
TOME SUPPLÉMENT — AGROCLIMATOLOGIE
AGROCLIMATOLOGIE ET LES SCIENCES DU VIVANT
Pour aller plus loin… — Le grand référentiel scientifique, technique, numérique et prospectif de la Vision Omakëya™
De la physique de l’atmosphère à l’intelligence artificielle, des sols vivants aux territoires résilients : l’encyclopédie pour comprendre, mesurer, modéliser, concevoir et faire évoluer les écosystèmes face au climat du XXIᵉ siècle
Après les 15 tomes, pourquoi un « SUPP. » ?
Il arrive un moment dans la construction d’une œuvre où les connaissances deviennent trop nombreuses pour rester contenues dans les chapitres qui leur ont donné naissance.
Un concept conduit à une équation.
Une équation conduit à une méthode de mesure.
Une méthode de mesure conduit à un protocole.
Un protocole conduit à une base de données.
Une donnée conduit à un modèle.
Un modèle conduit à une simulation.
Une simulation conduit à une décision.
Et cette décision, lorsqu’elle est appliquée à un jardin, une ferme, une forêt, une ville ou un territoire, produit à son tour de nouvelles observations.
C’est précisément à cet endroit que se situe ce Tome Supplément — AGROCLIMATOLOGIE.
Il ne constitue pas simplement un seizième tome.
Il ne cherche pas à raconter une nouvelle fois l’histoire déjà développée dans les quinze volumes précédents.
Il constitue leur infrastructure scientifique et documentaire.
Les quinze premiers tomes ont progressivement construit une vision :
- comprendre les fondements scientifiques ;
- comprendre les sols ;
- comprendre l’eau ;
- comprendre les plantes ;
- concevoir des écosystèmes ;
- développer des jardins et des fermes résilients ;
- sélectionner les plantes du climat de demain ;
- modéliser les systèmes ;
- utiliser les données et l’intelligence artificielle ;
- mesurer les écosystèmes ;
- penser les territoires ;
- comprendre l’économie et la gouvernance ;
- analyser les retours d’expérience ;
- et finalement formuler un grand traité de l’agroclimatologie.
Mais plus une architecture intellectuelle devient vaste, plus une question apparaît :
Sur quelles connaissances, quelles équations, quelles données, quelles méthodes, quels modèles et quelles références scientifiques repose-t-elle ?
C’est précisément la fonction de cette encyclopédie.
Elle doit permettre de descendre sous les concepts.
De revenir aux fondations.
De vérifier.
De calculer.
De comparer.
De mesurer.
De modéliser.
De reproduire.
D’expérimenter.
Et surtout, de continuer à apprendre.
1. Une encyclopédie, pas simplement un livre
Un livre possède généralement un début, un développement et une fin.
Une encyclopédie fonctionne différemment.
Elle constitue un réseau de connaissances.
On peut y entrer par :
- la climatologie ;
- l’hydrologie ;
- la pédologie ;
- la botanique ;
- l’écologie ;
- l’agriculture ;
- la forêt ;
- l’ingénierie ;
- les mathématiques ;
- la modélisation ;
- les SIG ;
- l’intelligence artificielle ;
- l’instrumentation ;
- l’économie ;
- le droit ;
- la prospective.
Puis suivre les connexions.
Un problème d’irrigation peut conduire à l’hydrologie.
L’hydrologie conduit à la physique des sols.
La physique des sols conduit à Darcy et Richards.
La disponibilité de l’eau conduit à la physiologie végétale.
La physiologie végétale conduit à la transpiration.
La transpiration conduit à l’évapotranspiration.
L’évapotranspiration conduit au bilan énergétique.
Le bilan énergétique conduit à la météorologie.
La météorologie conduit au climat.
Et le climat revient finalement au système initial :
le jardin, la ferme ou le territoire.
Cette structure en réseau correspond beaucoup mieux à la réalité des sciences du vivant que la séparation artificielle des disciplines.
2. Pourquoi l’agroclimatologie nécessite plusieurs sciences
L’agroclimatologie pourrait être réduite à l’étude des relations entre climat et agriculture.
Ce serait cependant trop limité pour la vision développée ici.
Un système agricole ou territorial dépend simultanément :
- de l’atmosphère ;
- du rayonnement ;
- de la température ;
- de l’eau ;
- du sol ;
- des plantes ;
- des microorganismes ;
- de la biodiversité ;
- de l’énergie ;
- des infrastructures ;
- des activités humaines ;
- de l’économie ;
- des données ;
- des décisions.
Une sécheresse n’est donc jamais uniquement une absence de pluie.
Elle dépend également :
- de la température ;
- de l’évapotranspiration ;
- de la profondeur du sol ;
- de la réserve utile ;
- de l’enracinement ;
- de la couverture végétale ;
- du vent ;
- de la demande atmosphérique ;
- de la capacité d’irrigation ;
- de la disponibilité de l’eau ;
- et du stade physiologique de la plante.
C’est cette complexité qui rend nécessaire une approche transdisciplinaire.
3. L’architecture scientifique de l’encyclopédie
Le Tome Supplément est donc conçu comme une architecture à plusieurs niveaux.
Niveau 1 — Sciences fondamentales
Comprendre les lois physiques, chimiques et biologiques.
Niveau 2 — Agroclimatologie
Comprendre leurs interactions avec les systèmes agricoles et végétaux.
Niveau 3 — Ingénierie écologique
Transformer ces connaissances en infrastructures fonctionnelles.
Niveau 4 — Conception
Construire des jardins, fermes, forêts et territoires.
Niveau 5 — Numérique
Mesurer, cartographier, modéliser et simuler.
