AGROCLIMATOLOGIE : L’encyclopédie instrumentale de l’ingénierie des écosystèmes

L’INGÉNIERIE DES ÉCOSYSTÈMES

Les outils de diagnostic et de mesure

L’encyclopédie instrumentale de l’ingénierie des écosystèmes

Un écosystème peut désormais être observé à plusieurs échelles : du millimètre du sol au territoire entier.

La Vision Omakëya™ doit donc disposer d’une véritable boîte à outils permettant de :

  • localiser ;
  • mesurer ;
  • cartographier ;
  • caractériser ;
  • surveiller ;
  • modéliser ;
  • simuler ;
  • comparer ;
  • piloter.

L’objectif n’est pas de multiplier les technologies.

Le bon outil est celui qui produit la donnée nécessaire à la bonne décision, avec une précision cohérente avec l’enjeu et un coût acceptable.


I. LA PYRAMIDE DES OUTILS

On peut organiser les technologies selon cinq niveaux.

                    TERRITOIRE                       │                🛰 SATELLITE                       │                 🚁 DRONE / LIDAR                       │              📷 PHOTOGRAMMÉTRIE                       │                 🗺 SIG / GPS                       │              🌳 SITE / PARCELLE                       │              📡 STATIONS / IoT                       │                 🔬 MESURES                       │                    SOL

Chaque technologie répond à une question différente.

Le satellite observe de très grandes surfaces.

Le drone observe très finement une parcelle.

Le LiDAR décrit la structure tridimensionnelle.

Le SIG organise les données spatiales.

L’IoT suit l’évolution temporelle.

Les instruments de terrain mesurent les variables physiques et biologiques.


II. GPS — LOCALISER LE VIVANT

Le GPS — ou plus largement GNSS — constitue la base du référencement spatial.

Il permet de positionner :

  • arbres ;
  • haies ;
  • mares ;
  • bâtiments ;
  • sondes ;
  • points de mesure ;
  • limites de parcelles ;
  • habitats ;
  • réseaux hydrauliques.

Applications Omakëya™

Un inventaire peut ainsi associer :

ARBRE 042│├── coordonnées├── essence├── diamètre├── hauteur├── état sanitaire├── exposition├── date de plantation├── biomasse estimée└── historique des mesures

Le GPS transforme donc l’inventaire biologique en base de données géographique.


III. PRÉCISION DU GPS

Tous les systèmes GNSS ne fournissent pas la même précision.

TechnologiePrécision indicativeUsage
Smartphone GNSS~1–10 mreconnaissance
GNSS grand public amélioré~0,5–3 mcartographie simple
GNSS professionnelcentimétrique à décimétriquetopographie
RTKcentimétriqueimplantation précise
GNSS géodésiquemillimétrique à centimétrique selon conditions et méthodetopographie spécialisée

Ces valeurs sont indicatives : environnement, visibilité satellitaire, corrections et méthode d’acquisition peuvent fortement modifier la précision réelle.


IV. SIG — LE CERVEAU SPATIAL

Le Système d’Information Géographique constitue l’une des technologies fondamentales de l’approche Omakëya™.

Un SIG permet de superposer :

  • topographie ;
  • cadastre ;
  • bâtiments ;
  • végétation ;
  • sols ;
  • eau ;
  • climat ;
  • réseaux ;
  • biodiversité ;
  • capteurs ;
  • infrastructures.

On peut alors construire une carte multicritère.


V. LE SIG COMME SYSTÈME D’INGÉNIERIE

Exemple :

             TOPOGRAPHIE                  ↓SOL ───────────→ SIG ←────────── CLIMAT                  ↑                 EAU                  ↑             VÉGÉTATION                  ↑              BÂTIMENTS

Le SIG permet ensuite de rechercher :

Où planter ?

Où stocker l’eau ?

Où créer une mare ?

Où placer un arbre ?

Où créer un corridor ?

Où installer une station météo ?


VI. LES COUCHES OMAKËYA™

Un projet complet peut comprendre :

Couche 1

Cadastre.

Couche 2

Topographie.

Couche 3

Hydrologie.

Couche 4

Sols.

Couche 5

Végétation.

Couche 6

Biodiversité.

Couche 7

Climat.

Couche 8

Bâtiments.

Couche 9

Énergie.

Couche 10

Capteurs.

