Comprendre le climat, l’eau, les sols, les plantes et les interactions du vivant

LES FONDEMENTS SCIENTIFIQUES DE L’AGROCLIMATOLOGIE

Comprendre le climat, l’eau, les sols, les plantes et les interactions du vivant

L’encyclopédie scientifique de référence de la Vision Omakëya™


Pourquoi la science est indispensable pour concevoir les écosystèmes de demain

Le XXIᵉ siècle impose une transformation profonde de notre manière de concevoir les jardins, les vergers, les fermes, les bâtiments, les villes et les territoires.

Pendant longtemps, l’aménagement des espaces végétalisés a principalement reposé sur des règles empiriques : choisir des plantes adaptées à une région, arroser lorsque le sol devient sec, protéger les végétaux du froid, rechercher l’exposition favorable, améliorer la fertilité du sol ou encore sélectionner les espèces réputées résistantes.

Ces connaissances restent précieuses.

Elles constituent même une partie essentielle de notre patrimoine technique et culturel.

Mais elles ne suffisent plus.

Le climat change.

Les températures évoluent.

Les épisodes de chaleur deviennent plus fréquents dans de nombreuses régions.

Les régimes pluviométriques se transforment.

Les sécheresses peuvent devenir plus longues ou plus intenses.

Les épisodes de pluie extrême peuvent alterner avec de longues périodes déficitaires.

Les sols sont soumis à des contraintes croissantes.

Les villes accumulent de la chaleur.

Les ressources en eau deviennent stratégiques.

La biodiversité évolue.

Les organismes se déplacent.

Les cycles biologiques se décalent.

Dans ce contexte, reproduire simplement les modèles du passé devient de moins en moins pertinent.

Il faut comprendre les mécanismes.

Et cette compréhension commence par la science.


Comprendre avant d’agir

La première règle de la Vision Omakëya™ peut être formulée simplement :

Comprendre avant d’agir.

Avant de planter un arbre, il faut comprendre son environnement.

Avant de créer une mare, il faut comprendre l’eau.

Avant de modifier un sol, il faut comprendre sa structure.

Avant d’installer une irrigation, il faut comprendre le bilan hydrique.

Avant de choisir une essence, il faut comprendre son climat d’origine, sa physiologie et ses capacités d’adaptation.

Avant de construire un microclimat, il faut comprendre les échanges de chaleur, d’eau et d’air.

Avant de vouloir rendre un système autonome, il faut comprendre les flux qui le traversent.

Cette approche paraît évidente.

Elle est pourtant fondamentale.

Un écosystème n’est pas une collection d’objets indépendants.

Un arbre n’est pas simplement un arbre.

Il constitue une interface entre :

  • l’atmosphère ;
  • le sol ;
  • l’eau ;
  • le rayonnement solaire ;
  • les microorganismes ;
  • les animaux ;
  • les autres végétaux ;
  • le carbone ;
  • les nutriments ;
  • le climat.

Une mare n’est pas simplement une réserve d’eau.

Elle constitue un système dynamique associant :

  • hydrologie ;
  • température ;
  • évaporation ;
  • végétation ;
  • microorganismes ;
  • insectes ;
  • amphibiens ;
  • oiseaux ;
  • sédiments ;
  • nutriments ;
  • échanges avec le paysage.

Un sol n’est pas simplement un support mécanique.

C’est un milieu physique, chimique et biologique extraordinairement complexe.

Il contient :

  • des minéraux ;
  • de l’eau ;
  • de l’air ;
  • de la matière organique ;
  • des microorganismes ;
  • des champignons ;
  • des racines ;
  • des animaux ;
  • des composés dissous ;
  • des réseaux d’interactions.

Comprendre un écosystème, c’est donc comprendre ses relations.


Observer avant de modifier

La deuxième règle est tout aussi importante :

Observer avant de modifier.

Chaque terrain possède déjà une histoire.

Même un terrain qui semble « vide » ne l’est jamais réellement.

La topographie raconte l’histoire de l’eau.

La végétation raconte l’histoire du sol.

Les arbres racontent l’histoire du climat.

Les mousses peuvent révéler certaines conditions d’humidité.

Les plantes spontanées peuvent fournir des indications sur les caractéristiques du sol.

Les traces d’érosion révèlent les chemins de l’eau.

Les dépôts montrent parfois les zones d’accumulation.

Les arbres penchés peuvent renseigner sur les vents dominants.