Niveau 6 — Intelligence artificielle
Analyser des masses de données et assister la décision.
Niveau 7 — Gouvernance et économie
Permettre aux solutions de fonctionner réellement.
Niveau 8 — Prospective
Explorer plusieurs futurs possibles.
Niveau 9 — Méthode Omakëya™
Relier l’ensemble dans une démarche opérationnelle.
L’encyclopédie devient ainsi une sorte de système d’exploitation intellectuel de l’agroclimatologie.
4. PARTIE I — Les sciences fondamentales
La première partie revient aux fondations.
Avant de parler d’un territoire résilient, il faut comprendre ce qui fait fonctionner son environnement.
5. La physique de l’atmosphère
L’atmosphère constitue l’un des premiers systèmes à comprendre.
Elle transporte :
- de l’énergie ;
- de la vapeur d’eau ;
- de la chaleur ;
- du moment cinétique ;
- des particules ;
- des masses d’air.
Sa dynamique dépend de phénomènes multiples :
- thermodynamique ;
- rayonnement ;
- convection ;
- turbulence ;
- mécanique des fluides ;
- condensation ;
- échanges de chaleur ;
- changements de phase de l’eau.
Une parcelle agricole peut être influencée par une circulation atmosphérique régionale.
Mais elle peut également posséder son propre microclimat.
Une haie modifie le vent.
Un arbre modifie le rayonnement.
Une mare modifie les échanges thermiques et hydriques.
Une pente modifie les écoulements d’air.
Un bâtiment crée des zones d’ombre et des turbulences.
Le climat local est donc le résultat de l’interaction entre plusieurs échelles.
6. Le rayonnement : une infrastructure invisible
Le Soleil fournit l’essentiel de l’énergie qui alimente les systèmes terrestres.
Mais l’énergie reçue par une surface dépend :
- de la latitude ;
- de la saison ;
- de l’heure ;
- de l’orientation ;
- de l’inclinaison ;
- de la couverture nuageuse ;
- de l’atmosphère ;
- de l’albédo ;
- de la végétation ;
- des matériaux.
Le même jardin peut donc recevoir des flux radiatifs très différents selon ses zones.
L’étude du rayonnement devient alors directement opérationnelle.
Elle permet de comprendre :
- pourquoi une façade chauffe ;
- pourquoi un mur restitue de la chaleur ;
- pourquoi un arbre peut créer un îlot de fraîcheur ;
- pourquoi une surface minérale sombre peut augmenter certaines températures ;
- pourquoi l’orientation d’une culture influence sa croissance.
7. Climatologie avancée
Le climat n’est pas une moyenne immobile.
Il est un système variable.
L’encyclopédie devra donc traiter :
- les cycles climatiques ;
- la variabilité naturelle ;
- ENSO ;
- NAO ;
- AMO ;
- PDO ;
- les courants océaniques ;
- le Jet Stream ;
- les événements extrêmes ;
- les changements climatiques passés ;
- les projections futures.
L’objectif ne sera pas de transformer chaque oscillation climatique en explication universelle.
Au contraire, il faudra distinguer :
variabilité naturelle, forçages, tendances, événements extrêmes, incertitudes et changements de régime.
Cette distinction est fondamentale pour éviter les interprétations simplistes.
8. Hydrologie avancée
L’eau constitue probablement l’un des meilleurs exemples de la nécessité d’une approche scientifique intégrée.
Une pluie peut :
- être interceptée ;
- ruisseler ;
- infiltrer ;
- être stockée ;
- s’évaporer ;
- être transpirée ;
- alimenter une nappe ;
- rejoindre une rivière.
Le territoire constitue donc un immense système hydrologique.
L’encyclopédie permettra d’aller beaucoup plus loin que les simples conseils pratiques.
Elle pourra présenter :
- Darcy ;
- Manning-Strickler ;
- Saint-Venant ;
- Richards ;
- Green-Ampt ;
- modèles pluie-débit ;
- infiltration ;
- drainage ;
- ruissellement ;
- hydraulique des rivières ;
- stockage.
L’objectif est de permettre le passage :
observation → équation → calcul → dimensionnement → terrain.
9. Pédologie : comprendre le sol comme un système
Le sol est souvent réduit à une matière.
Il faut au contraire le considérer comme un système physique, chimique et biologique.
Il contient :
- minéraux ;
- eau ;
- air ;
- matière organique ;
- racines ;
- microorganismes ;
- organismes du sol.
Ses propriétés dépendent notamment :
- de sa texture ;
- de sa structure ;
- de sa porosité ;
- de sa densité ;
- de sa matière organique ;
- de sa chimie ;
- de sa biologie ;
- de son histoire.
L’encyclopédie abordera donc :
- minéralogie ;
- géochimie ;
- pédogenèse ;
- classification ;
- WRB ;
- USDA ;
- hydrologie des sols ;
- biologie des sols.
Le sol devient ainsi une véritable infrastructure agroclimatique.
10. Botanique et physiologie végétale
La plante constitue l’interface entre :
atmosphère + sol + eau + lumière + carbone + vivant.
Elle transforme le rayonnement en énergie chimique.
Elle absorbe l’eau.
Elle échange des gaz.
Elle régule ses pertes hydriques.
Elle adapte son architecture.
Elle répond aux stress.
Elle interagit avec son environnement.
L’encyclopédie pourra donc approfondir :
- anatomie ;
- physiologie ;
- photosynthèse ;
- respiration ;
- transpiration ;
- hormones végétales ;
- stress hydrique ;
- stress thermique ;
- génétique ;
- génomique ;
- adaptations climatiques.
11. Écologie : comprendre les interactions
Un écosystème n’est pas une collection d’espèces.
C’est un réseau d’interactions.