Couche 11

Scénarios climatiques.

Couche 12

Projet futur.

Le SIG devient alors le jumeau spatial du territoire.


VII. LIDAR — VOIR LA STRUCTURE INVISIBLE

Le LiDAR — Light Detection and Ranging — utilise des impulsions laser pour mesurer des distances.

Il permet notamment de reconstruire :

  • relief ;
  • bâtiments ;
  • arbres ;
  • canopée ;
  • talus ;
  • fossés ;
  • falaises ;
  • infrastructures.

Son intérêt majeur est de fournir une information tridimensionnelle.


VIII. LE LiDAR FORESTIER

Dans une forêt ou un jardin arboré, le LiDAR permet d’étudier :

  • hauteur des arbres ;
  • structure verticale ;
  • densité de canopée ;
  • trouées ;
  • volumes végétaux ;
  • organisation des strates.

On peut représenter :

        🌳        🌳    🌳     🌳  🌳──────────────────────       arbustes──────────────────────          sol

Le système ne décrit donc plus seulement la surface.

Il décrit l’architecture tridimensionnelle du vivant.


IX. LiDAR ET HYDROLOGIE

Le modèle numérique de terrain obtenu par LiDAR peut révéler :

  • microdépressions ;
  • talwegs ;
  • fossés ;
  • pentes ;
  • ruptures de pente ;
  • zones d’accumulation.

On peut ensuite calculer : Direction du ruissellement

puis : Accumulation des eˊcoulements

et identifier les secteurs favorables à :

  • noues ;
  • mares ;
  • bassins ;
  • zones humides ;
  • ouvrages d’infiltration.

X. DRONE

Le drone permet d’obtenir rapidement une vue aérienne très détaillée d’un site.

Il peut être équipé de :

  • caméra RGB ;
  • caméra multispectrale ;
  • caméra thermique ;
  • LiDAR ;
  • capteurs spécialisés.

Il constitue souvent un excellent intermédiaire entre :

relevé terrestre

et

observation satellitaire.


XI. PHOTOGRAMMÉTRIE

La photogrammétrie reconstruit la géométrie d’un objet ou d’un territoire à partir de photographies prises sous différents angles.

Elle permet de créer :

  • orthophotos ;
  • nuages de points ;
  • modèles 3D ;
  • modèles numériques de surface ;
  • mesures de distances ;
  • surfaces ;
  • volumes.

Une simple série de photographies peut donc devenir un modèle spatial exploitable.


XII. LE MODÈLE 3D D’UN JARDIN

On peut reconstruire :

                 🌳              🌳🌳🌳                 │       ┌─────────┴─────────┐       │                   │    MAISON               MARE       │                   │       └────── TERRAIN ────┘

Puis calculer :

  • ombres ;
  • surfaces ;
  • volumes ;
  • pentes ;
  • distances ;
  • visibilité ;
  • rayonnement.

XIII. LASER SCANNER TERRESTRE

Le scanner laser terrestre — TLS — permet d’obtenir des nuages de points extrêmement denses.

Il est particulièrement adapté à :

  • bâtiments ;
  • arbres ;
  • ouvrages ;
  • patrimoine ;
  • structures complexes ;
  • relevés architecturaux.

Il peut permettre de construire un modèle 3D très détaillé d’un bâtiment et de son environnement.


XIV. COMPARER LiDAR ET PHOTOGRAMMÉTRIE

CritèreLiDARPhotogrammétrie
Relief★★★★★★★★★☆
Végétation★★★★★★★★★☆
Géométrie 3D★★★★★★★★★★
Coûtélevéfaible à moyen
Couleurfaible nativement★★★★★
Sol sous végétationtrès bon selon systèmeplus difficile
Rapiditéélevéeélevée
Besoin de traitementimportantimportant

La photogrammétrie est souvent excellente pour produire rapidement une représentation visuelle.

Le LiDAR apporte une information géométrique particulièrement riche, notamment dans les environnements végétalisés.


XV. CAMÉRAS MULTISPECTRALES

Une caméra RGB classique observe principalement trois bandes :

  • rouge ;
  • vert ;
  • bleu.

Une caméra multispectrale observe plusieurs bandes supplémentaires.

Elle peut notamment exploiter :

  • proche infrarouge ;
  • red edge ;
  • rouge ;
  • vert ;
  • bleu.

