
UNE MÊME MÉTHODE POUR DES MONDES QUI SEMBLENT TRÈS DIFFÉRENTS
De l’eau à l’énergie, de la maison à l’usine, du jardin à l’entreprise : une seule méthode pour comprendre, concevoir, autonomiser et faire évoluer des systèmes complexes
L’architecture des dix grandes familles intellectuelles de DEMETER-FB peut sembler extrêmement large.
Elle traverse :
- les sciences ;
- l’ingénierie ;
- l’industrie ;
- l’agriculture ;
- l’agroclimatologie ;
- l’habitat ;
- l’énergie ;
- l’eau ;
- l’intelligence artificielle ;
- l’IoT ;
- l’économie ;
- la formation ;
- le développement personnel ;
- les entreprises ;
- les territoires.
À première vue, ces mondes semblent très différents.
Que peut-il bien y avoir de commun entre :
- un réseau hydraulique industriel ;
- un jardin ;
- une maison ;
- une ferme ;
- une usine ;
- une entreprise ;
- une ville ;
- un territoire ;
- une personne ?
En apparence, énormément de choses les séparent.
Pourtant, lorsqu’on cesse de regarder uniquement les objets et que l’on commence à regarder les systèmes, leurs flux, leurs dépendances, leurs ressources, leurs contraintes et leurs boucles de rétroaction, une logique commune apparaît.
Cette logique peut être résumée en dix verbes :
COMPRENDRE → MESURER → MODÉLISER → DÉCIDER → CONCEVOIR → CONSTRUIRE → AUTONOMISER → RÉSISTER ET S’ADAPTER → APPRENDRE → ÉVOLUER
Puis :
COMPRENDRE À NOUVEAU.
Cette méthode peut s’appliquer à des domaines extrêmement différents.
Parce qu’elle ne dépend pas d’un produit.
Elle ne dépend pas d’une technologie particulière.
Elle ne dépend pas d’un secteur économique.
Elle s’intéresse à quelque chose de plus fondamental :
LA MANIÈRE DONT UN SYSTÈME FONCTIONNE, ÉVOLUE ET INTERAGIT AVEC SON ENVIRONNEMENT.
1. SORTIR DE LA LOGIQUE DES SILOS
Notre organisation traditionnelle des connaissances repose souvent sur des catégories.
L’eau appartient à l’hydraulique.
L’énergie appartient à l’énergétique.
Le bâtiment appartient à l’architecture.
L’agriculture appartient à l’agronomie.
L’industrie appartient à l’ingénierie.
L’entreprise appartient à l’économie.
L’apprentissage appartient à la formation.
L’IA appartient au numérique.
Cette organisation est pratique pour spécialiser les compétences.
Mais elle devient insuffisante lorsque l’on cherche à résoudre des problèmes complexes.
Prenons une simple question :
Comment réduire la consommation d’eau d’une exploitation agricole ?
La réponse ne relève pas uniquement de l’irrigation.
Elle peut nécessiter de comprendre :
- le climat ;
- le sol ;
- la structure du sol ;
- la végétation ;
- l’évapotranspiration ;
- les réserves d’eau ;
- les réseaux ;
- les pompes ;
- l’énergie ;
- les capteurs ;
- les données ;
- l’IA ;
- les pratiques agricoles ;
- l’économie ;
- les compétences humaines.
Le problème traverse donc plusieurs disciplines.
La solution aussi.
2. LE SECRET : NE PLUS REGARDER SEULEMENT LES OBJETS
Une pompe est un objet.
Une cuve est un objet.
Un arbre est un organisme.
Un bâtiment est une construction.
Une usine est une installation.
Une entreprise est une organisation.
Mais si l’on veut comprendre leur fonctionnement, il faut regarder ce qui circule entre eux.
Il faut regarder :
- l’eau ;
- l’énergie ;
- la matière ;
- l’information ;
- l’argent ;
- la biomasse ;
- les compétences.
Ces flux constituent une première grille de lecture universelle.
3. LES SEPT GRANDS FLUX
Dans de nombreux systèmes, on retrouve au moins sept grandes familles de flux.
1. L’EAU
Captée, stockée, transportée, utilisée, transformée, infiltrée ou rejetée.
2. L’ÉNERGIE
Produite, consommée, stockée, transférée et dissipée.
3. LA MATIÈRE
Extraite, transformée, transportée, assemblée, utilisée, recyclée ou éliminée.
4. L’INFORMATION
Mesurée, transmise, analysée, stockée et utilisée pour décider.
5. L’ARGENT
Investi, dépensé, économisé, produit, financé ou réalloué.
6. LA BIOMASSE
Produite, consommée, transformée, compostée, valorisée ou stockée.
7. LES COMPÉTENCES
Acquises, utilisées, transmises, perdues ou développées.
Une entreprise, une ferme, une maison ou un territoire peuvent ainsi être analysés avec une grille comparable.
4. EXEMPLE FONDATEUR : L’EAU
Prenons l’eau.
À première vue, il s’agit d’un sujet hydraulique.
Mais appliquons les dix familles.
5. COMPRENDRE L’EAU
La première étape consiste à comprendre.
Il faut comprendre :
- le cycle de l’eau ;
- la pluviométrie ;
- les besoins ;
- les usages ;
- les réseaux ;
- les sources ;
- les sols ;
- les capacités d’infiltration ;
- l’évaporation ;
- l’évapotranspiration ;
- les périodes de déficit ;
- les épisodes extrêmes.
Il faut également comprendre les interactions.
Une pluie n’est pas simplement une quantité d’eau.
Une partie peut :
- ruisseler ;
- s’infiltrer ;
- être stockée ;
- s’évaporer ;
- être captée par les végétaux.
Le sol intervient.
La végétation intervient.
La topographie intervient.
L’infrastructure intervient.
Le climat intervient.
L’usage humain intervient.
L’eau devient donc immédiatement un problème systémique.
6. MESURER L’EAU
Ensuite vient la mesure.