Il faut donc comprendre :
- flux d’énergie ;
- cycles de matière ;
- chaînes alimentaires ;
- réseaux trophiques ;
- compétition ;
- facilitation ;
- succession écologique ;
- perturbations ;
- résilience ;
- biodiversité ;
- connectivité.
Cette approche permet d’éviter une erreur fréquente :
croire qu’il suffit d’ajouter des espèces pour créer un écosystème fonctionnel.
La question essentielle devient :
Quelles fonctions ces organismes assurent-ils et comment interagissent-ils ?
12. PARTIE II — Agroclimatologie avancée
Après les sciences fondamentales vient leur intégration.
L’agroclimatologie devient alors l’étude des interactions entre :
climat × sol × eau × plante × atmosphère × pratiques × territoire.
Cette partie constituera le cœur scientifique de l’encyclopédie.
Elle réunira :
- lois fondamentales ;
- bilans énergétiques ;
- bilans hydriques ;
- bilans carbone ;
- modèles de croissance ;
- phénologie ;
- stress climatiques ;
- agroclimatologie forestière ;
- agroclimatologie urbaine ;
- agroclimatologie territoriale.
13. Les bilans : apprendre à raisonner en flux
Une grande partie de l’ingénierie agroclimatique repose sur les bilans.
Un système reçoit.
Il transforme.
Il stocke.
Il restitue.
Il perd.
Cette logique peut s’appliquer :
- à l’eau ;
- à l’énergie ;
- au carbone ;
- à la matière ;
- aux nutriments.
Un bilan simple peut s’écrire conceptuellement :
[
\Delta S=Entrées-Sorties
]
où (S) représente un stock.
Cette structure extrêmement simple devient une véritable grammaire scientifique.
14. PARTIE III — L’ingénierie écologique
La science permet de comprendre.
L’ingénierie permet de concevoir.
L’ingénierie écologique cherche à utiliser ou restaurer certaines fonctions écologiques pour répondre à des besoins humains tout en maintenant des fonctions environnementales.
Cela concerne :
- infrastructures vivantes ;
- hydraulique régénérative ;
- sols vivants ;
- génie végétal ;
- génie écologique ;
- renaturation ;
- restauration ;
- adaptation climatique.
Une noue, une haie, une zone humide, une ripisylve ou une forêt peuvent alors être étudiées comme des infrastructures multifonctionnelles.
15. Nature et ingénierie ne sont pas opposées
L’une des idées importantes de cette encyclopédie sera de dépasser une opposition trop simple :
nature contre technologie.
Un bassin peut être naturel dans son fonctionnement tout en étant précisément dimensionné.
Une zone humide peut être écologique tout en nécessitant une étude hydrologique.
Une forêt peut être vivante tout en étant suivie par satellite.
Un sol peut être biologique tout en étant analysé en laboratoire.
Un système agricole peut être régénératif tout en utilisant des capteurs.
L’approche Omakëya™ cherche précisément cette complémentarité.
16. PARTIE IV — Agroforesterie et paysages vivants
L’arbre constitue l’un des grands objets de l’agroclimatologie.
Mais il ne faut pas seulement demander :
Quelle essence planter ?
Il faut demander :
Quelle fonction l’arbre doit-il assurer ?
Cela peut être :
- production ;
- ombrage ;
- brise-vent ;
- habitat ;
- corridor ;
- biomasse ;
- paysage ;
- protection ;
- régulation microclimatique.
La même essence peut donc être pertinente dans une situation et inadaptée dans une autre.
17. PARTIE V — Concevoir les jardins, fermes et territoires
Cette partie transforme la connaissance en méthode.
Elle pourra détailler :
diagnostic → conception → zonage → implantation → dimensionnement → réalisation → suivi.
Le site est étudié comme un ensemble de flux :
- eau ;
- air ;
- énergie ;
- chaleur ;
- matière ;
- carbone ;
- biodiversité ;
- humains.
La conception devient alors une forme d’ingénierie systémique.
18. Le jardin comme laboratoire
Le jardin peut devenir un laboratoire scientifique à petite échelle.
On peut y mesurer :
- température ;
- humidité ;
- rayonnement ;
- humidité du sol ;
- croissance ;
- phénologie ;
- ruissellement ;
- infiltration ;
- biodiversité.
On peut comparer :
- sol nu / sol couvert ;
- ombre / plein soleil ;
- paillage / absence de paillage ;
- différentes espèces ;
- différentes orientations.
Le jardin devient ainsi un espace d’expérimentation.
19. PARTIE VI — Modélisation numérique
À partir d’un certain niveau de complexité, l’observation seule ne suffit plus.
Il devient nécessaire de :
- cartographier ;
- calculer ;
- simuler ;
- comparer des scénarios.
Le SIG permet de représenter l’espace.
Le BIM permet de représenter le bâtiment.
Le CIM permet de représenter la ville.
La modélisation 3D permet de représenter les volumes.
Les modèles hydrauliques permettent de simuler les écoulements.
La CFD permet d’étudier certains écoulements d’air.
Les méthodes numériques permettent d’étudier des systèmes complexes.
Le jumeau numérique relie progressivement :
données réelles + modèle + simulation + observation.
20. PARTIE VII — Intelligence artificielle
L’IA représente une nouvelle couche de capacité.
Elle peut contribuer à :
- détecter ;
- classer ;
- prédire ;
- optimiser ;
- générer ;
- simuler ;
- assister.
Mais elle ne remplace pas la connaissance du terrain.
Une IA peut identifier une anomalie dans une image satellite.
Elle ne sait pas nécessairement pourquoi cette anomalie existe.
Elle peut proposer un modèle.