Les zones où la neige disparaît plus rapidement peuvent révéler des différences d’exposition.

Les zones où la rosée persiste peuvent révéler des différences de température et d’humidité.

Les insectes, les oiseaux, les champignons et les microorganismes témoignent eux aussi de l’état écologique du système.

Ainsi, avant de dessiner un plan d’aménagement, il faut apprendre à lire le paysage.


Le paysage comme système d’information

La Vision Omakëya™ considère le terrain comme une véritable source de données.

On peut y lire :

Le climat

  • température ;
  • humidité ;
  • vent ;
  • rayonnement ;
  • précipitations.

La topographie

  • altitude ;
  • pente ;
  • exposition ;
  • dépressions ;
  • crêtes ;
  • talwegs.

L’hydrologie

  • ruissellements ;
  • zones d’infiltration ;
  • zones d’accumulation ;
  • nappes ;
  • cours d’eau ;
  • zones humides.

Le sol

  • texture ;
  • structure ;
  • profondeur ;
  • matière organique ;
  • compaction ;
  • drainage.

La végétation

  • espèces ;
  • densité ;
  • architecture ;
  • croissance ;
  • dépérissement ;
  • régénération naturelle.

La biodiversité

  • pollinisateurs ;
  • auxiliaires ;
  • décomposeurs ;
  • prédateurs ;
  • oiseaux ;
  • microorganismes.

Le terrain devient alors un véritable laboratoire.


Mesurer avant de décider

La troisième règle complète les deux précédentes :

Mesurer avant de décider.

L’observation permet de formuler des hypothèses.

La mesure permet de les tester.

Cette distinction est essentielle.

Dire :

« cette zone est plus chaude »

est une observation intéressante.

Mesurer :

« cette zone présente régulièrement une température supérieure de plusieurs degrés à la zone voisine »

permet de commencer à caractériser le phénomène.

Dire :

« ce sol retient beaucoup d’eau »

constitue une impression.

Mesurer :

  • son humidité ;
  • sa capacité de rétention ;
  • son infiltration ;
  • sa texture ;
  • sa matière organique ;

permet de transformer cette impression en information exploitable.

Dire :

« cet arbre résiste mieux à la sécheresse »

est une constatation.

Mesurer :

  • son potentiel hydrique ;
  • sa transpiration ;
  • sa croissance ;
  • son état foliaire ;
  • son accès à l’eau ;

permet de rechercher les mécanismes expliquant cette résistance.


De l’intuition à la donnée

La science permet ainsi de transformer progressivement notre connaissance du paysage :

intuition

observation

hypothèse

mesure

analyse

modélisation

prévision

décision

vérification

Cette boucle constitue l’un des fondements de la Vision Omakëya™.


Un jardin est un système physique

Pour comprendre un jardin, il faut commencer par comprendre les échanges d’énergie.

Le Soleil fournit la majeure partie de l’énergie disponible à la surface terrestre.

Cette énergie peut :

  • chauffer le sol ;
  • chauffer l’air ;
  • chauffer les végétaux ;
  • provoquer l’évaporation ;
  • alimenter la photosynthèse ;
  • être réfléchie ;
  • être réémise sous forme de rayonnement infrarouge.

Une surface minérale, une prairie, un arbre, une mare et un sol humide ne réagissent donc pas de la même manière au rayonnement solaire.

Leur température évolue différemment.

Leur capacité à stocker de l’énergie diffère.

Leurs échanges avec l’atmosphère diffèrent.

Leur influence sur le microclimat diffère.

C’est ici que la physique devient directement utile à l’aménagement.


Un jardin est également un système hydrologique

Chaque goutte de pluie doit trouver un chemin.

Elle peut :

  • être interceptée par les feuilles ;
  • ruisseler ;
  • s’infiltrer ;
  • être stockée dans le sol ;
  • rejoindre une nappe ;
  • alimenter une mare ;
  • être absorbée par une racine ;
  • être transpirée par une plante ;
  • s’évaporer ;
  • être transportée par les cours d’eau.

La question n’est donc pas simplement :

Combien de pluie tombe ?

Mais :

Que devient cette pluie ?

C’est l’une des questions centrales de l’agroclimatologie.


Un sol est un système vivant

La science moderne du sol montre que sa fonction ne peut être résumée à sa seule fertilité chimique.

Un sol possède une architecture.

Il possède des pores.