Cela permet de calculer différents indices de végétation.


XVI. NDVI

L’un des indices les plus connus est : NDVI=NIR+REDNIR−RED​

Il peut fournir une indication relative sur l’état et la vigueur de la végétation.

Mais :

un indice de végétation n’est pas directement une mesure de santé.

Il faut tenir compte :

  • de l’espèce ;
  • du stade de développement ;
  • du sol ;
  • de l’architecture de la végétation ;
  • de l’éclairage ;
  • de la résolution spatiale.

XVII. THERMOGRAPHIE

La thermographie infrarouge permet de cartographier les températures apparentes des surfaces.

Elle peut révéler :

  • surfaces chaudes ;
  • zones froides ;
  • défauts d’isolation ;
  • stress hydrique potentiel ;
  • différences d’évapotranspiration ;
  • fonctionnement des bâtiments ;
  • effets d’ombrage.

XVIII. THERMOGRAPHIE D’UN JARDIN

Une image thermique peut comparer :

ASPHALTE       █████████SOL NU         ███████PELOUSE        █████ARBRES         ███EAU            ██

La cartographie thermique permet alors d’identifier les îlots de chaleur locaux et les puits de fraîcheur.

Mais là encore, les résultats doivent être interprétés en tenant compte de l’émissivité, de l’angle de vue, du rayonnement réfléchi et des conditions météorologiques.


XIX. IoT — INSTRUMENTER L’ÉCOSYSTÈME

L’Internet des objets permet de connecter les instruments au système de données.

Exemple :

🌡 Température💧 Humidité🌧 Pluie💨 Vent🌱 Sol💦 Niveau       ↓    IoT NODE       ↓    LoRaWAN       ↓  SERVEUR       ↓ DASHBOARD       ↓      IA

Le jardin devient alors observable 24 h/24.


XX. STATIONS MÉTÉOROLOGIQUES

Une station complète peut mesurer :

  • température ;
  • humidité ;
  • pression ;
  • vent ;
  • direction ;
  • précipitations ;
  • rayonnement ;
  • éventuellement PAR.

Elle constitue le cœur du système agroclimatique.


XXI. STATION MÉTÉO STANDARD VS MICRO-STATION

TypeUsage
Station professionnellerecherche / référence
Station agroclimatiqueagriculture / jardin
Micro-station IoTréseau dense
Capteurs individuelsexpérimentation ciblée

Un réseau de plusieurs micro-stations peut parfois être plus intéressant qu’une seule station très sophistiquée lorsqu’on cherche à cartographier les microclimats.


XXII. RÉSEAU DE MICRO-STATIONS

Imaginez un jardin de 1 hectare :

       ●──────●──────●       │      │      │       │  🌳  │      │       │      │  💧  │       ●──────●──────●       │      │      │       │      │      │       ●──────●──────●

Chaque point mesure :

  • température ;
  • humidité ;
  • éventuellement rayonnement ;
  • vent ;
  • humidité du sol.

On obtient une cartographie dynamique du microclimat.


XXIII. LE SATELLITE

Le satellite change complètement d’échelle.

Il permet d’observer :

  • parcelles ;
  • forêts ;
  • bassins versants ;
  • villes ;
  • territoires ;
  • évolution temporelle.

Les données satellitaires peuvent fournir :

  • réflectance ;
  • température de surface selon les missions ;
  • végétation ;
  • occupation du sol ;
  • humidité ou variables hydrologiques indirectes selon les capteurs ;
  • évolution des cultures.

XXIV. SATELLITE VS DRONE

CritèreSatelliteDrone
Couverture★★★★★★★☆☆☆
Résolution locale★★★☆☆★★★★★
Répétitivité★★★★★★★★☆☆
Flexibilité★★★☆☆★★★★★
Coût marginalfaible à moyenmoyen
Très petite parcelle★★☆☆☆★★★★★
Territoire★★★★★★★☆☆☆

Le satellite est particulièrement puissant pour suivre l’évolution dans le temps et dans l’espace.

Le drone est particulièrement intéressant pour les diagnostics locaux à très haute résolution.


XXV. L’OUTIL LE PLUS PUISSANT : LA COMBINAISON

La véritable révolution ne vient pas d’un instrument isolé.

Elle vient de leur combinaison.