Elle ne garantit pas que ce modèle soit physiquement correct.
Elle peut prévoir.
Elle ne supprime pas l’incertitude.
C’est pourquoi l’architecture Omakëya™ devra toujours conserver la chaîne :
donnée → modèle → hypothèse → vérification → décision.
21. PARTIE VIII — Instrumentation et capteurs
Un territoire intelligent commence par des capacités d’observation.
Stations météorologiques.
Capteurs de sol.
Capteurs hydrologiques.
Réseaux IoT.
Drones.
Satellites.
LiDAR.
Caméras multispectrales.
Analyses ADN environnemental.
Capteurs biologiques.
Ces technologies permettent progressivement de transformer le territoire en système observable.
Mais plus de données ne signifie pas automatiquement meilleure connaissance.
Il faut également :
- calibrer ;
- documenter ;
- stocker ;
- nettoyer ;
- valider ;
- interpréter.
22. Le territoire comme réseau de capteurs
L’idée devient particulièrement intéressante lorsque les observations sont distribuées.
Une station mesure le climat.
Un agriculteur observe une culture.
Un citoyen observe une espèce.
Un capteur mesure le sol.
Un satellite mesure la végétation.
Une caméra détecte une évolution.
Une analyse de laboratoire caractérise l’eau.
Ces informations peuvent être réunies.
Le territoire devient alors une sorte de système nerveux écologique.
23. PARTIE IX — Économie, gouvernance et droit
Une solution techniquement excellente peut échouer si elle n’est :
- ni financée ;
- ni autorisée ;
- ni entretenue ;
- ni gouvernée ;
- ni acceptée.
L’agroclimatologie doit donc intégrer :
- économie écologique ;
- comptabilité environnementale ;
- fiscalité ;
- droit ;
- assurance ;
- gestion des risques ;
- gouvernance ;
- stratégies territoriales.
La résilience est une question technique.
Mais elle est également institutionnelle.
24. PARTIE X — Les retours d’expérience mondiaux
Une encyclopédie ne doit pas uniquement accumuler des théories.
Elle doit également regarder ce qui s’est réellement passé sur le terrain.
Les études de cas permettront de comparer :
- objectifs ;
- contexte ;
- conception ;
- coûts ;
- résultats ;
- maintenance ;
- difficultés ;
- effets inattendus ;
- conditions de réussite.
Et surtout :
les échecs.
Un échec documenté peut être scientifiquement extrêmement précieux.
Il permet de comprendre qu’une solution qui fonctionne dans un contexte peut échouer dans un autre.
25. Pourquoi comparer les pays ?
Les territoires ne disposent pas des mêmes :
- climats ;
- ressources ;
- infrastructures ;
- cultures ;
- réglementations ;
- moyens économiques.
Une technique développée en France ne doit donc pas être transférée mécaniquement au Maroc.
Une solution japonaise ne doit pas être appliquée telle quelle au Canada.
Une pratique australienne ne doit pas être transposée sans adaptation à l’Europe.
L’intérêt des comparaisons internationales est précisément de comprendre :
ce qui est universel,
ce qui est contextuel,
et ce qui doit être adapté.
26. PARTIE XI — Prospective climatique 2100
Préparer le futur nécessite de distinguer :
prévision et scénario.
Un scénario n’est pas nécessairement une prédiction.
Il constitue une représentation possible d’un futur permettant de tester une décision.
L’encyclopédie pourra donc explorer plusieurs futurs :
- plus chaud ;
- plus sec ;
- plus humide ;
- plus variable ;
- plus extrême ;
- avec différentes trajectoires d’émissions ;
- avec différentes évolutions démographiques et économiques.
La question ne sera pas :
Quel futur arrivera exactement ?
Mais plutôt :
Comment construire des systèmes capables de fonctionner dans plusieurs futurs plausibles ?
27. Migrer avec le climat
Le climat futur modifiera potentiellement les conditions favorables à de nombreuses espèces.
Les aires de répartition peuvent évoluer.
Les périodes de floraison peuvent changer.
Les cycles agricoles peuvent se déplacer.
Les forêts peuvent être confrontées à de nouvelles combinaisons de chaleur, sécheresse, ravageurs et incendies.
Il faudra donc étudier :
- migration ;
- dispersion ;
- génétique ;
- sélection ;
- acclimatation ;
- refuges climatiques ;
- corridors ;
- introduction prudente ;
- expérimentation.
28. PARTIE XII — Le Manuel Opérationnel Omakëya™
L’encyclopédie ne doit cependant pas rester dans les bibliothèques.
Elle doit pouvoir redescendre vers le terrain.
Le manuel opérationnel traduira les connaissances en outils :
- diagnostics ;
- dimensionnements ;
- check-lists ;
- protocoles ;
- fiches ;
- arbres de décision ;
- indicateurs ;
- procédures de suivi.
Le lecteur doit pouvoir passer :
de la connaissance à l’action.
29. Les check-lists
Une check-list peut sembler très simple.
Elle constitue pourtant un puissant outil d’ingénierie.
Elle évite :
- les oublis ;
- les erreurs répétitives ;
- les dépendances à la mémoire ;
- certaines omissions de sécurité ;
- certaines incohérences.
Plus de 500 check-lists pourraient couvrir :
- diagnostic ;
- eau ;
- sol ;
- végétation ;
- biodiversité ;
- énergie ;
- bâtiments ;
- agriculture ;
- forêt ;
- données ;
- capteurs ;
- maintenance.
30. Les protocoles
Un protocole transforme une intention en méthode reproductible.
Par exemple :
Mesurer l’humidité du sol
ne signifie pas seulement planter une sonde.