Il contient de l’eau.

Il contient de l’air.

Il héberge une multitude d’organismes.

Il stocke du carbone.

Il participe aux cycles de l’azote, du phosphore et du soufre.

Il constitue un habitat.

Il filtre l’eau.

Il ralentit le ruissellement.

Il permet l’ancrage des végétaux.

Il constitue une interface essentielle entre la lithosphère, l’hydrosphère, l’atmosphère et la biosphère.

Le sol est une infrastructure écologique.

Cette notion deviendra fondamentale dans la conception des écosystèmes résilients.


Une plante est une machine biologique extraordinairement sophistiquée

Un arbre transforme continuellement de la matière et de l’énergie.

Ses feuilles captent le rayonnement.

Ses stomates régulent les échanges gazeux.

Ses racines explorent le sol.

Son xylème transporte l’eau et les éléments minéraux.

Son phloème redistribue les produits de la photosynthèse.

Ses hormones coordonnent sa croissance.

Ses microorganismes associés participent à son alimentation et à sa protection.

Son architecture influence :

  • son accès à la lumière ;
  • sa résistance au vent ;
  • sa consommation d’eau ;
  • son interception des précipitations ;
  • son ombrage ;
  • sa température foliaire.

Un arbre peut donc être étudié simultanément comme :

  • organisme biologique ;
  • système hydraulique ;
  • système thermique ;
  • système mécanique ;
  • système écologique ;
  • système climatique.

Cette approche interdisciplinaire constitue l’un des fondements de l’agroclimatologie moderne.


Le vivant fonctionne en réseau

Aucun organisme ne fonctionne complètement seul.

Les plantes interagissent avec :

  • bactéries ;
  • champignons ;
  • insectes ;
  • oiseaux ;
  • mammifères ;
  • nématodes ;
  • vers de terre ;
  • microorganismes.

Les racines peuvent établir des associations symbiotiques.

Les champignons mycorhiziens peuvent modifier l’exploration du sol.

Les bactéries participent à de nombreux cycles biogéochimiques.

Les insectes assurent pollinisation ou prédation.

Les arbres créent des habitats.

Les feuilles alimentent la litière.

La litière nourrit les décomposeurs.

Les décomposeurs libèrent des éléments utilisables par les plantes.

Le système vivant fonctionne donc par boucles.


Les grandes boucles de rétroaction

Un exemple simple permet de comprendre cette logique.

Un arbre apporte de l’ombre.

Le sol chauffe moins.

L’évaporation du sol peut diminuer.

L’humidité peut être conservée plus longtemps.

La végétation peut maintenir plus longtemps son activité.

La couverture végétale augmente.

Le sol est davantage protégé.

Le système devient potentiellement plus résilient.

Il s’agit d’une boucle de rétroaction.

Mais les rétroactions peuvent également être négatives.

Une sécheresse peut réduire la végétation.

Moins de végétation signifie moins d’ombrage.

Le sol chauffe davantage.

L’évaporation augmente.

Le sol s’assèche davantage.

La végétation souffre davantage.

Le même système peut donc posséder des mécanismes d’amplification ou d’amortissement.

Comprendre ces boucles est indispensable pour concevoir la résilience.


L’agroclimatologie : une science de l’interface

L’agroclimatologie se situe précisément à l’intersection de plusieurs disciplines.

Elle étudie les relations entre :

ATMOSPHÈRE

CLIMAT

EAU

SOL

PLANTES

ÉCOSYSTÈMES

PRODUCTION

SOCIÉTÉ

Elle permet notamment d’étudier comment les conditions climatiques influencent :

  • la croissance ;
  • la floraison ;
  • la fructification ;
  • la photosynthèse ;
  • les besoins hydriques ;
  • les rendements ;
  • les maladies ;
  • les ravageurs ;
  • la qualité des productions.

Mais la Vision Omakëya™ propose d’aller plus loin.

Il ne s’agit plus seulement d’étudier comment le climat agit sur les écosystèmes.

Il faut également étudier :

comment les écosystèmes peuvent modifier leur microclimat.


Du climat au microclimat

Entre le climat régional et la feuille d’un arbre existe tout un continuum.

Une région possède un climat.

Une vallée possède un climat local.

Une parcelle possède un microclimat.

Un jardin possède plusieurs microclimats.

Un arbre possède un environnement thermique particulier.

Une feuille possède son propre bilan énergétique.