On peut mesurer :
- la pluviométrie ;
- le débit ;
- la pression ;
- le niveau ;
- l’humidité du sol ;
- la consommation ;
- la température ;
- le volume stocké ;
- les pertes ;
- les cycles d’irrigation.
Les capteurs transforment alors le système hydraulique en système observable.
On passe de :
« Nous avons l’impression de consommer beaucoup d’eau »
à :
« Nous consommons telle quantité, à telle période, avec telle répartition et telles pertes. »
Cette transformation est fondamentale.
7. MODÉLISER L’EAU
Une fois les données disponibles, on peut construire des modèles.
On peut étudier :
- les besoins journaliers ;
- les besoins saisonniers ;
- les capacités de stockage ;
- les périodes de déficit ;
- les pluies extrêmes ;
- les capacités d’infiltration ;
- les besoins d’irrigation ;
- les scénarios climatiques.
On peut poser différentes hypothèses :
Que se passe-t-il avec 20 % de pluie en moins ?
Que se passe-t-il avec une période sèche deux fois plus longue ?
Quelle capacité de stockage est nécessaire ?
Quelle quantité peut être infiltrée ?
Quelle surface peut être irriguée ?
La modélisation permet d’explorer ces scénarios avant de transformer l’installation.
8. DÉCIDER POUR L’EAU
Il faut ensuite arbitrer.
Faut-il :
- stocker davantage ?
- récupérer l’eau de pluie ?
- infiltrer davantage ?
- modifier l’irrigation ?
- améliorer le sol ?
- réduire les besoins ?
- réutiliser certaines eaux ?
- modifier les plantations ?
- installer des capteurs ?
- automatiser ?
Il n’existe pas nécessairement une réponse unique.
La bonne solution dépend du contexte.
9. CONCEVOIR LE SYSTÈME HYDRIQUE
La décision devient ensuite une conception.
Il faut dimensionner :
- les cuves ;
- les canalisations ;
- les pompes ;
- les filtres ;
- les vannes ;
- les dispositifs de sécurité ;
- les capteurs ;
- les systèmes de régulation ;
- les zones d’irrigation ;
- les dispositifs d’infiltration.
Il faut également penser :
- maintenance ;
- accessibilité ;
- évolution ;
- redondance ;
- sécurité ;
- coûts ;
- consommation énergétique.
On ne choisit donc pas simplement une pompe.
On conçoit :
UN SYSTÈME HYDRIQUE.
10. CONSTRUIRE LE SYSTÈME
Il faut ensuite installer :
- les cuves ;
- les réseaux ;
- les équipements ;
- les capteurs ;
- les automatismes ;
- les dispositifs d’infiltration ;
- les systèmes de contrôle.
La conception rencontre alors le réel.
Les longueurs de réseaux changent.
Les pertes de charge deviennent concrètes.
Les contraintes de terrain apparaissent.
Les utilisateurs interagissent avec le système.
De nouvelles informations apparaissent.
11. AUTONOMISER L’EAU
Une fois le système construit, l’objectif peut être d’augmenter progressivement l’autonomie.
Cela peut passer par :
- récupération ;
- stockage ;
- infiltration ;
- réduction des besoins ;
- amélioration du sol ;
- choix de végétaux adaptés ;
- réutilisation ;
- optimisation de l’irrigation.
L’objectif n’est pas forcément :
« ne plus dépendre du réseau ».
L’objectif peut être :
réduire les dépendances critiques et augmenter la capacité à fonctionner malgré les perturbations.
12. RÉSISTER ET S’ADAPTER
Le système doit ensuite être capable de gérer :
- la sécheresse ;
- les pluies intenses ;
- les canicules ;
- les restrictions ;
- les variations saisonnières ;
- l’évolution climatique.
Un système résilient peut avoir :
- plusieurs sources ;
- des réserves ;
- des capacités d’infiltration ;
- des usages prioritaires ;
- des modes dégradés ;
- des dispositifs d’alerte.
13. APPRENDRE DE L’EAU
Après plusieurs saisons, de nouvelles données apparaissent.
On découvre :
- les consommations réelles ;
- les pertes ;
- les périodes critiques ;
- les performances des sols ;
- les besoins réels des plantes ;
- les performances des équipements.
Ces données deviennent une expérience.
L’expérience devient une connaissance.
14. ÉVOLUER LE SYSTÈME HYDRIQUE
Le système peut alors être amélioré.
On peut :
- modifier les seuils ;
- déplacer des capteurs ;
- augmenter le stockage ;
- modifier l’irrigation ;
- changer certaines plantations ;
- améliorer les sols ;
- modifier les réseaux ;
- intégrer une nouvelle technologie.
Et le cycle recommence.
COMPRENDRE À NOUVEAU.
15. EXACTEMENT LA MÊME MÉTHODE POUR L’ÉNERGIE
Prenons maintenant l’énergie.
Le sujet semble complètement différent.
Pourtant, la logique reste identique.
16. COMPRENDRE L’ÉNERGIE
Il faut comprendre :
- les besoins ;
- les usages ;
- les puissances ;
- les consommations ;
- les périodes de pointe ;
- les pertes ;
- les sources ;
- les stockages ;
- les conversions.
On analyse également les interactions avec :
- le bâtiment ;
- les équipements ;
- le climat ;
- l’activité ;
- les usages humains.
17. MESURER L’ÉNERGIE
On mesure :
- kWh ;
- puissance ;
- température ;
- pression ;
- rendement ;
- consommation ;
- production ;
- cycles ;
- qualité de l’énergie.
Les données permettent d’identifier les dérives.
18. MODÉLISER L’ÉNERGIE
On peut ensuite simuler :
- la consommation ;
- la production ;
- le stockage ;
- les pics ;
- les scénarios météorologiques ;
- les investissements ;
- les économies.
On peut comparer :
- sobriété ;
- efficacité ;
- production locale ;
- stockage ;
- récupération ;
- pilotage.
19. DÉCIDER POUR L’ÉNERGIE
Faut-il :
- isoler ?
- remplacer un équipement ?
- récupérer de la chaleur ?
- produire localement ?