Il faut définir :
- emplacement ;
- profondeur ;
- fréquence ;
- calibration ;
- conditions météorologiques ;
- durée ;
- stockage des données ;
- contrôle qualité ;
- interprétation.
C’est cette rigueur qui transforme une observation en donnée exploitable.
31. PARTIE XIII — Le Grand Traité
Cette partie constitue le niveau le plus prospectif de l’ouvrage.
Elle cherchera à proposer des cadres théoriques permettant de relier les connaissances.
Mais une distinction devra être constamment maintenue :
connaissance scientifique établie ≠ hypothèse ≠ modèle ≠ proposition théorique Omakëya™.
Cette distinction est essentielle.
Une nouvelle théorie doit pouvoir être :
- définie ;
- discutée ;
- confrontée aux observations ;
- testée ;
- corrigée ;
- éventuellement réfutée.
32. De nouvelles théories pour de nouveaux problèmes
Les systèmes du XXIᵉ siècle deviennent de plus en plus interconnectés.
Il devient alors pertinent d’explorer des cadres théoriques intégrant :
- climat ;
- eau ;
- sol ;
- végétation ;
- biodiversité ;
- énergie ;
- numérique ;
- économie ;
- société.
La Théorie des Infrastructures Vivantes, par exemple, pourrait étudier les infrastructures dont les fonctions dépendent à la fois de processus techniques et biologiques.
La Théorie des Paysages Résilients pourrait étudier la capacité d’un paysage à conserver ses fonctions malgré les perturbations.
La Théorie des Territoires Climatiquement Positifs pourrait explorer les conditions dans lesquelles un territoire augmente certaines de ses capacités écologiques tout en assurant ses fonctions sociales et économiques.
Ces propositions devront être développées comme de véritables objets de recherche.
33. PARTIE XIV — Bibliothèque scientifique mondiale
Une discipline ne peut pas se construire isolément.
L’encyclopédie devra donc réunir les principales sources :
- publications ;
- revues scientifiques ;
- laboratoires ;
- bases de données ;
- logiciels ;
- normes ;
- standards ;
- organismes internationaux.
Cette bibliothèque constituera l’une des parties les plus importantes du projet.
Elle permettra au lecteur de remonter à la source.
34. La traçabilité des connaissances
Une encyclopédie scientifique doit permettre de distinguer :
source primaire
de
revue scientifique
de
rapport technique
de
donnée institutionnelle
de
modèle
de
interprétation
de
proposition Omakëya™.
Cette hiérarchie documentaire est fondamentale.
Elle permet d’éviter qu’une hypothèse soit progressivement transformée en « fait » simplement parce qu’elle a été répétée suffisamment souvent.
35. PARTIE XV — L’Atlas mondial
La connaissance territoriale doit également être spatialisée.
L’atlas réunira progressivement :
- climat ;
- sols ;
- hydrologie ;
- végétation ;
- agriculture ;
- forêts ;
- écologie ;
- énergie ;
- territoires ;
- risques.
L’objectif n’est pas de produire de simples cartes décoratives.
Une carte doit répondre à une question.
36. La carte comme outil de décision
Une carte climatique peut identifier des zones vulnérables.
Une carte hydrologique peut identifier des bassins versants.
Une carte pédologique peut identifier des sols agricoles stratégiques.
Une carte écologique peut identifier des corridors.
Une carte énergétique peut identifier des potentiels.
Une carte des risques peut identifier des points critiques.
Le véritable atlas devient donc :
un système de connaissance géographique pour la décision.
37. PARTIE XVI — Les annexes techniques
Cette partie constituera la véritable boîte à outils.
Elle pourra réunir :
- tableaux ;
- schémas ;
- cartes ;
- abaques ;
- formules ;
- algorithmes ;
- bibliothèques logicielles.
L’objectif est de permettre au lecteur d’aller rapidement du concept à l’application.
38. Les formules comme langage commun
Une formule ne doit pas être présentée uniquement comme un objet mathématique.
Elle doit être accompagnée de :
- définition des variables ;
- unités ;
- domaine de validité ;
- hypothèses ;
- exemples ;
- limites ;
- méthode de mesure ;
- méthode de calcul ;
- interprétation.
Une équation correctement contextualisée devient un outil de compréhension.
39. Les algorithmes
L’intelligence territoriale nécessite également des algorithmes.
Ils peuvent concerner :
- cartographie ;
- classification ;
- simulation ;
- optimisation ;
- hydrologie ;
- croissance végétale ;
- détection d’anomalies ;
- analyse d’images ;
- prédiction ;
- réseaux.
Mais un algorithme n’est jamais une vérité.
Il est une procédure.
Il possède :
- des entrées ;
- des hypothèses ;
- des paramètres ;
- des sorties ;
- des erreurs ;
- des limites.
40. La bibliothèque logicielle
Les logiciels envisagés dans la trame — Python, R, Julia, QGIS, GRASS, PostGIS, TensorFlow, PyTorch, OpenFOAM, EPANET, HEC-RAS, SWMM — illustrent une idée importante :
l’agroclimatologie moderne est aussi une discipline numérique.
Le chercheur ou l’ingénieur du futur devra probablement être capable de naviguer entre :
terrain → données → code → modèle → carte → simulation → décision.
41. Le glossaire : construire un langage commun
Une discipline émergente a besoin d’un vocabulaire précis.
Le glossaire pourra donc définir plusieurs milliers de termes :
- climat ;
- agriculture ;
- botanique ;
- pédologie ;
- hydrologie ;
- écologie ;
- ingénierie ;
- informatique ;
- IA ;
- économie ;
- gouvernance.
Un même mot peut avoir des significations différentes selon les disciplines.
Le glossaire devient donc un outil de traduction scientifique.