Ainsi, deux jardins distants de quelques dizaines de mètres peuvent parfois présenter des conditions très différentes en raison :

  • de l’orientation ;
  • de la pente ;
  • de l’altitude ;
  • de la végétation ;
  • de l’humidité du sol ;
  • de l’ombrage ;
  • du vent ;
  • des bâtiments ;
  • des surfaces minérales ;
  • de la présence d’eau.

Le climat n’est donc pas uniquement ce qu’indique une station météorologique.

La station fournit une information indispensable.

Mais elle ne décrit pas nécessairement le microclimat de chaque jardin.


Pourquoi la science devient stratégique

Dans le climat du passé, certaines erreurs d’aménagement pouvaient rester relativement invisibles.

Un arbre légèrement mal placé pouvait malgré tout prospérer.

Une irrigation un peu inefficace pouvait être compensée par des pluies suffisantes.

Une espèce légèrement inadaptée pouvait bénéficier d’un climat favorable.

Les marges de sécurité pouvaient être importantes.

Dans un contexte de changement climatique, ces marges peuvent diminuer.

Une plantation peut être confrontée à :

  • une succession de canicules ;
  • des sécheresses ;
  • des gels tardifs ;
  • des pluies extrêmes ;
  • de nouveaux ravageurs ;
  • des maladies émergentes ;
  • des changements de phénologie.

La conception doit donc intégrer non seulement le climat actuel mais également :

le climat futur.


Concevoir pour plusieurs décennies

Un arbre planté aujourd’hui peut vivre :

  • 20 ans ;
  • 50 ans ;
  • 100 ans ;
  • parfois plusieurs siècles.

Un bâtiment peut avoir une durée de vie comparable.

Une infrastructure hydraulique est conçue pour plusieurs décennies.

Un quartier peut perdurer pendant des siècles.

La conception écologique ne peut donc pas être limitée à l’année de plantation.

Il faut réfléchir à :

année 0

année 5

année 20

année 50

année 100

Et se demander :

  • quel sera le climat ?
  • quelle sera la taille des arbres ?
  • quelles seront les ressources en eau ?
  • quelles espèces auront migré ?
  • quelles maladies seront présentes ?
  • quelles seront les températures ?
  • quels seront les besoins des utilisateurs ?

L’agroclimatologie devient ainsi une science prospective.


La science au service de la Vision Omakëya™

La Vision Omakëya™ ne cherche pas à opposer :

nature

et

technologie.

Elle cherche à les faire dialoguer.

Un sol vivant peut être étudié avec des capteurs.

Une forêt-jardin peut être modélisée en 3D.

Une mare peut être intégrée à un modèle hydrologique.

Un arbre peut être suivi par télédétection.

Un microclimat peut être mesuré par un réseau de capteurs.

Une plantation peut être simulée dans un jumeau numérique.

L’IA peut contribuer à analyser des milliers de données.

La technologie devient alors un moyen de mieux comprendre le vivant.

Pas pour remplacer l’écosystème, mais pour mieux le concevoir et l’accompagner.


Le principe fondamental : travailler avec les processus naturels

L’ingénierie traditionnelle cherche souvent à contrôler les phénomènes.

L’ingénierie écologique cherche davantage à comprendre leurs dynamiques afin de les utiliser.

Au lieu de lutter systématiquement contre :

  • l’eau ;
  • la chaleur ;
  • le vent ;
  • l’érosion ;
  • la sécheresse ;

on peut chercher à :

  • ralentir l’eau ;
  • infiltrer l’eau ;
  • stocker l’eau ;
  • ombrer ;
  • évapotranspirer ;
  • canaliser les vents ;
  • protéger les sols ;
  • augmenter la couverture végétale ;
  • restaurer les cycles biologiques.

Il ne s’agit pas de laisser faire la nature sans intervention.

Il s’agit de construire des systèmes dans lesquels les processus naturels deviennent des alliés.


La grande boucle Omakëya™

La méthode scientifique peut finalement être résumée par une boucle :

                 OBSERVER
                    ↓
                MESURER
                    ↓
               COMPRENDRE
                    ↓
              MODÉLISER
                    ↓
               CONCEVOIR
                    ↓
                INSTALLER
                    ↓
                 SUIVRE
                    ↓
                ÉVALUER
                    ↓
                ADAPTER
                    │
                    └──────────→ OBSERVER

Cette boucle n’a pas de véritable fin.

