE
La différence fondamentale peut être résumée ainsi :
| Approche classique | Approche Omakëya™ |
|---|---|
| Découpage administratif | Fonctionnement physique du territoire |
| Gestion sectorielle | Approche systémique |
| Eau séparée du sol | Eau + sol |
| Agriculture séparée de l’écologie | Agriculture + biodiversité |
| Ville séparée de la campagne | Système urbain-rural |
| Forêt isolée | Réseau forestier et écologique |
| Infrastructure unique | Infrastructure multifonctionnelle |
| Planification statique | Adaptation continue |
| Données séparées | Jumeau numérique |
| Réaction aux crises | Anticipation |
XXXV. LA GRANDE ÉCHELLE OMAKËYA™
Nous arrivons ici à l’une des idées fondamentales de l’Agroclimatologie Omakëya™ :
un territoire résilient ne se construit pas en additionnant des projets isolés.
Il se construit en connectant les projets.
BALCON ↓JARDIN ↓VERGER ↓FERME ↓ENTREPRISE ↓COLLECTIVITÉ ↓VILLE ↓TERRITOIRE
Chaque niveau possède ses propres fonctions.
Mais tous peuvent être reliés par :
l’eau
les sols
la végétation
la biodiversité
l’énergie
les flux alimentaires
les données
les infrastructures.
L’ensemble forme un seul grand système socio-écologique.
XXXVI. VERS LE TERRITOIRE RÉSILIENT OMAKËYA™
Le territoire du futur pourrait donc être conçu comme une mosaïque :
🌲 FORÊTS ↙ ↘ 🌿 HAIES 💧 RIVIÈRES ↓ ↓ 🌾 AGRICULTURE ZONES HUMIDES ↓ ↓ 🏘️ VILLAGES ─── 🌳 CORRIDORS ↘ ↙ 🏙️ VILLE ↓ 🏭 INDUSTRIE ↓ 🌊 LITTORAL
Chaque élément conserve sa fonction propre mais contribue également au fonctionnement général.
C’est cette interconnexion qui produit la résilience.
XXXVII. LE TERRITOIRE COMME ÉCOSYSTÈME
À l’échelle territoriale, l’Agroclimatologie cesse définitivement d’être une simple discipline agricole.
Elle devient une science des interactions entre :
atmosphère
→ eau
→ sol
→ végétation
→ animaux
→ écosystèmes
→ agriculture
→ villes
→ industrie
→ société.
La Vision Omakëya™ propose alors de considérer le territoire comme une infrastructure vivante, dont il faut :
diagnostiquer les flux → identifier les vulnérabilités → préserver les fonctions essentielles → restaurer les continuités → dimensionner les infrastructures → simuler les futurs possibles → piloter les systèmes → mesurer les résultats → adapter continuellement.
Le véritable objectif n’est donc pas de créer un territoire « vert ».
Il est beaucoup plus ambitieux :
Créer un territoire capable de fonctionner, de produire, de protéger, d’accueillir et de s’adapter malgré les transformations du climat.
Et cette vision conduit naturellement au niveau suivant de la méthode Omakëya™ :
concevoir le territoire comme un véritable système d’ingénierie écologique, climatique, hydrologique, énergétique et biologique.
- TOME « SUPP » AGROCLIMATOLOGIE : pour aller plus loin …
- TOME 15 AGROCLIMATOLOGIE : Le Grand Traité de l’Agroclimatologie
- TOME 14 AGROCLIMATOLOGIE : Économie, Gouvernance et Transition Écologique
- TOME 13 AGROCLIMATOLOGIE ! Les Retours d’Expérience
- TOME 12 AGROCLIMATOLOGIE : Mesurer, Diagnostiquer et Piloter les Écosystèmes
- TOME 11 AGROCLIMATOLOGIE ; Les Territoires Résilients
- TOME 10 AGROCLIMATOLOGIE : Modélisation, Simulation et Intelligence Artificielle
- TOME 9 AGROCLIMATOLOGIE : Concevoir les Jardins, Vergers et Fermes Résilients
- TOME 8 AGROCLIMATOLOGIE : Les Plantes du Climat de Demain
- TOME 7 AGROCLIMATOLOGIE : Les Sols Vivants et l’Hydrologie Régénérative
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 6 – Les applications : mise en œuvre de la méthode Omakëya™ à toutes les échelles, du balcon au territoire.
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 5 – L’Ingénierie des Écosystèmes
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 4 – Les Fondements Scientifiques de l’Agroclimatologie (un peu plus loin !)
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 3 – Les Applications de la Vision Omakëya™
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 2 – L’Ingénierie des Écosystèmes Résilients
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 1 – Les fondements scientifiques (initial)
- AGROCLIMATOLOGIE : De la biologie des sols à l’intelligence artificielle, comprendre, concevoir et faire évoluer les jardins, vergers, fermes et paysages capables de résister au climat du futur.