- stocker ?
- modifier les usages ?
- automatiser ?
- changer de source ?
La décision dépend du coût global et du contexte.
20. CONCEVOIR LE SYSTÈME ÉNERGÉTIQUE
Il faut ensuite dimensionner :
- les équipements ;
- les réseaux ;
- les protections ;
- les régulations ;
- les stockages ;
- les systèmes de secours.
Une installation énergétique devient ainsi une architecture.
21. CONSTRUIRE ET INSTRUMENTER
Une fois réalisée, elle peut être instrumentée.
Les données permettent ensuite :
- d’optimiser ;
- de détecter ;
- d’anticiper ;
- de maintenir ;
- d’améliorer.
Le système commence à apprendre.
22. LA MAISON COMME SYSTÈME
Prenons maintenant une maison.
Elle semble encore différente.
Pourtant, la méthode fonctionne parfaitement.
Une maison est un système composé de :
- enveloppe ;
- structure ;
- eau ;
- énergie ;
- air ;
- chaleur ;
- lumière ;
- équipements ;
- occupants ;
- données ;
- maintenance.
Elle possède des flux.
23. COMPRENDRE LA MAISON
Il faut comprendre :
- orientation ;
- climat ;
- isolation ;
- inertie ;
- ventilation ;
- apports solaires ;
- usages ;
- consommations ;
- eau ;
- végétation.
La maison ne peut pas être séparée de son terrain.
24. MESURER LA MAISON
On peut mesurer :
- température ;
- humidité ;
- CO₂ ;
- consommation électrique ;
- consommation d’eau ;
- température de surface ;
- qualité de l’air ;
- production énergétique.
25. MODÉLISER LA MAISON
On peut simuler :
- confort d’été ;
- confort d’hiver ;
- besoins énergétiques ;
- ombrage ;
- ventilation ;
- production solaire ;
- stockage ;
- évolution climatique.
26. DÉCIDER
Faut-il :
- isoler ;
- ombrer ;
- ventiler ;
- végétaliser ;
- stocker ;
- produire ;
- automatiser ?
27. CONCEVOIR
On construit alors une architecture bioclimatique et énergétique cohérente.
28. CONSTRUIRE
On réalise :
- enveloppe ;
- équipements ;
- réseaux ;
- capteurs ;
- régulation.
29. AUTONOMISER
On réduit progressivement les dépendances :
- eau ;
- énergie ;
- chauffage ;
- refroidissement ;
- maintenance ;
- données.
30. RÉSISTER ET S’ADAPTER
La maison doit pouvoir affronter :
- canicules ;
- froid ;
- coupures ;
- restrictions ;
- événements extrêmes.
31. APPRENDRE
Les données révèlent ce qui fonctionne réellement.
32. ÉVOLUER
Le bâtiment peut ensuite intégrer de nouvelles solutions.
Et le cycle recommence.
33. L’EXPLOITATION AGRICOLE
Prenons maintenant une ferme.
Elle paraît éloignée de l’industrie.
Pourtant, elle est elle aussi un système complexe.
Elle possède :
- des flux d’eau ;
- des flux d’énergie ;
- des flux de matière ;
- des flux biologiques ;
- des flux économiques ;
- des flux d’information ;
- des flux de compétences.
34. COMPRENDRE LA FERME
Il faut comprendre :
- le climat ;
- le sol ;
- les cultures ;
- les animaux ;
- l’eau ;
- les cycles biologiques ;
- les besoins ;
- les marchés ;
- les infrastructures.
35. MESURER LA FERME
On peut mesurer :
- pluviométrie ;
- humidité du sol ;
- température ;
- croissance ;
- production ;
- consommation d’eau ;
- consommation énergétique ;
- rendement ;
- biodiversité ;
- coûts.
36. MODÉLISER LA FERME
On peut explorer :
- différentes rotations ;
- différentes associations ;
- différents systèmes d’irrigation ;
- différents scénarios climatiques ;
- différents niveaux de stockage ;
- différents modèles économiques.
37. DÉCIDER
Quelles espèces ?
Quelle architecture ?
Quel niveau de diversification ?
Quel niveau d’autonomie ?
Quelle stratégie hydrique ?
Quelle stratégie énergétique ?
38. CONCEVOIR
On conçoit :
- parcelles ;
- haies ;
- mares ;
- noues ;
- zones d’ombre ;
- infrastructures ;
- irrigation ;
- stockage ;
- parcours animaux.
39. CONSTRUIRE
On transforme le projet en système réel.
40. AUTONOMISER
On cherche progressivement à :
- produire une partie de l’alimentation ;
- stocker l’eau ;
- valoriser la biomasse ;
- produire de l’énergie ;
- réduire les intrants ;
- produire des semences ;
- développer les compétences.
41. RÉSISTER ET S’ADAPTER
La ferme doit pouvoir faire face à :
- sécheresse ;
- canicule ;
- pluie intense ;
- gel tardif ;
- nouvelles pressions biologiques ;
- évolution des marchés.
42. APPRENDRE
Chaque saison devient une expérimentation.
43. ÉVOLUER
La ferme change :
- espèces ;
- densités ;
- infrastructures ;
- pratiques ;
- gestion de l’eau ;
- gestion du sol.
C’est exactement la logique OMAKËYA.
UN ÉCOSYSTÈME VIVANT QUI APPREND.
44. L’USINE
L’usine est probablement l’un des exemples les plus évidents de cette approche systémique.
Elle possède des :
- flux de matières ;
- flux d’eau ;
- flux énergétiques ;
- fluides industriels ;
- données ;
- équipements ;
- compétences ;
- flux économiques.
45. COMPRENDRE L’USINE
Il faut comprendre :
- procédés ;
- utilités ;
- fluides ;
- machines ;
- contraintes ;
- risques ;
- interfaces ;
- maintenance ;
- production.
46. MESURER L’USINE
On mesure :
- débit ;
- pression ;
- température ;
- puissance ;
- consommation ;
- rendement ;
- vibrations ;
- qualité ;
- production.