42. La bibliographie comme mémoire de la discipline
Une encyclopédie de cette ampleur doit également devenir une mémoire.
Les références permettent de suivre :
- l’origine d’un concept ;
- son évolution ;
- les controverses ;
- les changements de méthode ;
- les progrès expérimentaux ;
- les limites actuelles.
La bibliographie n’est donc pas une annexe décorative.
Elle constitue une cartographie historique de la connaissance.
43. Une encyclopédie vivante
Le mot « encyclopédie » pourrait donner l’impression d’un ouvrage définitif.
Ce serait paradoxal.
Les sciences du vivant ne sont jamais terminées.
De nouvelles données apparaîtront.
De nouveaux modèles seront développés.
Des hypothèses seront abandonnées.
De nouvelles technologies de mesure apparaîtront.
Les projections climatiques évolueront.
Les territoires changeront.
Les espèces évolueront.
L’encyclopédie doit donc être conçue comme un système vivant de connaissances.
44. Version papier, numérique et base de connaissances
Le projet peut naturellement exister sous plusieurs formes.
Version livre
Pour la lecture longue et la transmission.
Version numérique
Pour les liens, mises à jour et recherches.
Base de données
Pour les espèces, données climatiques, modèles et références.
Atlas interactif
Pour les cartes.
Bibliothèque de modèles
Pour les simulations.
Bibliothèque de protocoles
Pour les expérimentations.
Bibliothèque de codes
Pour les applications numériques.
La véritable encyclopédie devient alors plus qu’un livre :
un écosystème documentaire.
45. De l’encyclopédie au laboratoire
L’étape suivante consiste à faire évoluer la connaissance.
Une encyclopédie rassemble.
Un laboratoire expérimente.
La Vision Omakëya™ peut donc créer une continuité :
connaissance → hypothèse → expérimentation → mesure → résultat → retour d’expérience → nouvelle connaissance.
Cette boucle est fondamentale.
46. Le terrain comme source de connaissance
Le terrain n’est pas seulement l’endroit où l’on applique la théorie.
Il est également l’endroit où l’on teste ses limites.
Une plante annoncée comme résistante à la sécheresse peut réagir différemment selon :
- le sol ;
- le vent ;
- le rayonnement ;
- la profondeur racinaire ;
- la salinité ;
- la compétition.
Une technique hydraulique peut fonctionner dans une vallée et moins bien dans une autre.
Un système agroforestier peut être performant dans un contexte et produire une concurrence excessive dans un autre.
Le terrain oblige donc la théorie à rester humble.
47. L’importance des échecs
Une encyclopédie réellement utile doit conserver les échecs.
Pourquoi ?
Parce qu’ils montrent :
- les hypothèses erronées ;
- les conditions oubliées ;
- les effets secondaires ;
- les coûts cachés ;
- les limites des modèles ;
- les erreurs de dimensionnement ;
- les problèmes de maintenance.
Documenter un échec n’est pas dévaloriser un projet.
C’est produire de la connaissance.
48. Vers une science des systèmes territoriaux
À mesure que les différentes parties se rejoignent, une question apparaît.
Peut-on encore séparer complètement :
- climatologie ;
- hydrologie ;
- pédologie ;
- botanique ;
- écologie ;
- agriculture ;
- énergie ;
- économie ;
- urbanisme ;
- numérique ?
Chaque discipline possède évidemment ses méthodes et ses objets.
Mais les problèmes territoriaux les traversent toutes.
Une sécheresse touche :
l’atmosphère → le sol → la plante → l’agriculture → l’économie → l’alimentation → la société.
Une inondation touche :
la pluie → le bassin versant → les sols → les rivières → les infrastructures → l’économie → les habitants.
Une canicule touche :
l’atmosphère → la ville → les bâtiments → la végétation → l’eau → la santé → l’énergie.
C’est cette chaîne qui justifie l’agroclimatologie intégrée.
49. L’agroclimatologie comme science de l’interaction
L’ambition n’est donc pas nécessairement de remplacer les disciplines existantes.
Elle consiste plutôt à construire une discipline d’interface.
Une science capable de poser des questions comme :
Comment un changement climatique modifie-t-il le bilan hydrique d’un sol agricole ?
Comment ce bilan modifie-t-il la physiologie végétale ?
Comment la modification de la production transforme-t-elle l’économie agricole ?
Comment cette transformation modifie-t-elle le paysage ?
Comment le paysage modifie-t-il à son tour le microclimat ?
Nous obtenons une boucle.
Climat → sol → plante → production → paysage → microclimat → climat local.
50. Le cœur scientifique de la Vision Omakëya™
La Vision Omakëya™ repose finalement sur une idée simple :
un système ne peut être conçu correctement que si l’on comprend les interactions qui le font fonctionner.
Cela signifie :
Observer
avant de transformer.
Comprendre
avant de dimensionner.
Mesurer
avant de conclure.
Modéliser
avant de généraliser.
Expérimenter
avant de déployer massivement.
Mesurer à nouveau
après l’action.
Apprendre
des résultats.
Faire évoluer
le système.
51. Une nouvelle génération d’ingénieurs du vivant
Cette encyclopédie pourrait également contribuer à faire émerger un nouveau profil professionnel.
Un professionnel capable de dialoguer avec :
- un climatologue ;
- un hydrologue ;
- un pédologue ;
- un botaniste ;
- un écologue ;
- un agronome ;
- un forestier ;
- un ingénieur hydraulique ;
- un urbaniste ;
- un paysagiste ;
- un énergéticien ;
- un data scientist ;
- un spécialiste de l’IA ;
- un économiste ;
- un juriste.
Il ne maîtrisera pas nécessairement chaque domaine au niveau d’un spécialiste.