Un écosystème vivant évolue.

La conception doit donc évoluer avec lui.


Vers une nouvelle culture scientifique du paysage

L’ambition de cette encyclopédie est finalement de modifier notre regard.

Ne plus voir uniquement :

un jardin.

Mais voir :

un système énergétique.

Ne plus voir seulement :

une mare.

Mais voir :

un système hydrologique et biologique.

Ne plus voir seulement :

un arbre.

Mais voir :

une machine biologique, hydraulique, thermique, carbone et écologique.

Ne plus voir seulement :

un sol.

Mais voir :

un système poreux, vivant et biogéochimique.

Ne plus voir seulement :

une forêt.

Mais voir :

un système complexe capable de stocker, transformer et redistribuer matière, énergie et information biologique.

Et ne plus voir seulement :

une ville.

Mais voir :

un écosystème artificiel dépendant de flux d’eau, d’énergie, de matière, de carbone, d’air et de biodiversité.


Une encyclopédie pour comprendre avant de concevoir

Ce Tome 4 constitue donc le socle scientifique de toute la démarche Omakëya™.

Il ne s’agit pas simplement d’accumuler des connaissances.

Il s’agit de comprendre leurs connexions.

La climatologie explique l’atmosphère.

L’hydrologie explique l’eau.

La pédologie explique les sols.

La botanique explique les plantes.

La physiologie végétale explique leur fonctionnement.

La microbiologie explique une partie de leur monde invisible.

L’écologie explique les interactions.

La thermodynamique explique les échanges d’énergie.

La mécanique des fluides explique les mouvements de l’air et de l’eau.

La chimie explique les transformations de la matière.

La modélisation permet de représenter les systèmes.

Les capteurs permettent de les observer.

L’intelligence artificielle permet d’analyser de grandes quantités de données.

Et l’ingénierie écologique permet finalement de transformer cette connaissance en solutions.


La science comme fondation de la résilience

Le monde de demain ne pourra probablement pas être conçu uniquement à partir des recettes du passé.

Il faudra apprendre à :

  • anticiper ;
  • mesurer ;
  • expérimenter ;
  • modéliser ;
  • comparer ;
  • adapter.

Il faudra accepter que les solutions ne soient pas universelles.

Une solution pertinente dans un climat océanique peut être inadaptée dans un climat méditerranéen.

Une essence remarquable dans un sol profond peut échouer sur un sol superficiel.

Une stratégie hydraulique efficace sur un terrain argileux peut être inadaptée sur un sol sableux.

Un dispositif de refroidissement végétal peut fonctionner dans certaines conditions mais perdre une partie de son efficacité lorsque la disponibilité en eau devient insuffisante.

Il n’existe donc pas de recette universelle du vivant.

Il existe des principes.

Des mécanismes.

Des lois physiques.

Des processus biologiques.

Des interactions.

Et c’est à partir de ces fondations que l’on peut concevoir.


La quatrième dimension de la Vision Omakëya™

Après avoir appris à observer les écosystèmes, à les concevoir et à les déployer, il devient nécessaire d’aller plus profondément encore.

Comprendre leur fonctionnement intime.

Comprendre pourquoi :

  • un arbre résiste à une sécheresse ;
  • un sol absorbe ou rejette l’eau ;
  • une forêt influence son environnement ;
  • une mare modifie localement les échanges thermiques ;
  • une haie ralentit le vent ;
  • une plante ferme ses stomates ;
  • une racine explore certains horizons du sol ;
  • un champignon établit une symbiose avec une plante ;
  • une communauté biologique devient plus résiliente qu’une monoculture.

C’est précisément l’objectif de ce Tome 4.

Descendre au cœur des mécanismes.

Du climat à la cellule.

De la goutte de pluie à la nappe.

Du minéral au sol vivant.

De la racine à la canopée.

Du microorganisme à l’écosystème.

Du microclimat au territoire.


Comprendre avant d’agir.

Observer avant de modifier.

Mesurer avant de décider.

Modéliser avant d’investir.

Expérimenter avant de généraliser.

Et apprendre du vivant pour mieux concevoir l’avenir.

C’est sur cette philosophie scientifique que repose l’Agroclimatologie Omakëya™.

Et c’est à partir de cette fondation que peut commencer le véritable voyage scientifique :

comprendre le climat, l’eau, les sols, les plantes et les interactions du vivant.