47. MODÉLISER L’USINE
On simule :
- procédés ;
- réseaux ;
- consommations ;
- capacités ;
- scénarios ;
- modes dégradés.
48. DÉCIDER
Quels investissements ?
Quelle architecture ?
Quel niveau d’automatisation ?
Quelle redondance ?
Quelle maintenance ?
49. CONCEVOIR ET CONSTRUIRE
On dimensionne et on réalise.
C’est ici que l’ingénierie, les équipements et les technologies deviennent complémentaires.
50. AUTONOMISER L’USINE
On peut chercher à réduire :
- dépendances énergétiques ;
- dépendances hydriques ;
- dépendances fournisseurs ;
- dépendances technologiques ;
- dépendances critiques.
51. RÉSISTER ET S’ADAPTER
L’usine doit pouvoir gérer :
- pannes ;
- ruptures d’approvisionnement ;
- variations énergétiques ;
- cybersécurité ;
- évolution des normes ;
- évolution des productions.
52. APPRENDRE
Les données issues des installations permettent d’améliorer :
- maintenance ;
- régulation ;
- dimensionnement ;
- sécurité ;
- consommation.
53. ÉVOLUER
L’usine devient progressivement une plateforme technique capable d’intégrer :
- nouveaux capteurs ;
- nouveaux logiciels ;
- nouveaux équipements ;
- nouvelles méthodes ;
- nouveaux procédés.
54. L’ENTREPRISE
L’entreprise peut être analysée exactement de la même manière.
Elle possède :
- clients ;
- fournisseurs ;
- collaborateurs ;
- compétences ;
- capitaux ;
- données ;
- équipements ;
- processus ;
- réputation ;
- marchés.
55. COMPRENDRE L’ENTREPRISE
Comprendre :
- son modèle économique ;
- ses clients ;
- ses fournisseurs ;
- ses coûts ;
- ses compétences ;
- ses processus ;
- ses dépendances.
56. MESURER L’ENTREPRISE
Mesurer :
- chiffre d’affaires ;
- marges ;
- coûts ;
- délais ;
- satisfaction ;
- productivité ;
- trésorerie ;
- qualité ;
- performance.
57. MODÉLISER L’ENTREPRISE
Explorer :
- croissance ;
- diversification ;
- investissements ;
- scénarios économiques ;
- nouvelles technologies ;
- évolution des marchés.
58. DÉCIDER
Choisir :
- investir ;
- recruter ;
- former ;
- diversifier ;
- automatiser ;
- externaliser ;
- internaliser.
59. CONCEVOIR ET CONSTRUIRE
Construire :
- processus ;
- organisation ;
- outils ;
- systèmes numériques ;
- infrastructures.
60. AUTONOMISER
Réduire les dépendances critiques :
- fournisseur unique ;
- compétence unique ;
- client unique ;
- technologie propriétaire ;
- financement fragile.
61. RÉSISTER ET S’ADAPTER
Préparer :
- crises ;
- ruptures ;
- changements réglementaires ;
- transformations technologiques ;
- évolution des marchés.
62. APPRENDRE
Capitaliser :
- succès ;
- erreurs ;
- retours clients ;
- incidents ;
- expériences.
63. ÉVOLUER
Transformer l’entreprise.
C’est ainsi qu’une organisation devient véritablement apprenante.
64. LE TERRITOIRE
À l’échelle d’un territoire, la méthode devient encore plus intéressante.
Un territoire possède :
- eau ;
- énergie ;
- agriculture ;
- infrastructures ;
- bâtiments ;
- habitants ;
- entreprises ;
- biodiversité ;
- compétences ;
- réseaux ;
- économie.
Tout est connecté.
65. COMPRENDRE LE TERRITOIRE
Comprendre :
- géographie ;
- climat ;
- hydrologie ;
- population ;
- économie ;
- infrastructures ;
- ressources.
66. MESURER LE TERRITOIRE
Mesurer :
- eau ;
- énergie ;
- mobilité ;
- températures ;
- occupation des sols ;
- biodiversité ;
- consommation ;
- économie.
67. MODÉLISER LE TERRITOIRE
Explorer :
- climat futur ;
- démographie ;
- urbanisation ;
- ressources ;
- énergie ;
- eau ;
- infrastructures.
68. DÉCIDER
Choisir :
- infrastructures ;
- urbanisme ;
- agriculture ;
- mobilité ;
- énergie ;
- eau ;
- biodiversité.
69. CONCEVOIR ET CONSTRUIRE
Créer :
- réseaux ;
- logements ;
- espaces verts ;
- systèmes hydrauliques ;
- infrastructures énergétiques ;
- équipements.
70. AUTONOMISER LE TERRITOIRE
Développer :
- ressources locales ;
- compétences ;
- production énergétique ;
- gestion de l’eau ;
- agriculture ;
- économie circulaire.
71. RÉSISTER ET S’ADAPTER
Préparer :
- canicules ;
- sécheresses ;
- inondations ;
- crises énergétiques ;
- crises économiques ;
- ruptures logistiques.
72. APPRENDRE
Analyser les résultats.
73. ÉVOLUER
Transformer progressivement le territoire.
Puis :
COMPRENDRE À NOUVEAU.
74. ET MÊME… UNE PERSONNE
C’est peut-être l’exemple le plus surprenant.
La même logique peut être appliquée à une personne.
Une personne possède également :
- des ressources ;
- des compétences ;
- des besoins ;
- des contraintes ;
- des flux financiers ;
- des flux d’information ;
- des relations ;
- du temps ;
- de l’énergie ;
- des objectifs.
75. COMPRENDRE SA SITUATION
Qu’est-ce qui fonctionne ?
Qu’est-ce qui ne fonctionne plus ?
Quelles sont ses forces ?
Ses faiblesses ?
Ses dépendances ?
Ses objectifs ?
76. MESURER
Mesurer peut concerner :
- temps disponible ;
- revenus ;
- dépenses ;
- compétences ;
- résultats ;
- progression ;
- activités.