Mais il saura faire dialoguer les disciplines.
Cette capacité d’intégration devient une compétence scientifique à part entière.
52. Du jardin au territoire
C’est ici que les différents tomes de la collection prennent leur véritable cohérence.
Le jardin constitue un laboratoire.
Le verger constitue un agroécosystème.
La ferme constitue un système productif.
La forêt constitue un écosystème complexe.
Le quartier constitue un système urbain.
La ville constitue un métabolisme territorial.
La région constitue un système de flux.
L’échelle change.
Les principes fondamentaux restent connectés.
Eau.
Énergie.
Matière.
Carbone.
Biodiversité.
Information.
Économie.
Temps.
53. Les échelles du temps
L’une des particularités fondamentales de l’agroclimatologie est la coexistence de plusieurs temporalités.
Quelques secondes pour une turbulence.
Quelques heures pour une canicule.
Quelques jours pour une sécheresse météorologique.
Quelques mois pour une saison agricole.
Quelques années pour une transformation d’un sol.
Quelques décennies pour une forêt.
Un siècle pour un paysage.
Plusieurs siècles pour certains systèmes territoriaux.
Une conception réellement résiliente doit donc fonctionner simultanément sur plusieurs horizons.
54. 2050 : le temps de l’adaptation opérationnelle
À l’horizon 2050, de nombreux systèmes devront déjà avoir commencé leur transformation.
Les infrastructures construites aujourd’hui devront fonctionner dans un climat différent.
Les cultures plantées aujourd’hui devront être évaluées dans les conditions futures.
Les forêts renouvelées aujourd’hui pourront connaître plusieurs décennies de changement climatique.
Les villes construites aujourd’hui devront affronter des épisodes de chaleur et de précipitations différents.
L’encyclopédie devra donc fournir des outils permettant de tester les décisions présentes avec plusieurs futurs possibles.
55. 2100 : penser au-delà d’une génération
2100 semble extrêmement éloigné.
Pourtant, un arbre planté aujourd’hui peut encore être présent à cette date.
Un bâtiment construit aujourd’hui peut également exister.
Une infrastructure hydraulique peut fonctionner pendant plusieurs générations.
Une route, un réseau, un quartier ou un système forestier peuvent engager le territoire sur un siècle.
La question devient alors :
Qu’allons-nous construire aujourd’hui que nos successeurs devront gérer en 2100 ?
Cette question constitue l’un des fondements de l’ingénierie agroclimatique.
56. L’encyclopédie comme outil intergénérationnel
L’objectif ultime n’est donc pas seulement de transmettre des connaissances actuelles.
Il est également de transmettre :
- les méthodes ;
- les données ;
- les protocoles ;
- les erreurs ;
- les expériences ;
- les hypothèses ;
- les modèles ;
- les limites.
Autrement dit :
transmettre non seulement ce que nous savons, mais aussi comment nous savons ce que nous croyons savoir.
C’est une distinction fondamentale.
57. Ce que cette encyclopédie ne doit pas devenir
Une encyclopédie scientifique peut également échouer.
Elle peut devenir :
- une accumulation de données ;
- un catalogue sans hiérarchie ;
- une collection de formules ;
- une bibliothèque de jargon ;
- une succession de technologies ;
- un inventaire impossible à utiliser.
Le défi sera donc de conserver une architecture claire.
Chaque connaissance devra répondre à une question :
À quoi sert-elle ?
Dans quelles conditions ?
Comment la mesurer ?
Comment la vérifier ?
Quelles sont ses limites ?
Comment l’intégrer dans une décision ?
58. Une encyclopédie avec plusieurs niveaux de lecture
Un même chapitre devra pouvoir être lu par plusieurs publics.
Le lecteur curieux
Comprendre les grandes idées.
Le jardinier
Transformer une connaissance en pratique.
L’agriculteur
Adapter une technique à son système.
Le paysagiste
Concevoir un espace.
L’ingénieur
Calculer et dimensionner.
Le chercheur
Vérifier les hypothèses et les références.
Le bureau d’études
Utiliser les modèles et protocoles.
La collectivité
Transformer les connaissances en stratégie.
L’étudiant
Apprendre.
Le décideur
Comprendre les conséquences.
Cette pluralité est au cœur du projet.
59. Une architecture de connaissance ouverte
L’encyclopédie devra pouvoir évoluer.
De nouveaux chapitres pourront être ajoutés.
Des références pourront être corrigées.
Des modèles pourront être améliorés.
Des données pourront être mises à jour.
Des protocoles pourront être révisés.
Des théories pourront être abandonnées.
Une encyclopédie scientifique vivante doit accepter la possibilité de se corriger elle-même.
60. Le grand principe Omakëya™
Tout revient finalement à une même boucle :
OBSERVER → COMPRENDRE → MESURER → MODÉLISER → CONCEVOIR → EXPÉRIMENTER → DÉPLOYER → MESURER → APPRENDRE → ADAPTER.
Cette boucle constitue le lien entre :
- science ;
- ingénierie ;
- écologie ;
- agriculture ;
- numérique ;
- économie ;
- gouvernance.
Elle constitue également le lien entre les quinze tomes et cette encyclopédie.
Construire la bibliothèque scientifique d’une civilisation agroclimatique
Le Tome Supplément — Pour aller plus loin… ne vient pas simplement ajouter un volume à une collection déjà considérable.
Il change la nature même de la collection.
Les quinze premiers tomes construisent progressivement une vision complète :
comprendre le climat,
comprendre les sols,
comprendre l’eau,
comprendre les plantes,
comprendre les écosystèmes,
concevoir les jardins,
concevoir les fermes,
concevoir les paysages,
mesurer les systèmes,
modéliser les territoires,
utiliser l’intelligence artificielle,
organiser la gouvernance,
transformer l’économie,
préparer les futurs climatiques.