SATELLITE    ↓TERRITOIRE    ↓DRONE    ↓PARCELLE    ↓LiDAR    ↓STRUCTURE 3D    ↓SIG    ↓ORGANISATION SPATIALE    ↓IoT    ↓DYNAMIQUE TEMPORELLE    ↓IA    ↓PRÉDICTION

XXVI. COMPARATIF GLOBAL

Les coûts ci-dessous sont volontairement exprimés en ordres de grandeur : ils peuvent varier de manière considérable selon matériel, précision, logiciel, prestation, maintenance et qualification de l’opérateur.

OutilCoût relatifPrécision / résolutionÉchelleUsage principal
Smartphone GNSS★★☆☆☆sitereconnaissance
GNSS RTK€€€★★★★★sitetopographie
SIG€ à €€€toutesanalyse spatiale
Station météo€€★★★★☆siteclimat
Micro-station IoT★★★☆☆sitemonitoring
Drone RGB€€★★★★☆parcellecartographie
Drone multispectral€€€★★★★☆parcellevégétation
Drone thermique€€€★★★★☆parcelletempérature
Drone LiDAR€€€€★★★★★parcelle3D / végétation
LiDAR terrestre€€€€★★★★★site3D haute précision
Photogrammétrie€ à €€★★★★☆objet/site3D
Caméra multispectrale€€€★★★★☆végétationphysiologie
Caméra thermique€€ à €€€★★★★☆sitethermique
Satellite€ à €€€★★★☆☆ à ★★★★★territoiretélédétection

XXVII. CHOISIR L’OUTIL SELON LA QUESTION

C’est probablement la règle la plus importante.

QuestionOutil privilégié
Où suis-je ?GNSS
Quelle est la pente ?GNSS / LiDAR
Où va l’eau ?MNT + SIG
Où planter ?SIG + terrain
Quelle est la hauteur des arbres ?LiDAR / photogrammétrie
Où sont les zones chaudes ?thermographie
Où la végétation est-elle active ?multispectral
Quel est le climat du jardin ?station météo
Comment évolue le sol ?sondes + analyses
Comment évolue la biodiversité ?protocoles biologiques + photo/acoustique
Comment évolue le territoire ?satellite
Comment évolue le microclimat ?réseau IoT
Comment prévoir l’avenir ?modèle numérique + IA

XXVIII. LA MATRICE OMAKËYA™ « OUTIL × ÉCHELLE »

ÉchelleOutils principaux
Feuillecaméra / microscope / spectrométrie spécialisée
Arbredendrométrie / thermographie / LiDAR
ParcelleGPS / drone / station / multispectral
JardinSIG / IoT / drone / LiDAR
Fermedrone / satellite / SIG
Quartiersatellite / LiDAR / SIG / stations
Villesatellite / LiDAR / SIG / réseaux IoT
Bassin versantsatellite / MNT / SIG / hydrologie
Territoiresatellite / SIG / LiDAR / réseaux de mesures

XXIX. L’INSTRUMENTATION D’UN JARDIN OMAKËYA™

On peut imaginer quatre niveaux.

Niveau 1 — Essentiel

Pour un particulier :

  • smartphone ;
  • station météo ;
  • pluviomètre ;
  • sondes d’humidité ;
  • GPS ;
  • appareil photo.

Niveau 2 — Professionnel

Ajouter :

  • GNSS précis ;
  • SIG ;
  • thermographie ;
  • capteurs IoT ;
  • drone RGB ;
  • analyse pédologique.

Niveau 3 — Recherche

Ajouter :

  • multispectral ;
  • LiDAR ;
  • mesures de flux ;
  • réseau dense de capteurs ;
  • instrumentation biologique ;
  • télédétection.

Niveau 4 — Jumeau numérique

Associer :

  • SIG ;
  • 3D ;
  • LiDAR ;
  • satellite ;
  • IoT ;
  • bases de données ;
  • modèles physiques ;
  • IA.

XXX. LE COÛT NE DOIT PAS ÊTRE CONFONDU AVEC LA PERFORMANCE

Un instrument dix fois plus cher n’est pas nécessairement dix fois plus utile.

La question fondamentale est : Valeur de l′information>Cou^t de l′acquisition

Par exemple, pour savoir si un jardin subit un déficit hydrique, une simple sonde d’humidité correctement installée peut être beaucoup plus utile qu’un drone multispectral coûteux.