77. MODÉLISER
Explorer plusieurs trajectoires :
- formation ;
- emploi ;
- entrepreneuriat ;
- reconversion ;
- spécialisation ;
- diversification.
78. DÉCIDER
Choisir une direction.
79. CONCEVOIR
Construire un plan.
80. CONSTRUIRE
Passer à l’action.
81. AUTONOMISER
Développer progressivement :
- compétences ;
- ressources ;
- réseau ;
- capacité financière ;
- autonomie intellectuelle.
82. RÉSISTER ET S’ADAPTER
Faire face aux changements.
83. APPRENDRE
Analyser les expériences.
84. ÉVOLUER
Modifier sa trajectoire.
Puis :
COMPRENDRE À NOUVEAU.
Le cycle fonctionne.
85. CE QUI CHANGE, CE N’EST PAS LA MÉTHODE
C’est probablement l’un des enseignements les plus importants.
Lorsque l’on passe :
de l’eau à l’énergie,
de l’énergie à la maison,
de la maison à la ferme,
de la ferme à l’usine,
de l’usine à l’entreprise,
de l’entreprise au territoire,
du territoire à la personne,
la méthode reste étonnamment stable.
Ce qui change :
- les variables ;
- les échelles ;
- les outils ;
- les compétences ;
- les indicateurs ;
- les contraintes.
Mais la structure intellectuelle reste comparable.
86. LA MÉTHODE EST INDÉPENDANTE DU DOMAINE
C’est ce qui rend cette architecture particulièrement puissante.
Elle n’est pas :
une méthode hydraulique.
Elle n’est pas :
une méthode agricole.
Elle n’est pas :
une méthode industrielle.
Elle n’est pas :
une méthode informatique.
Elle n’est pas :
une méthode de développement personnel.
Elle est :
UNE MÉTHODE SYSTÉMIQUE.
87. LA MÉTHODE CHANGE D’ÉCHELLE
Elle fonctionne à différentes échelles.
1 m²
Une zone de jardin.
10 m²
Un petit espace expérimental.
100 m²
Un jardin.
1 000 m²
Une exploitation ou un espace productif.
1 hectare
Un système agricole.
10 hectares
Une exploitation structurée.
Une maison
Un système énergétique et hydrique.
Une usine
Un système industriel.
Une entreprise
Un système économique.
Une ville
Un système territorial.
Un territoire
Un système socio-écologique.
Une personne
Un système humain.
L’échelle change.
La logique demeure.
88. LA MÉTHODE CHANGE AUSSI DE TEMPS
Elle peut être appliquée :
- à une décision immédiate ;
- à un projet de quelques mois ;
- à une infrastructure de plusieurs décennies ;
- à un jardin évoluant sur 50 ans ;
- à une stratégie d’entreprise ;
- à un territoire pensé pour 2050 ;
- à une vision prospective 2100.
La temporalité change.
Mais la boucle reste pertinente.
89. LA MÉTHODE COMME PONT ENTRE LES MÉTIERS
Cette architecture permet également de créer un langage commun entre métiers.
Un hydraulicien peut parler avec :
- un agronome ;
- un architecte ;
- un automaticien ;
- un data scientist ;
- un ingénieur énergétique ;
- un technicien ;
- un entrepreneur.
Pourquoi ?
Parce qu’ils peuvent tous revenir à la même structure :
Quel est le système ?
Quels sont ses flux ?
Que mesurons-nous ?
Quel modèle utilisons-nous ?
Quelle décision devons-nous prendre ?
Quelle architecture concevoir ?
Comment construire ?
Comment maintenir ?
Comment rendre résilient ?
Comment apprendre ?
Comment évoluer ?
90. DE L’INTERDISCIPLINARITÉ À LA TRANSDISCIPLINARITÉ
L’interdisciplinarité consiste à faire travailler plusieurs disciplines ensemble.
La logique de DEMETER-FB va plus loin.
Elle cherche à identifier des principes capables de traverser les disciplines.
L’eau peut être :
- hydraulique ;
- agriculture ;
- climat ;
- industrie ;
- architecture ;
- économie.
L’énergie peut être :
- thermodynamique ;
- bâtiment ;
- industrie ;
- agriculture ;
- mobilité ;
- économie.
La donnée peut être :
- métrologie ;
- IoT ;
- IA ;
- agriculture ;
- industrie ;
- décision.
Les mêmes structures réapparaissent.
91. L’UNIVERSALITÉ PAR LES FLUX
C’est probablement l’un des moyens les plus simples de relier des domaines apparemment éloignés.
Au lieu de demander :
« Dans quelle catégorie se trouve ce sujet ? »
on peut demander :
« Quels flux circulent dans ce système ? »
Puis :
« Quelles ressources alimentent ces flux ? »
Puis :
« Quelles dépendances les rendent vulnérables ? »
Puis :
« Quelles informations devons-nous mesurer ? »
Puis :
« Quelles décisions pouvons-nous prendre ? »
La complexité commence alors à devenir lisible.
92. LE SYSTÈME COMME ORGANISME
Cette manière de penser rejoint naturellement la vision OMAKËYA :
Créer des jardins, des vergers, des forêts, des quartiers, des villes, des exploitations, des entreprises, des bâtiments, des paysages comme un immense organisme vivant.
Un organisme possède :
- des flux ;
- des réserves ;
- des échanges ;
- des capteurs ;
- des mécanismes de régulation ;
- des réponses aux perturbations ;
- des capacités d’apprentissage ;
- des mécanismes d’adaptation.
Il ne fonctionne pas comme une collection d’objets indépendants.
Il fonctionne comme un système.
93. DE LA MACHINE À L’ÉCOSYSTÈME
L’approche traditionnelle cherche souvent à optimiser les composants.
L’approche systémique cherche à optimiser les interactions.
Une pompe plus performante n’est pas nécessairement la meilleure solution.
Peut-être faut-il :
- réduire le besoin ;
- modifier le réseau ;
- améliorer le stockage ;
- modifier les pressions ;
- changer les horaires ;
- récupérer l’énergie ;
- améliorer le sol.