Le Tome Supplément descend plus profondément.
Il retourne aux équations.
Aux mesures.
Aux modèles.
Aux données.
Aux protocoles.
Aux publications.
Aux logiciels.
Aux cartes.
Aux algorithmes.
Aux études de cas.
Aux erreurs.
Aux incertitudes.
Aux hypothèses.
Aux questions encore sans réponse.
Il devient ainsi le lieu où la Vision Omakëya™ peut être confrontée à la science, enrichie par elle, corrigée par elle et prolongée par la recherche.
Car construire les territoires du futur ne consiste pas à posséder une réponse définitive.
Cela consiste à disposer d’une capacité permanente à :
observer,
comprendre,
mesurer,
calculer,
expérimenter,
apprendre,
et recommencer.
L’ultime ambition du Tome Supplément
L’ambition finale peut être formulée simplement :
NE PAS CONSTRUIRE UNE ENCYCLOPÉDIE QUI PRÉTEND TOUT SAVOIR.
CONSTRUIRE UNE ENCYCLOPÉDIE QUI PERMET DE SAVOIR COMMENT CHERCHER, COMMENT MESURER, COMMENT CALCULER, COMMENT VÉRIFIER, COMMENT EXPÉRIMENTER ET COMMENT APPRENDRE.
Car le climat changera.
Les plantes changeront.
Les paysages changeront.
Les territoires changeront.
Les technologies changeront.
Les sociétés changeront.
Les connaissances elles-mêmes changeront.
La véritable résilience scientifique consiste donc à construire non pas un savoir figé, mais une architecture capable d’intégrer continuellement de nouveaux savoirs.
C’est probablement la fonction la plus profonde de cette encyclopédie.
Elle constitue le référentiel maître de la collection AGROCLIMATOLOGIE.
Elle relie les quinze tomes.
Elle documente leurs fondements.
Elle rassemble les sciences nécessaires.
Elle fournit les outils de mesure et de calcul.
Elle organise les données.
Elle ouvre les portes de la modélisation et de l’intelligence artificielle.
Elle transforme les retours d’expérience en connaissance.
Elle inscrit les décisions dans le temps long.
Et elle ouvre surtout une porte vers quelque chose qui dépasse le simple cadre d’une collection de livres :
une véritable discipline intégrée consacrée aux interactions entre climat, sols, eau, plantes, écosystèmes, infrastructures et sociétés.
AGROCLIMATOLOGIE — DE LA BIOLOGIE DES SOLS À L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Comprendre. Mesurer. Modéliser. Concevoir. Expérimenter. Piloter. Faire évoluer.
Du balcon au jardin.
Du jardin au verger.
Du verger à la ferme.
De la ferme au paysage.
Du paysage au bassin versant.
Du bassin versant au territoire.
Du territoire à la région.
Et de la région aux grands systèmes planétaires.
C’est cette continuité des échelles qui constitue l’une des ambitions fondamentales de la Vision Omakëya™.
Créer des jardins, des vergers, des forêts, des fermes, des quartiers, des villes, des entreprises, des bâtiments et des territoires comme des systèmes vivants capables d’observer leur environnement, de gérer leurs ressources, de conserver leurs fonctions essentielles, d’apprendre des perturbations et d’évoluer avec le climat.
TOME SUPPLÉMENT — POUR ALLER PLUS LOIN…
L’Encyclopédie Universelle de l’Agroclimatologie et des Sciences du Vivant
Un référentiel scientifique.
Un traité d’ingénierie.
Un manuel opérationnel.
Un atlas.
Une bibliothèque scientifique.
Une boîte à outils numérique.
Un laboratoire d’idées.
Une mémoire des expériences.
Une architecture de connaissances.
Et, peut-être surtout :
un point de départ pour les recherches qui permettront aux générations futures de continuer à concevoir des territoires capables de vivre avec le climat plutôt que de simplement le subir.
- TOME 15 AGROCLIMATOLOGIE : Le Grand Traité de l’Agroclimatologie
- TOME 14 AGROCLIMATOLOGIE : Économie, Gouvernance et Transition Écologique
- TOME 13 AGROCLIMATOLOGIE ! Les Retours d’Expérience
- TOME 12 AGROCLIMATOLOGIE : Mesurer, Diagnostiquer et Piloter les Écosystèmes
- TOME 11 AGROCLIMATOLOGIE ; Les Territoires Résilients
- TOME 10 AGROCLIMATOLOGIE : Modélisation, Simulation et Intelligence Artificielle
- TOME 9 AGROCLIMATOLOGIE : Concevoir les Jardins, Vergers et Fermes Résilients
- TOME 8 AGROCLIMATOLOGIE : Les Plantes du Climat de Demain
- TOME 7 AGROCLIMATOLOGIE : Les Sols Vivants et l’Hydrologie Régénérative
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 6 – Les applications : mise en œuvre de la méthode Omakëya™ à toutes les échelles, du balcon au territoire.
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 5 – L’Ingénierie des Écosystèmes
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 4 – Les Fondements Scientifiques de l’Agroclimatologie (un peu plus loin !)
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 3 – Les Applications de la Vision Omakëya™
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 2 – L’Ingénierie des Écosystèmes Résilients
- AGROCLIMATOLOGIE : TOME 1 – Les fondements scientifiques (initial)
- AGROCLIMATOLOGIE : De la biologie des sols à l’intelligence artificielle, comprendre, concevoir et faire évoluer les jardins, vergers, fermes et paysages capables de résister au climat du futur.