Inversement, pour cartographier plusieurs centaines d’hectares, le satellite peut devenir infiniment plus pertinent qu’un relevé manuel.


XXXI. LE CONCEPT DE « JUSTE PRÉCISION »

La Vision Omakëya™ peut introduire un principe essentiel :

la juste précision.

Il faut choisir une précision compatible avec la décision.

Planter un arbre

Une précision centimétrique peut être utile pour éviter un réseau enterré.

Étudier un microclimat

Une précision thermique de quelques dixièmes de degré peut être pertinente.

Cartographier un bassin versant

Une résolution métrique ou décamétrique peut parfois suffire.

Étudier une feuille

Une résolution beaucoup plus fine devient nécessaire.

L’ingénierie consiste donc également à dimensionner la précision de la mesure.


XXXII. DE LA MESURE À L’INTELLIGENCE

Tous les outils précédents peuvent converger vers une architecture commune :

                   SATELLITE                       ↓             ┌─────────┴─────────┐             ↓                   ↓           DRONE                LiDAR             ↓                   ↓             └─────────┬─────────┘                       ↓                      SIG                       ↑             ┌─────────┴─────────┐             ↓                   ↓         STATIONS               IoT             ↓                   ↓             └─────────┬─────────┘                       ↓                 BASE DE DONNÉES                       ↓                  MODÈLES PHYSIQUES                       ↓                       IA                       ↓              JUMEAU NUMÉRIQUE                       ↓               SCÉNARIOS FUTURS                       ↓                   DÉCISIONS

XXXIII. LE JUMEAU NUMÉRIQUE DU JARDIN

À terme, chaque projet Omakëya™ pourrait posséder une représentation numérique comprenant :

Géométrie

  • terrain ;
  • bâtiments ;
  • arbres ;
  • infrastructures.

Climat

  • température ;
  • rayonnement ;
  • vent ;
  • humidité.

Hydrologie

  • pluie ;
  • ruissellement ;
  • stockage ;
  • infiltration.

Sol

  • texture ;
  • humidité ;
  • carbone ;
  • profondeur.

Vivant

  • espèces ;
  • biomasse ;
  • biodiversité.

Énergie

  • rayonnement reçu ;
  • ombrage ;
  • flux thermiques ;
  • évapotranspiration.

Le modèle pourrait ensuite simuler différents scénarios :

Que se passe-t-il si l’on plante 50 arbres ?

Que se passe-t-il si une mare est créée ici ?

Que se passe-t-il pendant une canicule de 10 jours ?

Quel sera l’ombrage dans 20 ans ?

Quelle sera la consommation d’eau ?

C’est précisément à ce niveau que l’ingénierie des écosystèmes rejoint la modélisation numérique et l’intelligence artificielle.


XXXIV. SYNTHÈSE

FamilleCe qu’elle permet de voir
GNSS
SIGoù et comment les éléments s’organisent
LiDARla structure 3D
Dronel’état détaillé du site
Photogrammétriela géométrie et l’aspect
Multispectralla réponse spectrale de la végétation
Thermographieles températures apparentes de surface
IoTcomment le système évolue
Station météole climat local
Satellitecomment le territoire évolue
IAcomment interpréter, prédire et optimiser

XXXV. LA BOÎTE À OUTILS OMAKËYA™

La philosophie peut finalement être résumée en une chaîne :

LOCALISER

GNSS

CARTOGRAPHIER

SIG

SCANNER

LiDAR / photogrammétrie

OBSERVER

drone / satellite

MESURER

stations / capteurs / IoT

CARACTÉRISER

multispectral / thermique

ANALYSER

SIG + statistiques

MODÉLISER

modèles physiques

SIMULER

jumeau numérique

PRÉDIRE

IA

DÉCIDER

ingénierie Omakëya™

REMESURER

retour d’expérience.

Ainsi, les outils ne constituent pas une simple collection de technologies.

Ils forment une chaîne métrologique complète, capable de transformer un jardin, une ferme, un bâtiment ou un territoire en système observable, quantifiable et progressivement modélisable.

L’ambition de l’ingénierie des écosystèmes n’est pas de mesurer tout ce qui peut l’être. Elle est de mesurer ce qui permet de comprendre, puis de comprendre ce qui permet d’agir.