De même, une maison plus performante ne dépend pas seulement d’un meilleur équipement.
Elle dépend de :
- son orientation ;
- son enveloppe ;
- ses usages ;
- sa ventilation ;
- sa végétation ;
- son environnement ;
- sa régulation.
94. LA MEILLEURE SOLUTION EST SOUVENT SYSTÉMIQUE
Un problème local peut parfois être résolu par une modification ailleurs.
Réduire la consommation d’eau peut passer par :
- le sol ;
- le paillage ;
- l’ombrage ;
- le choix des végétaux.
Réduire la consommation énergétique peut passer par :
- l’architecture ;
- l’isolation ;
- la régulation ;
- les usages.
Réduire une panne industrielle peut passer par :
- la maintenance ;
- l’instrumentation ;
- la redondance ;
- la formation.
Réduire une dépendance économique peut passer par :
- les compétences ;
- la diversification ;
- l’automatisation ;
- la connaissance.
C’est précisément ce que permet la pensée systémique :
CHERCHER LA CAUSE DANS L’ENSEMBLE DU SYSTÈME.
95. L’INTELLIGENCE EST DANS LES CONNEXIONS
Un domaine pris isolément possède une certaine valeur.
Mais les connexions entre domaines peuvent créer une valeur beaucoup plus importante.
Prenons :
EAU
→ hydraulique industrielle
→ stockage
→ énergie
→ IoT
→ IA
→ agroclimatologie
→ botanique
→ sol vivant
→ biodiversité
→ alimentation
→ économie
→ autonomie.
Ce n’est plus un simple sujet « eau ».
C’est un système complet.
96. L’EAU DEVIENT ALORS UNE PORTE D’ENTRÉE
Une personne peut arriver sur DEMETER-FB par l’eau.
Elle peut ensuite découvrir :
- hydraulique ;
- mesure ;
- IoT ;
- IA ;
- énergie ;
- agriculture ;
- sol ;
- climat ;
- autonomie.
Une autre personne peut arriver par l’énergie.
Elle découvrira :
- thermodynamique ;
- bâtiment ;
- industrie ;
- stockage ;
- automatisation ;
- IA ;
- économie.
Une autre peut arriver par l’agriculture.
Elle découvrira :
- sol ;
- eau ;
- climat ;
- biodiversité ;
- capteurs ;
- IA ;
- autonomie.
Le portail devient ainsi un système de navigation intellectuelle.
97. UNE MÉTHODE POUR CONSTRUIRE LE MAILLAGE DEMETER-FB
Chaque grand sujet peut être développé selon les dix familles.
Par exemple :
L’EAU
→ comprendre
→ mesurer
→ modéliser
→ décider
→ concevoir
→ construire
→ autonomiser
→ résister
→ apprendre
→ évoluer.
Puis chaque étape peut devenir un ensemble d’articles.
Le même principe peut être appliqué à :
- énergie ;
- sol ;
- habitat ;
- agriculture ;
- IA ;
- industrie ;
- entreprise ;
- territoire ;
- compétences.
On obtient alors une architecture capable de produire des centaines d’articles tout en conservant une cohérence globale.
98. UNE ARCHITECTURE POUR DES CENTAINES D’ARTICLES
L’objectif n’est donc pas de produire des centaines d’articles sans structure.
Il s’agit de créer :
UN RÉSEAU DE CONNAISSANCES PARFAITEMENT MAILLÉ.
Chaque article peut avoir :
- un domaine ;
- une famille intellectuelle ;
- des flux ;
- des dépendances ;
- des applications ;
- des liens vers d’autres domaines ;
- des exemples ;
- des outils ;
- des méthodes ;
- des données ;
- des formations.
Ainsi, un contenu peut devenir une porte d’entrée vers plusieurs autres.
99. UNE MÉTHODE POUR L’IA ÉGALEMENT
Cette architecture présente également un intérêt majeur pour l’intelligence artificielle.
Une IA fonctionne d’autant mieux qu’elle peut accéder à des connaissances :
- structurées ;
- contextualisées ;
- reliées ;
- hiérarchisées ;
- actualisées.
Un système de connaissances organisé selon :
COMPRENDRE → MESURER → MODÉLISER → DÉCIDER → CONCEVOIR → CONSTRUIRE → AUTONOMISER → RÉSISTER → APPRENDRE → ÉVOLUER
offre une structure particulièrement intéressante pour raisonner sur des problèmes complexes.
L’IA peut ainsi passer d’une simple recherche documentaire à une logique de raisonnement systémique.
100. L’HOMME RESTE AU CENTRE DE LA BOUCLE
Même dans une architecture fortement instrumentée par l’IA, une question demeure essentielle :
Qui définit ce que nous cherchons à optimiser ?
La réponse ne peut pas être uniquement technique.
Il faut définir :
- les objectifs ;
- les valeurs ;
- les priorités ;
- les limites ;
- les risques acceptables ;
- les conséquences souhaitées.
L’IA peut aider à calculer.
Elle peut aider à comparer.
Elle peut aider à simuler.
Mais le sens du système reste une question humaine.
101. UNE MÉTHODE QUI RELIE TECHNOLOGIE ET VIVANT
L’un des intérêts majeurs de cette architecture est précisément de permettre le dialogue entre deux univers souvent séparés :
LE MONDE TECHNIQUE
- machines ;
- équipements ;
- réseaux ;
- capteurs ;
- logiciels ;
- IA ;
- automatismes.
LE MONDE VIVANT
- sols ;
- plantes ;
- animaux ;
- eau ;
- biodiversité ;
- microclimats ;
- écosystèmes.
Les deux possèdent pourtant :
- des flux ;
- des échanges ;
- des régulations ;
- des dépendances ;
- des boucles ;
- des adaptations.
102. DE L’INGÉNIERIE DES MACHINES À L’INGÉNIERIE DES ÉCOSYSTÈMES
C’est ici que se trouve une évolution majeure.
L’ingénieur ne doit plus nécessairement considérer la nature comme un environnement extérieur.
Il peut la considérer comme une composante fonctionnelle du système.
Un arbre peut produire :
- ombre ;
- biomasse ;
- nourriture ;
- biodiversité ;
- évapotranspiration ;
- protection contre le vent ;
- stockage de carbone ;
- modification du microclimat.
Une haie peut produire :
- protection ;
- habitat ;
- filtration ;
- biodiversité ;
- ralentissement du vent.
Une mare peut participer :
- au stockage ;
- à la biodiversité ;
- au microclimat ;
- au cycle hydrologique.
Le vivant devient alors une infrastructure écologique.
103. UNE MÉTHODE POUR LE CLIMAT 2050–2100
Cette approche est particulièrement pertinente face au changement climatique.
Nous ne savons pas exactement quelle sera la situation locale dans plusieurs décennies.
Mais nous pouvons construire des systèmes :
- observables ;
- mesurables ;
- diversifiés ;
- modulaires ;
- adaptables ;
- évolutifs.
Nous pouvons également développer :
- des scénarios ;
- des réserves ;
- des capacités d’infiltration ;
- des systèmes de stockage ;
- des végétations diversifiées ;
- des architectures bioclimatiques ;
- des infrastructures évolutives.
La stratégie n’est pas :
« prévoir parfaitement le climat ».
Elle est :
« construire des systèmes capables de s’adapter à plusieurs futurs climatiques plausibles ».
104. UNE MÊME MÉTHODE POUR DES PROBLÈMES TRÈS DIFFÉRENTS
| Système | Ce que l’on cherche principalement à maîtriser |
|---|---|
| Eau | disponibilité, qualité, stockage, distribution |
| Énergie | production, consommation, stockage, régulation |
| Maison | confort, eau, énergie, usages |
| Jardin | sol, eau, végétation, microclimat, biodiversité |
| Ferme | production, eau, sol, énergie, économie |
| Usine | procédés, fluides, énergie, maintenance |
| Entreprise | clients, ressources, compétences, finances |
| Territoire | eau, énergie, mobilité, ressources, population |
| Personne | temps, compétences, ressources, trajectoire |
Les objets sont différents.
Les flux sont différents.
Les indicateurs sont différents.
Mais la méthode reste la même.
105. LA GRANDE IDÉE : NE PLUS CHERCHER DES SOLUTIONS ISOLÉES
C’est probablement l’une des grandes ambitions de DEMETER-FB.
Ne pas seulement chercher :
- une pompe ;
- un capteur ;
- un logiciel ;
- une formation ;
- une machine ;
- une plante ;
- un panneau solaire ;
- une batterie.
Mais comprendre :
comment chaque élément s’intègre dans un système global.
Une pompe peut être excellente.
Mais si elle est mal dimensionnée, le système reste mauvais.
Un capteur peut être excellent.
Mais s’il ne conduit à aucune décision, il ne crée pas beaucoup de valeur.
Une IA peut être extrêmement performante.
Mais si les données sont mauvaises, les résultats seront mauvais.
Une plante peut être parfaitement adaptée.
Mais si le sol est dégradé, son potentiel peut être limité.
Une formation peut être excellente.
Mais si elle n’est jamais appliquée, la compétence ne produit pas toute sa valeur.
106. LA VALEUR EST DANS L’INTÉGRATION
La valeur ne vient donc pas seulement de la qualité des composants.
Elle vient de leur cohérence.
BON COMPOSANT + MAUVAISE ARCHITECTURE = MAUVAIS SYSTÈME
À l’inverse :
COMPOSANTS COHÉRENTS + BONNE ARCHITECTURE + BONNE MESURE + BON RETOUR D’EXPÉRIENCE = SYSTÈME ÉVOLUTIF
C’est là que l’ingénierie systémique prend tout son sens.
107. LE CLIENT NE DEVRAIT PAS SEULEMENT ACHETER UN PRODUIT
Dans cette logique, l’enjeu devient également de dépasser la simple vente de produits.
Le besoin réel peut être :
- comprendre ;
- diagnostiquer ;
- mesurer ;
- modéliser ;
- concevoir ;
- équiper ;
- installer ;
- maintenir ;
- former ;
- améliorer.
C’est exactement là que l’écosystème DEMETER-FB peut prendre sa cohérence.
La connaissance peut conduire vers l’ingénierie.
L’ingénierie peut conduire vers les équipements.
Les équipements peuvent produire des données.
Les données peuvent conduire à l’amélioration.
La formation permet de maintenir les compétences.
L’expérience revient enrichir la connaissance.
108. UNE CHAÎNE ENTRE CONNAISSANCE, INGÉNIERIE, ÉQUIPEMENT ET FORMATION
L’architecture peut ainsi être représentée :
DEMETER-FB
Comprendre.
↓
EXAFLUIDS
Concevoir et dimensionner.
↓
ENVIROFLUIDES
Équiper et mettre en œuvre les solutions techniques.
↓
SITIMP
Accéder aux équipements et solutions.
↓
OMAKËYA
Déployer la logique agroclimatique, écologique et d’autonomie.
↓
APONA-MFB
Former, transmettre et développer les compétences.
↓
RETOUR D’EXPÉRIENCE
↓
DEMETER-FB
Enrichir la connaissance.
Puis la boucle recommence.
109. UNE SEULE LOGIQUE, DES MILLIERS D’APPLICATIONS
C’est finalement ce qui donne sa puissance à cette architecture.
La méthode peut être utilisée pour :
- récupérer l’eau de pluie ;
- concevoir un système énergétique ;
- construire une maison bioclimatique ;
- créer une forêt-jardin ;
- concevoir une ferme résiliente ;
- optimiser une usine ;
- moderniser une installation industrielle ;
- créer une entreprise ;
- préparer un territoire ;
- apprendre une compétence ;
- préparer une reconversion ;
- utiliser l’IA ;
- développer une autonomie sphérique.
Le domaine change.
La logique reste.
110. LA MÉTHODE UNIVERSELLE DEMETER-FB
On peut finalement la résumer ainsi :
1. COMPRENDRE
Observer le système et ses interactions.
2. MESURER
Produire des données fiables.
3. MODÉLISER
Explorer les scénarios.
4. DÉCIDER
Choisir une trajectoire.
5. CONCEVOIR
Transformer la décision en architecture.
6. CONSTRUIRE
Créer le système réel.
7. AUTONOMISER
Réduire les dépendances critiques.
8. RÉSISTER ET S’ADAPTER
Préparer les perturbations.
9. APPRENDRE
Transformer l’expérience en connaissance.
10. ÉVOLUER
Transformer la connaissance en nouvelle capacité.
Puis :
COMPRENDRE À NOUVEAU.
111. UNE MÉTHODE, DES MONDES, UNE MÊME LOGIQUE
L’eau, l’énergie, la maison, le jardin, la ferme, l’usine, l’entreprise, le territoire et la personne semblent appartenir à des univers différents.
Pourtant, ils possèdent tous :
- des ressources ;
- des flux ;
- des dépendances ;
- des contraintes ;
- des interactions ;
- des performances ;
- des risques ;
- des besoins d’adaptation ;
- des capacités d’apprentissage.
Ils peuvent donc être étudiés avec une même logique.
Pas parce qu’ils sont identiques.
Mais parce que leur complexité peut être abordée avec des principes communs.
COMPRENDRE.
Pour savoir ce qui se passe.
MESURER.
Pour confronter les hypothèses au réel.
MODÉLISER.
Pour explorer les possibles.
DÉCIDER.
Pour choisir une trajectoire.
CONCEVOIR.
Pour construire une architecture cohérente.
CONSTRUIRE.
Pour transformer l’idée en réalité.
AUTONOMISER.
Pour réduire les dépendances critiques.
RÉSISTER ET S’ADAPTER.
Pour continuer lorsque les conditions changent.
APPRENDRE.
Pour transformer l’expérience en intelligence.
ÉVOLUER.
Pour transformer cette intelligence en nouvelle réalité.
Puis recommencer.
Cette méthode permet de passer d’une vision fragmentée du monde à une vision systémique.
Elle permet de comprendre pourquoi :
- l’eau peut conduire à l’énergie ;
- l’énergie peut conduire au bâtiment ;
- le bâtiment peut conduire au climat ;
- le climat peut conduire au végétal ;
- le végétal peut conduire au sol ;
- le sol peut conduire à l’alimentation ;
- l’alimentation peut conduire à l’économie ;
- l’économie peut conduire aux compétences ;
- les compétences peuvent conduire à l’IA ;
- l’IA peut conduire à la mesure ;
- la mesure peut conduire à la modélisation ;
- la modélisation peut conduire à une nouvelle décision.
Tout communique.
Tout interagit.
Tout peut être relié.
C’est précisément pour cette raison que :
L’AUTONOMIE N’EST PAS UN DOMAINE.
L’INTELLIGENCE N’EST PAS UN DOMAINE.
LA RÉSILIENCE N’EST PAS UN DOMAINE.
L’ÉVOLUTION N’EST PAS UN DOMAINE.
Ce sont des capacités transversales.
Et la mission d’une architecture comme DEMETER-FB est précisément de rendre ces connexions visibles, compréhensibles, mesurables, modélisables et utilisables.
UNE MÉTHODE POUR RELIER DES MONDES QUI SEMBLENT DIFFÉRENTS
L’eau.
L’énergie.
Le sol.
La maison.
Le jardin.
La ferme.
L’usine.
L’entreprise.
Le territoire.
L’humain.
Tous peuvent entrer dans la même boucle :
COMPRENDRE → MESURER → MODÉLISER → DÉCIDER → CONCEVOIR → CONSTRUIRE → AUTONOMISER → RÉSISTER ET S’ADAPTER → APPRENDRE → ÉVOLUER → COMPRENDRE À NOUVEAU.
Et c’est peut-être là que réside la véritable ambition de DEMETER-FB :
NE PAS SE CONTENTER DE CLASSER LES CONNAISSANCES.
LES RELIER.
NE PAS SE CONTENTER DE PROPOSER DES TECHNOLOGIES.
LES INTÉGRER DANS DES SYSTÈMES.
NE PAS SE CONTENTER DE CONSTRUIRE DES SOLUTIONS.
CONSTRUIRE DES SOLUTIONS CAPABLES D’ÉVOLUER.
Car le monde de demain ne sera probablement pas seulement un monde où il faudra posséder davantage de connaissances.
Ce sera un monde où il faudra surtout savoir :
RELier les connaissances.
RELier les disciplines.
RELier les données.
RELier les technologies.
RELier le vivant et l’ingénierie.
RELier l’humain et l’intelligence artificielle.
RELier le présent et les futurs possibles.
Et finalement :
RELier tous les éléments d’un système pour qu’ils puissent apprendre, s’adapter et évoluer ensemble.
De l’eau à l’énergie, du jardin à l’usine, de la maison à l’entreprise et du territoire à la personne, des systèmes apparemment très différents peuvent être abordés avec une même méthode : comprendre, mesurer, modéliser, décider, concevoir, construire, autonomiser, résister et s’adapter, apprendre puis évoluer. DEMETER-FB transforme cette logique en architecture de connaissances interconnectées.
UNE MÊME MÉTHODE. DES MONDES DIFFÉRENTS. UNE MÊME LOGIQUE : COMPRENDRE LES FLUX, MAÎTRISER LES INTERACTIONS, RÉDUIRE LES DÉPENDANCES, APPRENDRE DE L’EXPÉRIENCE ET CONSTRUIRE DES SYSTÈMES CAPABLES D’ÉVOLUER.
OBSERVER → COMPRENDRE → MESURER → MODÉLISER → CONCEVOIR → CONSTRUIRE → AUTOMATISER → EXPÉRIMENTER → APPRENDRE → TRANSMETTRE → ÉVOLUER
Elle a l’avantage d’être parfaitement compréhensible par un particulier, un agriculteur, un ingénieur, un chef d’entreprise, un étudiant ou une collectivité.